14 novembre 2015

La guerre de la France ne commence pas à Paris mais à Bagdad, Damas, Kaboul, Tripoli ou Bamako


 129 morts, 350 blessés dont 99 dont le pronostic vital est engagé (chiffres à 20 h ce jour): après les attentats de Paris de cette nuit, un commentaire d'Olivier Berruyer

Je suis évidemment envahi de tristesse ce soir, évidemment, avec une pensée pour les dizaines de victimes.
On a encore droit aux désormais classiques scènes hallucinantes sur les chaines “d’information”, vecteur principal de la diffusion de la terreur en France – scènes qui devraient entrainer la suppression immédiate de la carte de presse des journalistes concernés.
Mention spéciale pour le journaliste ayant hurlé ce soir “La France est en guerre” – ce qu’on confirme facilement, vu qu’on bombarde depuis des années bon nombre de pays (Afghanistan, Libye, Mali, Syrie…).
Mais bon, c’est vrai que “la guerre” ne commence que lorsqu’il y a des morts en France, jamais quand on tue des personnes (qui sont en fait des “non-personnes”) à l’étranger – mêmes victimes innocentes collatérales. Par chance un crétin a même dit qu’Obama était “le chef du monde libre”, on croit rêver devant tant de bêtise. Je vous laisse lire les billets précédents sur le rôle de la CIA en Syrie.
On notera aussi que, au XXIe siècle, la France est “en guerre” quand elle est attaquée par une multitude de, quoi, 10 personnes ? Ce qui montre la fragilité de nos sociétés. 250 000 morts en Syrie, à cause de nos politiques occidentales délirantes pour mémoire…



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Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy