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21 février 2020

A propos des "Mythes fondateurs de la politique israélienne" (suite...)

TRIBUNE LIBRE
A PROPOS DES « MYTHES », SUITE…

« L’Histoire (…) cesse d’exister si elle n’est plus recherche du vrai,  
fondée sur des documents authentiques ; elle s’évapore littéralement ; 
 
mieux : elle n’est plus que fraude et mystification. » (Régine 
 
Pernoud, "Pour en finir avec le Moyen Âge", Éd. Points, 2014, p. 123)

Il faut aussi bien évidemment une totale et inconditionnelle et véritable 
 
liberté pour l’histoire, car autrement elle cesse d’exister en tant que 
 
science positive, et cette exigence inaliénable est rappelée par le titre 
 
du livre dont est tirée la citation suivante :

« L’Histoire n’est ni une religion ni une morale ; elle ne doit pas être 
 
l’esclave de l’actualité ni s’écrire sous la dictée de la mémoire ; la 
 
politique de l’État n’est pas la politique de l’histoire. » (Pierre Nora et 
 
Françoise Chandernagor, "Liberté pour l’Histoire", 2008)


Par ailleurs le travail de l’historien est dépeint à merveille en ces 
 
termes :

« L’historien, comme le juge, occupe une position de tiers, et, de fait, 
 
aspire à l’impartialité. Mais, il s’agit là d’une aspiration nécessairement 
 
inassouvie, au sens où l’impartialité totale est impossible. L’historien ne 
 
peut, ni ne veut, porter un jugement historique - et quand bien même il le 
 
ferait, le jugement historique est par nature provisoire et sujet à 
 
controverse. Dans le prolongement, de même qu’il est impossible d’accéder à 
 
l’impartialité absolue, l’historien n’a pas les moyens d’écrire une 
 
histoire globale, qui annulerait les différences entre points de vue, une 
 
histoire unique qui embrasserait celle des exécutants, celles des victimes 
 
et celles des témoins. (…) La controverse semble donc inévitable, et 
 
l’histoire est vouée à un perpétuel révisionnisme. » (Pauline Seguin, 
 
2012 ; la citation est ici :
 http://indomemoires.hypotheses.org/3261 ; il  
s’agit du compte-rendu d’un livre de Paul Ricœur)

5 février 2020

Apartheid en Ecuador

El filósofo francés Roger Garaudy sostenía que en América Latina y en los pueblos pobres, como parte del proceso implacable de dominación, se asesinaban todos los días escritores, científicos, artistas; talentos formidables como los de Cervantes Saavedra, William Shakespeare, García Márquez, Pablo Neruda, Gabriela Mistral, Tolstoi, Dostoiyewski, Gorki, Hemingway, Stembeich, Pablo Picasso, Bethoveen, Mozart, y muchísimos otros genios singulares, con la fórmula perversa de no brindar educación, en forma planificada, a niños y jóvenes de esas sociedades.
Diego C. Delgado Jara
LIRE L'ARTICLE EN ENTIER ICI

26 janvier 2020

Un ami du blog réagit à la censure de Facebook


J'ai voulu partager avec un ami ce lien vers un appel de Garaudy (http://rogergaraudy.blogspot.com/2016/04/avec-vous-par-vous-la-ou-vous-etes.html).

Facebook m'a aussitôt envoyé cette notification : 
Vous ne pouvez pas partager ce lien :rogergaraudy.blogspot.com
Impossible de partager votre message, car ce lien enfreint les Standards de la communauté.
Si vous pensez que ceci ne va pas à l’encontre des règles de la communauté, dites-le nous.

Voici ma réplique immédiate :
« La vérité est éternelle : on la méconnaît, on l’outrage ; mais on ne l’anéantit pas. » (Anonyme)
En lisant ce qui suit comment ne pas penser également à celui que vous venez de censurer : Garaudy ?

« Le drame de Georges Valois (1878 - 1945) est d’arriver trop tôt, dans un monde où certaines vérités ne seront finalement comprises ou reconnues qu’après de terribles orages. (…) Georges Valois appartenait à cette catégorie d’esprits qui ne parviennent pas à trouver le système politique de leurs vœux, et dont le destin est d’être déçus par ce qui les a passionnés. Mais c’était aussi, de toute évidence, un homme qui ne se résignait pas à la division de l’esprit public par les notions de droite et de gauche. » (Paul Sérant, "Les Dissidents de l’Action française", 1978) 

Tout ce qui n’est pas fondamentalement vrai est voué à disparaître. C’est que rien de bon et de durable ne se construit sur le faux… Tout finit par se savoir. C’est absolument sûr. Mais après combien de drames ? Tout cela pourrait vite cesser si nous cessons de faire l’autruche... Oui l’amour sauvera le monde, mais en étant allié à la vérité. 
« Tout homme qui est un vrai homme doit apprendre à rester seul au milieu de tous, à penser seul pour tous - et au besoin contre tous. » (Romain Rolland, "L’Un contre tous", 1917) 
« Le petit nombre d’hommes qui ont fait l’histoire sont ceux qui ont dit non. » (Pasolini) 
« L’individu qui pense, contre la société qui dort, voilà l’histoire éternelle. » (Émile-Auguste Chartier, dit Alain, "Éléments d’une doctrine radicale", 1925)

« Il ne suffit pas d’être un grand homme, il faut l’être au bon moment. » (Pompidou) 
« La loi du clerc est, quand l’univers entier s’agenouille devant l’injuste devenu maître du monde, de rester debout et de lui opposer la conscience humaine. » (Julien Benda, "La Trahison des Clercs", 1946)

Devenons enfin des Hommes.
A.D

Sur l'immigration

Le grand ami de Garaudy, Michel Lelong – prêtre catholique -, à propos de l’immigration : 
« Quand elles vivent depuis longtemps chez nous, respectent nos lois et transmettent à leurs enfants une éducation civique et morale - à laquelle l’islam peut évidemment contribuer -, les familles maghrébines, turques, africaines qui vivent chez nous méritent notre estime, notre confiance et notre accueil. Mais comment ne pas voir les périls que comporte pour tous, au Nord et au Sud de la Méditerranée, l’afflux incontrôlé de nouveaux immigrés, déracinés de leur propre culture et étrangers à la nôtre ? Ils risquent alors de devenir des chômeurs, des "sans-papiers", et parfois des marginaux voire des délinquants, installés en Europe dans des conditions précaires, tandis que leurs pays ont besoin d’eux, de leur présence, de leur travail, de leur courage, pour réussir un difficile et nécessaire développement économique et social. Car la solution au problème des inégalités criantes entre le Nord et le Sud ne se trouve pas dans l’immigration qui déracine ses victimes, en les arrachant à leur terre et à leur culture d’origine, mais dans un soutien plus efficace des Etats les plus prospères à ceux qui ne le sont pas, chacun étant appelé à prendre en main son propre destin, pour parvenir à des relations internationales plus solidaires. »

Michel Lelong, "La Vérité rend libre. Le judaïsme, l’islam et nous", 1999.
  
Grande et grave cette question de l’immigration, évitons donc à son égard les visions trop simplistes qu’engendre une approche partisane et émotionnelle, il faut avoir la sagesse de l’aborder sereinement. Cela seul permet de l’aborder aussi objectivement que possible.

A.D

22 janvier 2020

Deux cartes de Jeanne Mortier à Roger Garaudy

 Secrétaire et collaboratrice de Pierre Teilhard de Chardin Jeanne Mortier fut l'héritière éditoriale de son oeuvre philosophique et théologique. 

5 janvier 2020

La force, la lutte, la vie...

Si tu ne sens pas en toi la force, si tes forces sont justes ce qu'il faut pour maintenir une vie grisâtre, monotone, sans fortes impressions, sans grandes jouissances, mais aussi sans grandes souffrances, eh bien, tiens-t'en aux simples principes de l'équité égalitaire. Dans des relations égalitaires, tu trouveras, à tout prendre, la plus grande somme de bonheur possible, étant données tes forces médiocres.
Mais si tu sens en toi la force de la jeunesse, si ru veux vivre, si tu veux jouir de la vie entière, pleine, débordante, — c'est-à-dire connaître la plus grande jouissance qu'un être vivant puisse désirer — sois fort, sois grand, sois énergique dans tout ce que tu feras. Sème la vie autour de toi. Remarque que tromper, mentir, intriguer, ruser, c'est t'avilir, te rapetisser, te reconnaître faible d'avance, c'est faire comme l'esclave du harem qui se sent inférieur à son maître. Fais-le si cela te plaît, mais alors sache d'avance que l'humanité te considérera petit, mesquin, faible, et te traitera en conséquence. Ne voyant pas ta force, elle te traitera comme un être qui mérite de la compassion — de la compassion seulement. Ne t'en prends pas à l'humanité si toi-même tu paralyses ainsi ta force d'action.
Sois fort, au contraire. Et une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l'auras comprise, — une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre — révolte toi contre l'iniquité, le mensonge et l'injustice. Lutte! La lutte, c'est la vie d'autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. Lutte pour permettre à tous de vivre de cette vie riche et débordante, et sois sûr que tu trouveras dans cette lutte des joies si grandes que tu n'en trouverais pas de pareilles dans aucune autre activité.
C'est tout ce que peut te dire la science de la morale.
À toi de choisir.


Pierre Kropotkine, « La morale anarchiste », 1885, édition L’Escalier 2019, p 44

30 décembre 2019

Juan José Tamayo presenta 'Hermano Islam'

La Iglesia de El Salvador, Iglesia Evangélica Española, invita a la presentación del libro: 'Hermano Islam' (Trotta), de Juan José Tamayo, a las 19h, en la calle Noviciado, 5. En la presentación, participa el autor, junto a Alfredo Abad Heras, Pastor de la Iglesia Evangélica Española, presidente de la Comisión Permanente IEE).
Este libro reúne análisis y reflexiones representativos de lo que el autor llama su«viaje iniciático por el islam». Una andadura que conoció sus primeros frutos con Islam. Cultura, religión y política, premio Internacional de la República de Túnez, donde, desde una nueva aproximación al islam, su historia, su presencia en España y sus creencias, así como al profeta Mahoma, se articula la original propuesta de una teología islamo-cristiana de la liberación en clave feminista.
Sus posteriores encuentros con el islam han llevado al autor a explorar algunas de sus dimensiones menos conocidas. Entre ellas destacan la ilustración filosófica en al-Ándalus; el pluralismo étnico, religioso y cultural dentro del mundo árabe-musulmán; las relaciones entre islam y Occidente analizadas desde dos enfoques enfrentados, el belicista e intolerante o el dialogantee integrador; la figura del intelectual francés Roger Garaudy como ejemplo de diálogo entre civilizaciones desde una concepción sinfónica de las culturas; Córdoba, símbolo de pluriverso religioso, cultural y lingüístico, y la mística musulmana y cristiana como superación de los fundamentalismos y lugar de encuentro de religiones y espiritualidades.

20 décembre 2019

Résumé de la thèse de Didier GAUVIN sur Roger GARAUDY

"Après avoir atteint l'excellence en tant qu'intellectuel de parti stalinien pendant la Guerre froide, Roger Garaudy s'est construit comme intellectuel "véritable" contre la doxa du PCF qu'il était pourtant chargé d'incarner, à la faveur de son autonomisation suite au choc du XX° Congrès du PCUS périmant sa foi en Staline. C'est ainsi que la résurgence progressive de son habitus théologico-philosophique a fait de lui l'homme du dialogue par excellence adapté à la démarginalisation du PCF dans le champ intellectuel des années 1960. Mais si son engagement sur la tangente hérétique a fait de lui l'un des intellectuels communistes poussant le plus loin le projet de rénovation du PC en offrant une véritable stratégie alternative à celle du Parti après 1968, l'exclusion qui s'en est suivie s'est traduite par un retour du refoulé religieux qui, couplé à la posture prophétique d'un intellectuel désormais excentré dans le champ intellectuel français, a largement contribué à la délégitimation de l'ancien philosophe du PC avant même sa radicalisation ultime qui a achevé de le disqualifier suite à sa condamnation pour négationnisme."


Lire et télécharger la thèse ICI

ou me contacter (formulaire colonne de gauche du blog)

18 décembre 2019

"Appelons la femme à notre secours"

« Voilà trente mille ans que les valeurs masculines dominent le monde. Force est de constater que les civilisations qu’elles ont inspirées sont des échecs : elles n’ont pas réussi à harmoniser les relations entre la femme et l’homme, entre les citoyens et entre les nations. (…) Il ne nous reste qu’une chance de survivre et d’inventer un monde meilleur : renoncer à la prépondérance des valeurs masculines, épanouir les valeurs féminines. La véritable alternative qui s’offre à nous ne consiste plus à choisir entre le libéralisme et le socialisme, mais entre la perpétuation d’une civilisation machiste et sadomasochiste et l’inauguration d’une société où l’on permettra aux valeurs féminines de s’exprimer, une civilisation vraiment humaine. Rendre à l’humanité les richesses de la féminité, ce n’est pas seulement lui donner les moyens d’un nouvel âge, c’est assurer sa survie. (…) Car une chose est sûre : ce libéralisme sauvage, triomphe de la civilisation patriarcale, générateur de guerres, pourvoyeur de chômage, fossoyeur d’âmes, destructeur de la nature, ne peut plus durer. (…) Hommes qui m’avez  lu, ne croyez pas que j’aie cédé à une tardive révolte contre le père, non plus qu’à un accès d’humilité. Non, c’est l’Histoire qui nous accable. Et la réalité présente. Sans doute ai-je été injuste dans ma juste colère : ayant exposé nos méfaits, j’aurais dû rappeler ce que nous avons fait de grand aussi. Mais notre génie est connu ; ce qui m’importait, c’était de savoir pourquoi il se double fatalement d’un mauvais génie : rien de ce que nous avons fait de bien qui ne soit mis au service du mal ! Il est temps de chercher d’autres voies. Appelons la femme à notre secours. Nous pensions la femme notre ennemie, elle est notre avenir. »


Gérard Leleu, "De la peur à l’amour. Réconcilier enfin l’homme et la femme", Éditions J’ai Lu, 2005.

15 décembre 2019

Audace

« Pourquoi un homme d’Etat, un chef de gouvernement naurait-il pas laudace de déclarer à la radio ou à la télévision à ses compatriotes : "Nous tous qui sommes rassemblés sur cette parcelle de la Terre, vous autant que moi-même, dans cent ans nous aurons disparu, nous et ceux qui nous entourent, que nous les aimions, les détestions ou qu’ils nous soient indifférents. Cent ans, c’est beaucoup pour chacun de nous, et nombreux sont ceux qui ne les atteindront pas. Mais cest une poussière de temps au regard de la marche du monde et des galaxies. Pensez-y ce soir en regardant le ciel. Ne trouvez-vous pas non seulement injuste, mais simplement absurde qu’ainsi soumis au même sort, alors que la même fin nous attend, nous ne regardions pas notre existence et celle des êtres qui nous entourent comme une seule et même vie ? Ne pensez-vous pas que ce morceau de temps que nous partageons ensemble devrait nous amener à partager également les ressources de ce siècle ? (…) Ce bref passage sur Terre, qui est le lot de chacun de nous, il faut en améliorer le cours pour tous, puisque nous sommes embarqués sur le même bateau, celui de ce siècle, navire de plaisance pour les uns, galère pour les autres. Pourquoi ne deviendrait-il pas un grand voilier profitant des mouvements de l’air et de l’eau, sans cabines de luxe pour les uns ni entrepont pour les autres, dont bénéficieraient au mieux tous ceux que la vie a réunis à son bord ?" Un tel discours pourrait être entendu. Mais sa réalisation serait redoutée par certains. Si nul na plus le souci d’assurer exclusivement son existence quotidienne et celle des siens, ne risque-t-on pas de voir surgir des pensées grosses de réflexions refoulées comme celle du sens de la vie, puisque celle-ci est limitée ? Certes, mais c’est la grandeur de l’être humain, qui "dès sa naissance est déjà assez vieux pour mourir" (Heidegger), de reconnaître et accepter son inquiétude existentielle. »


Léon Schwartzenberg, Face à la détresse, Ed. Fayard, 1994.
(Texte proposé par Ahmed D.)

4 décembre 2019

Cheikh Mahmoud Bouzouzou

LA COMMUNAUTÉ MUSULMANE D'EUROPE SE SOUVIENT : Le savant Algérien Cheikh Mahmoud Bouzouzou (Extraits)


Le savant Algérien, Cheikh Mahmoud Bouzouzou, le chef spirituel de la guerre de libération, a servi l'arabe et s'est consacré à l'islam en Occident durant un demi-siècle. Au cours des dernières années, cinq conférences en mémoire du Cheikh Mahmoud Bouzouzou ont été organisées par l’Association Cheikh Mahmoud Bouzouzou en collaboration avec la communauté musulmane de Suisse. Certains des compagnons de Cheikh Mahmoud Bouzouzou d’Europe et du Maghreb y ont été invités et quelques-uns de ses collègues d’Algérie y ont marqué leur présence, notamment les regrettés Abdelhamid Mehri, Cheikh Abderrahmane Chibane, le Professeur Bouamrane Chikh, qu’Allah leur fasse miséricorde, et Cheikh Larbi Kechat, qu’Allah le garde, ainsi que d'autres professeurs, collègues et disciples du Cheikh en Suisse et en Europe.

...
  
Contribution à la traduction du Coran en français et conversion à l’islam du philosophe français Roger Garaudy 
Cheikh Bouzouzou a contribué aux traductions du Coran de Jean-Louis Michon et d’autres. Il a également participé dans la production et la rédaction de nombreux ouvrages et études avec des non-musulmans. Certains d’entre eux ont embrassé l’islam grâce à lui, et notamment le philosophe français Roger Garaudy, qui a bénéficié pendant plusieurs années de la bibliothèque et de l’accompagnement de Cheikh Bouzouzou, avant de publier des dizaines d'ouvrages importants, notamment sur l'islam après sa conversion. Le rêve de Garaudy était d'unir les trois religions: l'islam, le christianisme et le judaïsme, car il considérait qu'il y avait un message commun entre elles, comme nous l'ont dit certains des disciples de Cheikh Bouzouzou.  Cheikh Bouzouzou a également participé dans de nombreuses œuvres culturelles avec d’autres auteurs, tels que le journaliste et écrivain suisse Roger Dupasquier et son livre Découverte de l’islam. Ce dernier s’est également converti à l’islam et est devenu, avec sa plume et sa langue, un de ses fervents défenseurs en Occident. Et ce n’est pas un secret que Malek Bennabi avait choisi Mahmoud Bouzouzou pour traduire son livre Le phénomène coranique, mais ce dernier s’est excusé en raison de ses nombreuses occupations et voyages, et c'est l'Egyptien Abdassabour Chahine qui le traduisit. 

    
Les religions monothéistes ont pour source un seul Dieu, telles des cours d’eau qui proviennent d’une même source 
En Suisse, Cheikh Bouzouzou a contribué à la création du Comité consultatif des religions en 1968. Ce conseil a réuni un groupe d’intellectuels et d’écrivains de différentes religions, dont le théologien et pasteur protestant Henry Babel, auteur de plus de quarante ouvrages, considéré comme l’un des théoriciens du christianisme en général, et du dialogue interreligieux en particulier. Il fut en relation avec Cheikh Bouzouzou pendant des dizaines d’années. Dans l’hommage qu’il lui a rendu il y a sept ans, il a énuméré les points communs des religions monothéistes et a rappelé la nature encyclopédique de Cheikh Bouzouzou en disant : « Cheikh Mahmoud est une véritable bibliothèque diversifiée et complète et englobe toutes les branches de la connaissance. » […]. « Sa maîtrise des langues arabe et française lui a permis de comprendre sa religion islamique et de dialoguer avec les Occidentaux dans une langue française éloquente. » À cette occasion, Henry Babel avait conclu son hommage en disant que « Cheikh Bouzouzou était une personne ouverte au dialogue et son raisonnement était très puissant. Il mérite d’être un exemple à suivre à travers les générations afin de réorganiser un dialogue interreligieux actuellement au point mort pour des considérations politiciennes aussi fragiles qu’une toile d’araignée. » Il a également rappelé la célèbre phrase de Cheikh Bouzouzou selon laquelle « les trois religions monothéistes ont pour source un seul Dieu, telles des cours d'eau qui proviennent d’une même source, comme le Rhône et le Rhin, qui proviennent d'une même source en Europe et se déversent dans la Mer Méditerranée ».   
...
 En conclusion, les organisateurs de la conférence ont annoncé leur volonté de mettre sur pied   l’année prochaine une journée d’étude sur les exemples d’efforts fournis par les érudits et les réformateurs en vue de la coexistence entre les peuples à travers les générations en Europe. 

 

Mohamed Mustapha Habes / Genève 
Article source à lire en entier: ICI

2 décembre 2019

Des mots qui font vivre...


Il y a des mots qui font vivre
Et ce sont des mots innocents
Le mot chaleur le mot confiance
Amour justice et le mot liberté
Le mot enfant et le mot gentillesse
Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d'amis
Ajoutons-y Péri

 Paul Eluard (1895-1952) écrit à la mémoire de son ami Gabriel Péri
 « Au rendez-vous allemand », Poésie-Gallimard, ©Minuit 1945
Extrait du poème « Gabiel Péri »

25 octobre 2019

Monothéisme du marché...


Intervention de Jamel El Hamri sur la radio France Maghreb 2 dans l'émission "Le Grand Forum" animée par Christophe Frot du lundi au vendredi de 16h a 18h (aout 2019.

20 octobre 2019

Muerte y marxismo humanista

Juan Luis Ruiz de la Pena, Muerte y marxismo humanista. Aproximaciôn teolôgica (Agora). Salamanque, Ed. Sigueme, 1978.
Revue Philosophique de Louvain. Quatrième série, tome 78, n°39, 1980. pp. 460-461

Il s'agit, à partir d'une anthropologie philosophique ou de ce que Adam Schaff appelle la philosophie de l'homme, de reconnaître et de défendre, en unissant thèses chrétiennes et marxistes, le concept d'humanisme contre les tendances déshumanisantes, donc antihumanistes, qui se font jour actuellement, spécialement dans le rationalisme scientifique. L' (auteur). croit à la rencontre de ces thèses qui expriment des préoccupations, des convictions communes. Le point de départ est le fait de la mort que ne peut escamoter aucune anthropologie. Certes, la mort pose à l'homme des questions troublantes et l'affecte même d'un coefficient de finitude, c'est-à-dire de nullité ontologique. Ni Prométhée, ni Titan ne peuvent éluder sa fatale nécessité. Plus profondément: la finitude de l'homme ne prouve-t-elle pas la fin à venir de l'humanité? Le jeune Marx pose nettement le problème: «La mort apparaît comme une dure victoire de l'espèce sur l'individu et paraît contredire l'unité de l'espèce; mais l'individu déterminé est seulement un être générique déterminé et, comme tel, mortel».
Afin d'étayer sa recherche, l'(auteur) se réfère à Roger Garaudy, c'est-à-dire à une théorie marxiste de la subjectivité. A une espérance sans Dieu répond ainsi un humanisme qui accepte une certaine transcendance de la personne; à la mort de l'homme, s'oppose la résurrection de l'humain qui permet le choix et le risque de créer. Le sens de la vie devient une intégration dans la totalité par l'amour. Cependant, il reste difficile de définir la mort: continuité biologique ? rationalisation de la vie? A l'intérieur d'une anthropologie à laquelle des penseurs comme Ernst Bloch, Kolakovski, Schaff et Garaudy donnent une coloration religieuse, l'humanisme marxiste récupère les notions de sujet et de transcendance, de vie et de mort. L'(auteur) lui oppose la réponse chrétienne : la résurrection du Christ apportant la réponse de Dieu à la mort de l'homme. Alors le mystère de la mort devient le mystère même de la personne, celui-ci étant le mystère de la transcendance divine. Demeure la vraie question: le marxisme peut-il accepter cette conclusion, et plus généralement, l'humanisme n'est-il pas le contrepied absolu de toute religion révélée? L'espérance fondée sur un néant est-elle encore une espérance?


André Reix.

4 octobre 2019

Nul salut pour l’humanité hors de la vérité


« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous délivrera. » (Évangile selon Jean 8, 32)

« Le premier prérequis lorsqu’on veut connaître une vérité biblique est d’établir un point de départ, une prémisse sûre. Toute argumentation forte, si elle est basée sur une proposition de départ fausse, est une erreur, peu importe à quel point elle paraît logique ou plaisante. Même si elle a pour résultat l’extraordinaire explosion de croissance d’une église, si cette argumentation est basée sur un point de départ faux, c’est quand même une erreur et elle sera jugée comme telle par Dieu. » (Source : http://la-mort-nous-separe.over-blog.org/article-30403467.html)

« Mais pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ? » (Évangile selon Luc 12, 57)

« Dans n’importe quelle question, il ne s’agit pas de savoir ce que les hommes ont pensé mais où se tient la vérité des choses. » (Saint Thomas d’Aquin)

« Dans la vie, dès lors qu’on se trompe de route il n’y a qu’une solution : reprendre le bon chemin sinon, on va aggraver très rapidement les effets pervers de l’erreur. » (Pierre Gevaert, "Alerte aux vivants", 2006)

« L’erreur est la cause de la misère des hommes ; c’est le mauvais principe qui a produit le mal dans le monde ; c’est elle qui fait naître et qui entretient dans notre âme tous les maux qui nous affligent, et nous ne devons point espérer de bonheur solide et véritable qu’en travaillant sérieusement à l’éviter. » (Nicolas Malebranche, "De la recherche de la vérité", 1675)

1 octobre 2019

Les femmes, la vie et l'amour

par Geneviève Gontier
In: Population, 24e année, n°2, 1969. p. 378

Les femmes, la vie et l'amour. Semaine de la pensée marxiste à Bruxelles (16, 17, 20, 21 février 1967)
Paris, Éd. du Pavillon [1968]
Le thème de cette semaine était : « La femme et ses responsabilités dans le monde actuel ». Préfacé par Roger Garaudy, directeur du Centre d'études et de recherches marxistes à Paris, cet ouvrage est le compte-rendu des exposés, ainsi que de certaines interventions du public, lors de cette réunion. Dix orateurs ont pris la parole, dont les propos s'orientaient autour de quatre grands axes :
— le premier, « Travail égal, salaire inégal », donnait lieu à un rappel historique, à une prise de conscience de la situation actuelle et à l'adoption d'un certain nombre de recommandations ;
— le second, « La femme dans l'art », étudiant nettement le problème de la femme objet, déclare un peu rapidement que l'art est destiné aux mâles et insiste sur les difficultés sociales que rencontrent les femmes qui ont un tempérament artistique ;
— le troisième, dont le titre est le même que le titre général, faisait le tour des sujets trop importants pour être notés en si peu de phrases : le travail de la femme, la vie du couple et la contraception;
— le quatrième enfin, « La femme et ses responsabilités », envisage la rédaction du statut social de la femme, examine la participation des femmes à la vie économique, sociale et politique.
En conclusion, il faut faire appel à la justice et à l'amour fraternel, pour donner aux femmes leur place dans la société.


G. Go.

26 septembre 2019

Un livre de 2000 dans la pleine actualité de 2020...

LE XXIe SIECLE
Suicide planétaire ou résurrection ?
L'avenir n'est pas ce qui sera mais ce que nous ferons. Yehudi
Menuhin, dans l'un de ses premiers discours à la chambre des Lords,. « Défense du sacré », a posé le problème central. L'avenir se construit d'abord dans la conscience des hommes, dans la foi, qui est la recherche du sens et des fins dernières de la vie, et dans l'action pour l'accomplir. Cette réflexion a des antécédents prestigieux.
Or aucune religion institutionnelle ne répond aujourd'hui à
cette question fondamentale pour la construction de l'avenir. Il y a plusieurs religions, comme il y a plusieurs cultures, mais une seule foi.
Ici des hommes de foi maîtres du dialogue inter-religieux
s'expriment, à partir de leur vécu du XXe siècle :
-Yehudi Menhuin (1914-1999), fils du rabbin Mosché
Menhuin, auteur de La décadence du judaïsme.
- Roger Garaudy (1913), initiateur du dialogue entre chrétiens et marxistes avant le concile Vatican II, auteur par exemple de De
l'anathème au dialogue.
- Le Père blanc Michel Lelong (1925), auteur notamment de Si
Dieu l'avait voulu (sur l'unité de la foi), et, récemment La vérité rend
libre (éd. Olivier de Guibert).
- Raimundo Pannikar (1918-1998), de parents indien et
catalane, auteur de plus de trente livres dont La trinité et l'expérience
religieuse et Le silence de Bouddha.
- Dom Helder Camara (1909-1999), ex-archevêque de Recife,
l'un des fondateurs de la théologie de la libération.
- Leonardo Boff (1938), franciscain brésilien qui a quitté
l'Église, auteur entre autres de La face maternelle de Dieu, Écologie et
pauvreté, Avec la liberté de l'Évangile.
- Le rabbin Elmer Berger (1908-1996), ex-président de la « Ligue
pour le judaïsme aux États-Unis », puis directeur de la revue

Alternative au sionisme.