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13 juin 2020

"L’individu qui pense, contre la société qui dort, voilà l’histoire éternelle." (Alain)

La mythique et inoubliable et tellement instructive mais surtout hautement révélatrice "Affaire Garaudy" n’a pas fini d’interpeller les êtres authentiquement libres un peu partout dans le monde. Voici ce qui explique à mes yeux l’éclatant et très déroutant geste de Garaudy : 

« Tout homme qui est un vrai homme doit apprendre à rester seul au milieu de tous, àpenser seul pour tous - et au besoin contre tous. » (Romain Rolland, "L’Un contre tous", 1917)

« L’un des secrets du monde, c’est qu’on a quelquefois le devoir de faire ce qu’on n’a pas le droit de faire - le corollaire étant qu’on n’a pas le droit de faire ce qu’on a le devoir de faire. À l’homme d’action de prendre ses responsabilités. Et de subir ensuite les diatribes des irresponsables. » (Vladimir Volkoff, "Opération Barbarie", 2001)

« Le petit nombre d’hommes qui ont fait l’histoire sont ceux qui ont dit non. » (Pasolini)

« L’individu qui pense, contre la société qui dort, voilà l’histoire éternelle. » (Émile-Auguste Chartier, dit Alain, "Éléments d’une doctrine radicale", 1925)

« Il ne suffit pas d’être un grand homme, il faut l’être au bon moment. » (Pompidou)

« La loi du clerc est, quand l’univers entier s’agenouille devant l’injuste devenu maître du monde, de rester debout et de lui opposer la conscience humaine. » (Julien Benda, "La Trahison des Clercs", 1946)

« Devant tout pouvoir qui exige soumission et sacrifices de toute nature, la tâche du philosophe est l’irrespect, l’effronterie, l’impertinence, l’indiscipline et l’insoumission. Rebelle et désobéissant, et bien que convaincu du caractère désespéré de sa tâche, il se doit d’incarner la résistance devant le Léviathan et ses porteurs d’eau. Il s’agit d’être impie et athée en matière politique. » (Michel Onfray, "Cynismes", 1990)

12 juin 2020

Garaudy parle de Teilhard-Radio-Canada 30 octobre 1982


Invités: Pierre-Paul Grasset, Jean Guitton, Roger Garaudy, Ernest Kahane, François Russo, Pierre Emmanuel, Madeleine Barthélemy-Madaule.

Mireille Lanctôt. Roger Garaudy, on dit que Teilhard a fasciné même les marxistes —dans le fond vous en êtes un — comment expliquer cela?

Roger Garaudy. Je ne pense pas que Teilhard soit jamais allé dans le sens du marxisme, mais il est vrai qu'un marxiste se reconnaissait volontiers en lui et je m'y suis aisément reconnu. J'ai d'ailleurs été son introducteur dans la traduction russe qui en a été faite par les soviétiques. Précisément parce que pour lui l'histoire a un sens. Et je crois que, ce qui nous unissait, c'était une même lutte contre l'idée de l'absurde. J'ai toujours été contre la conception de l'homme de Sartre: l'homme est une passion inutile . Je n'ai jamais pensé avec Camus que le monde était absurde. Je crois au contraire que ce monde a un sens et c'est en quoi nous nous reconnaissions si aisément en Teilhard .
Est-ce que la vision cosmique du monde du père Teilhard peut apporter quelque chose à la réflexion marxiste? Oui... par ce respect qu'il avait de la transcendance. Et je ne pense pas qu'il puisse y avoir une pensée révolutionnaire sans transcendance, c'est-à-dire sans possibilité de rupture. Par transcendance, je n'entends pas ce que les théologiens classiques ou dogmatiques entendent, mais d'abord le contraire du fatalisme: on peut vivre autrement, un moment de rupture est possible. Deuxièmement, le contraire de l'individualisme. C'est-à-dire, je pense que chacun de nous est responsable de l'avenir et du destin de tous les autres. Cette forme de transcendance, en nous rappelant qu'elle était la condition essentielle de toute pensée révolutionnaire, car si l'histoire était déjà déterminée, nous n'aurions pas besoin d'être
révolutionnaires, il n'y aurait plus qu'à attendre que le socialisme naisse. Or, il ne peut naître que de l'effort de chaque jour. Et je crois que, chez Teilhard, cette notion du travail, de l'effort, qui rejoint une pensée qui m'a toujours frappé chez le père Chenu, un de nos plus grands et plus aimés théologiens: "Plus je travaille, plus Dieu est créateur", à mon avis, c'est la plus grande leçon que nous puissions tirer et de Teilhard et de Chenu.
Et ça, ça rapproche d'ailleurs Teilhard de Marx, c'est-à-dire que l'homme est responsable de sa vie , est au centre de son avenir. Et surtout d'un Marx non dogmatique. Je crois que Teilhard d'ailleurs en a souffert comme Marx lui-même, si des disciples souvent trop hâtifs ont durci une pensée, l'ont simplifiée, l'ont réduite. Mais il y a, chez l'un comme chez l'autre, à la fois ce sentiment que la vie a un sens, mais aussi ce sentiment de notre responsabilité à l'égard de ce sens. L'avenir n'est pas un scénario déjà écrit que je n'aurais plus qu'à jouer; en réalité, c'est une réalité toujours en train de se faire. Je crois que des disciples trop hâtifs et finalement qui ont porté tort à la mémoire et à l'œuvre de Teilhard ont voulu la transformer en une sorte de finalisme, d'optimisme béat. Ce qui n'était pas du tout dans la pensée de Teilhard. Pour moi, Teilhard c'est l'homme du " Milieu divin ", l'homme qui nous fait sentir que nous baignons dans une réalité qui nous dépasse et que nous y baignons avec joie. C'est un grand maître de la joie.
Je sais bien que, pour saint Paul déjà, le Christ était le rédempteur de la nature entière. Mais il faut bien dire qu'en dehors de saint François d'Assise, qui a si profondément senti la nature — la nature généralement était tenue en suspicion par le christianisme -- alors cette merveilleuse réhabilitation de la matière, de la chair, de la nature chez Teilhard c'est un élément, pour moi, exaltant. Sa "Messe sur le monde", ça reste, je crois, le cri de joie de la nature spirituelle, et acceptant sa propre nature, acceptant la matière, et ne se cantonnant pas dans ce dualisme qui a toujours stérilisé le christianisme à certaines époques.

M.L. Est-ce que sa pensée est encore actuelle ?

R.G. Je le crois, parce qu'il a réussi à se placer au point central de toute vie humaine, au sommet d'où on peut dominer tout le reste, c'est-à-dire au point où l'acte de création artistique — et je tiens Teilhard pour un grand poète — l'action politique au sens le plus large du mot, c'est-à-dire celle qui concerne l'avenir de l'homme, celle qui permet de faire de chaque homme un homme, c'est-à-dire un créateur, à l'image de Dieu, je crois que c'est là le mérite essentiel de Teilhard, d'avoir réussi à unir ainsi l'acte de foi, l'acte politique au sens le plus large et l'acte de création poétique.

10 mai 2020

Roger Garaudy - Der verkannte Philosoph

Roger Garaudy - Der verkannte Philosoph
Source: https://www.openpr.de/news/1086637/Roger-Garaudy-Der-verkannte-Philosoph.html

08.05.2020 - 10:03 | Kunst & Kultur auf openPR.de

Pressemitteilung von: tredition GmbH

 / PR Agentur: tredition GmbH


"Roger Garaudy -
Der verkannte Philosoph" von Ecevit Polat
Ecevit Polat trägt in seinem neusten Buch interessante Beitrage über einen Philosophen der besonderen Art zusammen.

Sokrates, Plato, Freud, Jung, Aurel - so gut wie jeder halbwegs gebildete Mensch kennt die Namen einiger bekannter Philosophen, doch es gibt auch einige Denker, deren geistreicher und wertvoller Einsatz für den Dienst an den Zivilisationen bis heute nicht gebührend gewürdigt worden ist. Dieses Schicksal ist jüngst auch dem französischen Philosophen Roger Garaudy beschieden worden. Rückblickend war Garaudy im 20. Jahrhundert der führende Denker des Eurokommunismus gewesen, dessen Werke und Vorträge internationales Aufsehen erregten. Trotz seiner wichtigen Rolle ist Garaudy vielen Menschen jedoch nicht bekannt - und das neuste Buch von Ecevit Polat will dies ändern.

Die Autoren des Bandes Roger Garaudy - Der verkannte Philosoph haben den Versuch unternommen, die Weltanschauung von Garaudy und seinen unermüdlichen Dienst für die Menschheit darzustellen. Dabei wird den Leser auf den ersten Blick bewusst, mit welchen unterschiedlichsten Ideologien und Gedankengut Garaudy sich unentwegt auseinandergesetzt hat. Wer ein Interesse am Leben und Werk dieses Mannes hat, sollte dieses Buch auf keinen Fall verpassen.

"Roger Garaudy - Der verkannte Philosoph" von Samet Bozkurt, Yusuf Okşar, Ibrahim Dağılma, Neal Robinson, Taceddin Şimşek, Ümit Aktaş, Ecevit Polat ist ab sofort im tredition Verlag oder alternativ unter der ISBN 978-3-347-04672-6 zu bestellen. Der tredition Verlag hat es sich zum wichtigsten Ziel gesetzt, jungen und unbekannten Autoren die Veröffentlichung eigener Bücher zu ermöglichen, aber auch Verlagen und Verlegern eine Kooperation anzubieten. tredition veröffentlicht Bücher in allen Medientypen, vertreibt im gesamten Buchhandel und vermarktet Bücher seit Oktober 2012 auch aktiv.

Alle weiteren Informationen zum Buch gibt es unter: https://tredition.de(https://tredition.de/publish-books/?books/ID131176)

1 mai 2020

The living legacy of Roger Garaudy, a film by Abdennur Prado


El documental explora la impronta humana e intelectual dejada por el filósofo y activista francés Roger Garaudy (1913-2012) en Córdoba, tras su reconocimiento del islam. The documentary delves into the inner dimension of the work of Roger Garaudy, from an exploration of the imprint left by the French philosopher and activist in the city of Cordoba.

23 avril 2020

Luc Collès, passeur de frontières

"En choisissant de consacrer sa thèse à l'apport de la littérature francophone dans la formation des élèves issus d'autres espaces linguistiques et culturels, Luc Collès a opéré un double et spectaculaire passage des frontières : le professeur de langue maternelle devenait professeur de FLE, et l'amateur d'analyses structurales n'avait plus d'yeux désormais que pour la manière dont les différences culturelles modelaient non seulement le langage et la littérature, mais aussi toutes nos relations et toutes les dimensions de l'action humaine.

Les cinq parties qui composent cet ouvrage résument bien la diversité du parcours foisonnant de ce jeteur de ponts en mettant en évidence les thèmes majeurs qui l'ont mobilisé au long de sa carrière et à propos desquels il a fait œuvre de fondateur : l'enseignement de la littérature, la didactique du FLE et de l'interculturel, la promotion de la francophonie, la littérature migrante et l'interrogation sur les enjeux de la transmission du fait religieux                                                         dans le contexte des sociétés multiculturelles." (LesLibraires.fr) 

Dans ce livre de Luc Collès,
le passage consacré à Roger Garaudy
et comment se procurer l'ouvrage

12 avril 2020

A la recherche des dimensions perdues...


Le Père Lelong est décédé

Le père Michel Lelong, pionnier du dialogue islamo-chrétien, est mort

par  | Samedi 11 Avril 2020 

Le père Michel Lelong fait partie des innombrables victimes du Covid-19 en France. Ce prêtre catholique, qui fut indéniablement un chantre du dialogue islamo-chrétien, est décédé vendredi 10 avril à l'âge de 95 ans. Retour sur le parcours d'un homme d'Eglise connu et reconnu pour être un grand ami des musulmans

ARTICLE A LIRE ICI: https://www.saphirnews.com/Le-pere-Michel-Lelong-pionnier-du-dialogue-islamo-chretien-est-mort_a27053.html


Lire sur ce blog plusieurs articles de celui qui fut un ami jamais démenti de Roger  Garaudy:
https://rogergaraudy.blogspot.com/search?q=lelong

9 avril 2020

Pâque 2020. La Résurrection

La résurrection, ce n'est pas un phénomène de physique cellulaire, un retour à la vie mortelle par réanimation naturelle.
La résurrection, ce n'est pas un fait historique, que l'on pourrait reconstruire à partir de témoignages "objectifs".
La résurrection n'a pas sa place dans la série des faits et des lois du positivisme naturaliste ou historique.
S'il en était ainsi, elle n'aurait aucune signification.
La résurrection n'est pas un "fait", au sens positiviste du terme, c'est un acte créateur, cette affirmation de l'impossible par laquelle l'histoire ouvre le futur de tous les possibles. Elle signifie que notre avenir ne peut être rangé dans la série des faits, sur le prolongement des données du passé. Cette entrée du totalement inattendu, sur le prolongement de rien, c'est la prise de conscience que l'homme n'est pas né pour mourir, mais pour commencer.
Etre chrétien ce n'est pas croire que la résurrection est "réelle" (au sens de l'histoire et de la science positivistes), c'est croire qu'elle est possible. Ce n'est pas insérer la résurrection dans la perspective de l'histoire, c'est percevoir l'histoire dans la perspective de la résurrection. La résurrection c'est alors tous les jours.

(Roger Garaudy, "L'alternative")

23 mars 2020

¿Tenemos necesidad de Dios?

El título de este artículo no es original, lo utilizó el filósofo francés Roger Garaudy en un libro que publicó en el año 1993. En los momentos más difíciles de la vida, ya sea a nivel individual o colectivo, el ser humano intenta buscar algo a lo que agarrarse y le infunda esperanza y fuerza para seguir adelante. La gran mayoría de personas se encomendaban a Dios en circunstancias adversas. Ahora estamos viviendo uno de esos momentos difíciles y de consecuencias imprevisibles. Los tiempos han cambiado mucho y  la creencia en Dios está en niveles muy bajos, al menos en el mundo occidental.

12 mars 2020

21 août 1968, invasion des troupes du Pacte de Varsovie pour museler le Printemps tchécoslovaque

Le traumatisme du 21 août 1968 crée un effet de souffle jusqu'au sein du bureau politique du PCF qui aboutira à l'exclusion du philosophe officiel du Parti, Roger Garaudy. Ce dernier avait déjà émis des critiques sur le dialogue avec les intellectuels chrétiens et exprimé ses insatisfactions en mai 1968, jugeant la direction du Parti trop timorée vis-à-vis du mouvement étudiant. La crise tchécoslovaque constitue pour lui un nouvel objet de critique, même s'il exprime celle-ci avec prudence,  regrettant que le PCF ne manifeste pas suffisamment sa solidarité avec les Tchécoslovaques, et espérant par ailleurs dans un entretien accordé au Nouvel Observateur en septembre 1968 que la situation évolue : « Je vous répondrai avec Lénine qu'il ne faut pas ériger son impatience en principe théorique [...]. Je comprends le souci de la majorité de mes camarades de la direction du parti de ne pas bousculer le pot de fleurs au moment où les roses sont en train de pousser. » Roger Garaudy pense encore convaincre la direction du Parti en  revenant sur sa première impulsion, qui fut de réprouver l'invasion soviétique, mais le cap pris, désormais, est celui du soutien à la politique de normalisation. À la conférence mondiale des Partis communistes qui se tient à Moscou en 1969, le PCF entérine même le principe de non-ingérence dans les affaires internes de la Tchécoslovaquie, tout en laissant au nom de la normalisation se déployer sans protestation la politique de répression des partisans  du printemps de Prague. Le PC italien se distingue en revanche des  autres partis du pacte de Varsovie en exprimant son désaccord avec cette ligne et trouve en Roger Garaudy un relais de ses positions  en France. Ce dernier publie en effet en 1969 un ouvrage dans  lequel il rompt le silence et assume une critique similaire : « Si je  suis aujourd'hui contraint à rendre public ce débat, c'est que mes suggestions, depuis plus de trois ans, n'ont jamais pu briser le huis  clos du BP [bureau politique] et du C C [comité central]. » S'appuyant sur les enseignements qu'il tire des deux printemps [celui de 68 en France et celui de Prague], Roger Garaudy préconise de transformer le centralisme démocratique et  s'ouvre à l'idée d'autogestion. Lors du XIX e Congrès du PCF en 1970, dans un silence de plomb, il prend la parole pour défendre ses  thèses : il sera exclu du bureau politique deux semaines plus tard.  Même la très officielle revue des intellectuels du PCF, La Nouvelle Critique, qui a pour mission d'incarner l'avant-garde, est ébranlée par les événements en Tchécoslovaquie. Appuyant d'abord ceux qui, au sein de la direction du Parti, soutiennent le printemps de Prague, elle défend fermement l'orientation de Dubcek, dont le discours du 1er avril 1968 devant le comité central est publié en supplément de la revue. Après l'invasion, le dossier tchécoslovaque remplit les colonnes et inspire nombre d'analyses, dont celles de Pierre Juquin et d'André Gisselbrecht, qui ne partagent en rien la doxa en vigueur au Parti d'une intervention préventive devenue nécessaire. Ces articles posent
problème à la direction. Celui de Pierre Juquin, d'une extrême prudence, insiste simplement sur les voies nationales d'accès au socialisme. Celui de Gisselbrecht est plus ouvertement critique, dans la mesure où il « s'attache à développer le contenu du socialisme à visage humain, à partir notamment de la reprise des travaux de R. Richta et d'O. Sik, dont, selon son témoignage, il a pris connaissance par un livre paru en Allemagne et par ses entretiens lors de son voyage, notamment avec l'écrivain, proche de Milan Kundera, Antonin Liehm ». Gisselbrecht est convoqué par Roland Leroy, qui dénonce dans son article une apologie à peine dissimulée de la politique de Dubcek. La direction impose à La Nouvelle Critique de modifier son orientation au nom d'un nécessaire combat à la fois contre la ligne Garaudy, qualifiée de liquidatrice du Parti, et contre la ligne conservatrice de Jeannette Thorez-Vermeersch.

FRANÇOIS DOSSE
L A SAGA DES INTELLECTUELS FRANÇAIS
II . L'AVENIR EN MIETTES (1968-1989) G A L L I M A R D

pp 232 à 234

21 février 2020

A propos des "Mythes fondateurs de la politique israélienne" (suite...)

TRIBUNE LIBRE
A PROPOS DES « MYTHES », SUITE…

« L’Histoire (…) cesse d’exister si elle n’est plus recherche du vrai,  
fondée sur des documents authentiques ; elle s’évapore littéralement ; 
 
mieux : elle n’est plus que fraude et mystification. » (Régine 
 
Pernoud, "Pour en finir avec le Moyen Âge", Éd. Points, 2014, p. 123)

Il faut aussi bien évidemment une totale et inconditionnelle et véritable 
 
liberté pour l’histoire, car autrement elle cesse d’exister en tant que 
 
science positive, et cette exigence inaliénable est rappelée par le titre 
 
du livre dont est tirée la citation suivante :

« L’Histoire n’est ni une religion ni une morale ; elle ne doit pas être 
 
l’esclave de l’actualité ni s’écrire sous la dictée de la mémoire ; la 
 
politique de l’État n’est pas la politique de l’histoire. » (Pierre Nora et 
 
Françoise Chandernagor, "Liberté pour l’Histoire", 2008)


Par ailleurs le travail de l’historien est dépeint à merveille en ces 
 
termes :

« L’historien, comme le juge, occupe une position de tiers, et, de fait, 
 
aspire à l’impartialité. Mais, il s’agit là d’une aspiration nécessairement 
 
inassouvie, au sens où l’impartialité totale est impossible. L’historien ne 
 
peut, ni ne veut, porter un jugement historique - et quand bien même il le 
 
ferait, le jugement historique est par nature provisoire et sujet à 
 
controverse. Dans le prolongement, de même qu’il est impossible d’accéder à 
 
l’impartialité absolue, l’historien n’a pas les moyens d’écrire une 
 
histoire globale, qui annulerait les différences entre points de vue, une 
 
histoire unique qui embrasserait celle des exécutants, celles des victimes 
 
et celles des témoins. (…) La controverse semble donc inévitable, et 
 
l’histoire est vouée à un perpétuel révisionnisme. » (Pauline Seguin, 
 
2012 ; la citation est ici :
 http://indomemoires.hypotheses.org/3261 ; il  
s’agit du compte-rendu d’un livre de Paul Ricœur)

8 février 2020

Plaidoyer pour un livre et son auteur

Plaidoyer pour un livre et son auteur, par Marc
©Tous droits réservés. Reproduction interdite sans accord de l'auteur et de l'administrateur


Rarement un livre n'aura suscité un tel déferlement de haine, de colère et de fureur envers son auteur que l'ouvrage de Roger Garaudy '' Les mythes fondateurs de la politique israélienne'' (1). L'ensemble des médias et la classe politique française se sont unis pour lyncher et brûler sur la place publique cet écrit, et marquer son auteur du sceau de l'infamie, pour le restant de sa vie et même après sa mort. Les rares, très rares soutiens, comme l'abbé Pierre, ont été aussitôt vilipendés et jetés aux chiens ( pour reprendre la phrase célèbre du Président Mitterrand après le suicide de Pierre Beregovoy).



5 février 2020

Apartheid en Ecuador

El filósofo francés Roger Garaudy sostenía que en América Latina y en los pueblos pobres, como parte del proceso implacable de dominación, se asesinaban todos los días escritores, científicos, artistas; talentos formidables como los de Cervantes Saavedra, William Shakespeare, García Márquez, Pablo Neruda, Gabriela Mistral, Tolstoi, Dostoiyewski, Gorki, Hemingway, Stembeich, Pablo Picasso, Bethoveen, Mozart, y muchísimos otros genios singulares, con la fórmula perversa de no brindar educación, en forma planificada, a niños y jóvenes de esas sociedades.
Diego C. Delgado Jara
LIRE L'ARTICLE EN ENTIER ICI

22 janvier 2020

Deux cartes de Jeanne Mortier à Roger Garaudy

 Secrétaire et collaboratrice de Pierre Teilhard de Chardin Jeanne Mortier fut l'héritière éditoriale de son oeuvre philosophique et théologique. 

30 décembre 2019

Juan José Tamayo presenta 'Hermano Islam'

La Iglesia de El Salvador, Iglesia Evangélica Española, invita a la presentación del libro: 'Hermano Islam' (Trotta), de Juan José Tamayo, a las 19h, en la calle Noviciado, 5. En la presentación, participa el autor, junto a Alfredo Abad Heras, Pastor de la Iglesia Evangélica Española, presidente de la Comisión Permanente IEE).
Este libro reúne análisis y reflexiones representativos de lo que el autor llama su«viaje iniciático por el islam». Una andadura que conoció sus primeros frutos con Islam. Cultura, religión y política, premio Internacional de la República de Túnez, donde, desde una nueva aproximación al islam, su historia, su presencia en España y sus creencias, así como al profeta Mahoma, se articula la original propuesta de una teología islamo-cristiana de la liberación en clave feminista.
Sus posteriores encuentros con el islam han llevado al autor a explorar algunas de sus dimensiones menos conocidas. Entre ellas destacan la ilustración filosófica en al-Ándalus; el pluralismo étnico, religioso y cultural dentro del mundo árabe-musulmán; las relaciones entre islam y Occidente analizadas desde dos enfoques enfrentados, el belicista e intolerante o el dialogantee integrador; la figura del intelectual francés Roger Garaudy como ejemplo de diálogo entre civilizaciones desde una concepción sinfónica de las culturas; Córdoba, símbolo de pluriverso religioso, cultural y lingüístico, y la mística musulmana y cristiana como superación de los fundamentalismos y lugar de encuentro de religiones y espiritualidades.

24 décembre 2019

Projet de film sur Jésus, "Le sillon"

Maurice DENIS, "La Nativité", 1894
JOYEUX NOËL A TOUTES ET TOUS DANS LA FOI DE LA PAIX UNIVERSELLE


21 décembre 2019

L'ayatollah Khamenei et Roger Garaudy, 21 ans après

D’après AFP
Le guide suprême iranien l’ayatollah Khamenei a reproché lundi à la France le sort réservé à Roger Garaudy, condamné il y a 21 ans pour « contestation de crimes contre l’humanité ».
« Roger Garaudy, philosophe français, a remis en question dans son livre [« Les mythes fondateurs de la politique israélienne »] le nombre des victimes de l’Holocauste », peut-on lire dans un twitt en français sur le compte de l’ayatollah. « Le gouvernement français a […] traîné cet auteur devant le Tribunal. Voilà les porte-drapeaux de la liberté d’expression ! ».
Le site internet en français du leader iranien publie un article « à l’occasion de l’anniversaire de la condamnation de Roger Garaudy par le tribunal de Paris, pour avoir posé des questions sur l’Holocauste », article qui a pour titre « Qu’est-ce que l’ayatollah Khamenei a dit à Roger Garaudy au sujet des juifs et des sionistes ? » le 20 avril 1998 à Téhéran. Lors de cette rencontre, M. Khamenei avait dénoncé la « contradiction dans le comportement des Américains et des Européens, qui dénoncent le racisme contre les juifs mais soutiennent les sionistes qui ont un comportement similaire à celui des nazis ».
Roger Garaudy, mort en 2012, avait été condamné le 16 décembre 1998 par la cour d’appel de Paris à 9 mois de prison avec sursis et 160 000 francs d’amende (32 000 euros) pour contestation de crimes contre l’humanité et provocation à la haine raciale  pour son livre « Les Mythes fondateurs de la politique israélienne ». Dans ce livre, Garaudy écrit que l’extermination de six millions de juifs par les nazis durant la deuxième guerre mondiale est un  des « mythes » servant à justifier « les exactions de l’Etat d’Israël en Palestine ». 

20 décembre 2019

Résumé de la thèse de Didier GAUVIN sur Roger GARAUDY

"Après avoir atteint l'excellence en tant qu'intellectuel de parti stalinien pendant la Guerre froide, Roger Garaudy s'est construit comme intellectuel "véritable" contre la doxa du PCF qu'il était pourtant chargé d'incarner, à la faveur de son autonomisation suite au choc du XX° Congrès du PCUS périmant sa foi en Staline. C'est ainsi que la résurgence progressive de son habitus théologico-philosophique a fait de lui l'homme du dialogue par excellence adapté à la démarginalisation du PCF dans le champ intellectuel des années 1960. Mais si son engagement sur la tangente hérétique a fait de lui l'un des intellectuels communistes poussant le plus loin le projet de rénovation du PC en offrant une véritable stratégie alternative à celle du Parti après 1968, l'exclusion qui s'en est suivie s'est traduite par un retour du refoulé religieux qui, couplé à la posture prophétique d'un intellectuel désormais excentré dans le champ intellectuel français, a largement contribué à la délégitimation de l'ancien philosophe du PC avant même sa radicalisation ultime qui a achevé de le disqualifier suite à sa condamnation pour négationnisme."


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