La Iglesia de El Salvador, Iglesia Evangélica Española, invita a la presentación del libro:'Hermano Islam'(Trotta), deJuan José Tamayo, a las 19h, en la calle Noviciado, 5. En la presentación, participa el autor, junto a Alfredo Abad Heras, Pastor de la Iglesia Evangélica Española, presidente de la Comisión Permanente IEE).
Este libro reúne análisis y reflexiones representativos de lo que el autor llama su«viaje iniciático por el islam». Una andadura que conoció sus primeros frutos con Islam. Cultura, religión y política, premio Internacional de la República de Túnez, donde, desde una nueva aproximación al islam, su historia, su presencia en España y sus creencias, así como al profeta Mahoma, se articula la original propuesta de una teología islamo-cristiana de la liberación en clave feminista.
Sus posteriores encuentros con el islam han llevado al autor a explorar algunas
de susdimensiones
menos conocidas. Entre ellas destacan la ilustración filosófica en al-Ándalus;
el pluralismo étnico, religioso y cultural dentro del mundo árabe-musulmán; las
relaciones entre islam y Occidente analizadas desde dos enfoques enfrentados,
el belicista e intolerante o el dialogantee integrador; la figura del
intelectual francés Roger Garaudy como ejemplo de diálogo entre civilizaciones
desde una concepción sinfónica de las culturas; Córdoba, símbolo de pluriverso
religioso, cultural y lingüístico, y la mística musulmana y cristiana como
superación de los fundamentalismos y lugar de encuentro de religiones y
espiritualidades.
Le guide suprême iranien l’ayatollah Khamenei a reproché lundi à la
France le sort réservé à Roger Garaudy, condamné il y
a 21 ans pour « contestation de crimes contre l’humanité ».
« Roger
Garaudy, philosophe français, a remis en question dans son livre [« Les
mythes fondateurs de la politique israélienne »] le nombre des victimes de
l’Holocauste », peut-on lire dans un twitt en français sur le compte de
l’ayatollah. « Le gouvernement français a
[…] traîné cet auteur devant le Tribunal. Voilà les porte-drapeaux de la
liberté d’expression ! ».
Le site internet en
français du leader iranien publie un article « à l’occasion de l’anniversaire de la condamnation
de Roger Garaudy par le tribunal de Paris, pour avoir posé des questions sur
l’Holocauste », article qui a pour titre
« Qu’est-ce que l’ayatollah Khamenei a dit à Roger Garaudy au sujet des
juifs et des sionistes ? » le 20 avril 1998 à Téhéran. Lors
de cette rencontre, M. Khamenei avait dénoncé la « contradiction dans le
comportement des Américains et des Européens, qui dénoncent le racisme contre
les juifs mais soutiennent les sionistes qui ont un comportement similaire à
celui des nazis ».
Roger Garaudy, mort en 2012, avait été condamné le 16 décembre 1998 par la
cour d’appel de Paris à 9 mois de prison avec sursis et 160 000 francs d’amende
(32 000 euros) pour contestation de crimes contre l’humanité et
provocation à la haine raciale pour son
livre « Les Mythes fondateurs de la politique israélienne ». Dans ce
livre, Garaudy écrit que l’extermination de six millions de juifs par les nazis
durant la deuxième guerre mondiale est un des « mythes » servant à
justifier « les exactions de l’Etat d’Israël en Palestine ».
"Après avoir atteint l'excellence en tant qu'intellectuel de parti stalinien pendant la Guerre froide, Roger Garaudy s'est construit comme intellectuel "véritable" contre la doxa du PCF qu'il était pourtant chargé d'incarner, à la faveur de son autonomisation suite au choc du XX° Congrès du PCUS périmant sa foi en Staline. C'est ainsi que la résurgence progressive de son habitus théologico-philosophique a fait de lui l'homme du dialogue par excellence adapté à la démarginalisation du PCF dans le champ intellectuel des années 1960. Mais si son engagement sur la tangente hérétique a fait de lui l'un des intellectuels communistes poussant le plus loin le projet de rénovation du PC en offrant une véritable stratégie alternative à celle du Parti après 1968, l'exclusion qui s'en est suivie s'est traduite par un retour du refoulé religieux qui, couplé à la posture prophétique d'un intellectuel désormais excentré dans le champ intellectuel français, a largement contribué à la délégitimation de l'ancien philosophe du PC avant même sa radicalisation ultime qui a achevé de le disqualifier suite à sa condamnation pour négationnisme."
LA COMMUNAUTÉ MUSULMANE D'EUROPE SE SOUVIENT : Le savant Algérien Cheikh Mahmoud Bouzouzou (Extraits)
Le savant Algérien, Cheikh Mahmoud Bouzouzou, le chef spirituel de la guerre de libération, a servi l'arabe et s'est consacré à l'islam en Occident durant un demi-siècle. Au cours des dernières années, cinq conférences en mémoire du Cheikh Mahmoud Bouzouzou ont été organisées par l’Association Cheikh Mahmoud Bouzouzou en collaboration avec la communauté musulmane de Suisse. Certains des compagnons de Cheikh Mahmoud Bouzouzou d’Europe et du Maghreb y ont été invités et quelques-uns de ses collègues d’Algérie y ont marqué leur présence, notamment les regrettés Abdelhamid Mehri, Cheikh Abderrahmane Chibane, le Professeur Bouamrane Chikh, qu’Allah leur fasse miséricorde, et Cheikh Larbi Kechat, qu’Allah le garde, ainsi que d'autres professeurs, collègues et disciples du Cheikh en Suisse et en Europe.
...
Contribution à la traduction du Coran en français et conversion à l’islam du philosophe français Roger Garaudy Cheikh Bouzouzou a contribué aux traductions du Coran de Jean-Louis Michon et d’autres. Il a également participé dans la production et la rédaction de nombreux ouvrages et études avec des non-musulmans. Certains d’entre eux ont embrassé l’islam grâce à lui, et notamment le philosophe français Roger Garaudy, qui a bénéficié pendant plusieurs années de la bibliothèque et de l’accompagnement de Cheikh Bouzouzou, avant de publier des dizaines d'ouvrages importants, notamment sur l'islam après sa conversion. Le rêve de Garaudy était d'unir les trois religions: l'islam, le christianisme et le judaïsme, car il considérait qu'il y avait un message commun entre elles, comme nous l'ont dit certains des disciples de Cheikh Bouzouzou. Cheikh Bouzouzou a également participé dans de nombreuses œuvres culturelles avec d’autres auteurs, tels que le journaliste et écrivain suisse Roger Dupasquier et son livre Découverte de l’islam. Ce dernier s’est également converti à l’islam et est devenu, avec sa plume et sa langue, un de ses fervents défenseurs en Occident. Et ce n’est pas un secret que Malek Bennabi avait choisi Mahmoud Bouzouzou pour traduire son livre Le phénomène coranique, mais ce dernier s’est excusé en raison de ses nombreuses occupations et voyages, et c'est l'Egyptien Abdassabour Chahine qui le traduisit. Les religions monothéistes ont pour source un seul Dieu, telles des cours d’eau qui proviennent d’une même source En Suisse, Cheikh Bouzouzou a contribué à la création du Comité consultatif des religions en 1968. Ce conseil a réuni un groupe d’intellectuels et d’écrivains de différentes religions, dont le théologien et pasteur protestant Henry Babel, auteur de plus de quarante ouvrages, considéré comme l’un des théoriciens du christianisme en général, et du dialogue interreligieux en particulier. Il fut en relation avec Cheikh Bouzouzou pendant des dizaines d’années. Dans l’hommage qu’il lui a rendu il y a sept ans, il a énuméré les points communs des religions monothéistes et a rappelé la nature encyclopédique de Cheikh Bouzouzou en disant : « Cheikh Mahmoud est une véritable bibliothèque diversifiée et complète et englobe toutes les branches de la connaissance. » […]. « Sa maîtrise des langues arabe et française lui a permis de comprendre sa religion islamique et de dialoguer avec les Occidentaux dans une langue française éloquente. » À cette occasion, Henry Babel avait conclu son hommage en disant que « Cheikh Bouzouzou était une personne ouverte au dialogue et son raisonnement était très puissant. Il mérite d’être un exemple à suivre à travers les générations afin de réorganiser un dialogue interreligieux actuellement au point mort pour des considérations politiciennes aussi fragiles qu’une toile d’araignée. » Il a également rappelé la célèbre phrase de Cheikh Bouzouzou selon laquelle « les trois religions monothéistes ont pour source un seul Dieu, telles des cours d'eau qui proviennent d’une même source, comme le Rhône et le Rhin, qui proviennent d'une même source en Europe et se déversent dans la Mer Méditerranée ». ... En conclusion, les organisateurs de la conférence ont annoncé leur volonté de mettre sur pied l’année prochaine une journée d’étude sur les exemples d’efforts fournis par les érudits et les réformateurs en vue de la coexistence entre les peuples à travers les générations en Europe.
Mohamed Mustapha Habes / Genève Article source à lire en entier:ICI
La quasi coïncidence est extraordinaire: Y a-t-il un quelconque lien entre l’agression de l’armée turque contre le nord-est de la Syrie à la faveur du feu vert US et la tentative de coup d’Etat qu’a connu la semaine dernière l’Irak?
Au Moyen-Orient, tant que les Etats-Unis maintiendront leur présence toutes les guerres seront imbriquées. Le jeudi 10 octobre, alors que l’artillerie et l’aviation turques continuent à frapper des localités syriennes, les FDS ont procédé à quelques étranges libérations: plusieurs chefs terroristes de Daech ont été libérées avant d’être remis aux forces américaines qui les ont transportées en Irak.
La Turquie est-elle le vecteur d’un plan B américain amorcé avec le pseudo retrait US du nord syrien?
Selon Saadollah Zarei, l’expert iranien des questions régionales, le retrait des troupes américaines de la Syrie juste avant que ne soit lancée l’agression d’Ankara sent la collusion.
« Tout a l’air d’un lâchage américain des Kurdes. Mais à regarder de plus près Ankara et les FDS semblent jouer les différentes étapes d’une seule et même partition qui n’est pas sans rapport avec l’Irak et la Résistance. Pour les USA et Israël, l’Irak se trouve désormais au centre de ce qui est considéré comme leur ultime plan B avant la défaite totale de leur stratégie en Syrie. Au fait il s’agit d’un plan à deux volets parfaitement complémentaires : tout en poussant la Turquie à l’assaut du nord est syrien, il faut continuer à miner l’Etat irakien et à le plonger dans le chaos.
On sait désormais que sans les ingérences avérées de l’ambassade US dans les manifs du début d’octobre à Bagdad il n’y aurait pas eu de plus 100 morts.
On sait aussi que les snipers à la solde qui ont tiré depuis les toits sur la foule et les forces de l’ordre ont été en lien avec l’ambassade américaine. Or si le plan de déstabilisation de l’Irak n’a pas pour le moment abouti il faut faire en sorte qu’il aboutisse.
Et la Turquie est le meilleur candidat pour y parvenir.
C’est un pays qui partage 5 000 kilomètres de frontières communes avec la Syrie, et se réserve le droit de recourir à tout moyen possible pour y changer la donne en sa faveur. La chasse au P.K.K a été jusqu’ici le parfait alibi :
Prétextant la lutte contre le Parti des travailleurs du Kurdistan, (PKK) la Turquie s’est emparée d’une cinquantaine de kilomètre du territoire syrien. Elle a ainsi pris le contrôle d’al-Bab au sud d’Alep jusqu’à Manbij, au nord de Raqqa.
Mais pour étendre son influence dans le nord-est syrien et l’est de l’Euphrate, il lui fallait le feu vert US. Ce feu vert, Washington vient de le donner pas forcément pour plaire à Ankara mais pour faire avancer ses propres desseins qui dépassent les frontières syriennes pour aller toucher l’Irak et son gouvernement aux tendances particulièrement souverainistes.
Il est vrai qu’au cours de ces 4 dernières années, la politique américaine a connu des vicissitudes en Syrie : les Américains ont d’abord brandi la menace d’une offensive totale puis ils ont parlé d’un retrait pour arriver à cette conclusion que le pari syrien ne pourrait être gagné sans que l’axe de la Résistance soit affaibli et surtout dépossédé de sa composante irakienne. Comment ?
Déclencher « un chaos orienté » en Irak chiite et le faire conjuguer avec une instabilité chronique dans le Kurdistan irakien.
Au fait ni l’Arabie saoudite, ni la Jordanie et encore moins ‘Israël’ n’ont été d’aucun recours pour la politique américaine en Syrie. Pourquoi donc ne pas voir du côté de la Turquie.
Au fait la Turquie partage de longues frontières à la fois avec la Syrie et l’Irak. Le plan américain semble à ce stade consister à laisser les mains libres à la Turquie sur la rive est de l’Euphrate et à lui permettre ensuite d’étendre son opération sur le territoire irakien. C’est le préalable indispensable à un changement politique radical en Irak.
Il est donc très probable que nous assistions dans les prochaines semaines à une intensification des attaques turques contre certaines zones des provinces de Ninive et de Salaheddine, sous prétexte de lutter contre les Kurdes.
La Turquie tentera de relier «l’île» («Jazira en arabe»), située dans le nord-ouest de la Syrie au nord-ouest de l’Irak, pour ainsi concrétiser un continum tensionnel propre à étendre la crise à la fois en Syrie et en Irak.
Américains, Israéliens, Saoudiens sont arrivés à cette conclusion que la solution à leurs échecs régionaux passe par l’Irak et une fois que Bagdad prend ses distances avec Téhéran, ils pourront résoudre tous leurs problèmes régionaux.
Cette conclusion est similaire au rapport de Vinograd présentée par ‘Israël’ après avoir été vaincu par le Hezbollah libanais pendant la guerre de 33 jours.
En vertu des termes de ce rapport, les responsables israéliens ont mis en relief le rôle de Damas dans cette défaite. Aujourd’hui c’est le rôle de l’Irak dans la défaite US en Syrie qui est mis en relief. Et c’est la Turquie qui a été choisi pour contrer ce rôle.
«Pablo PICASSO (1881-1973) et l’art nègre», par Amadou Bal BA
Picasso, génie du XXème siècle, est resté dans l'ombre pendant longtemps, jusqu'à ce qu'il découvre l'art nègre, à travers le cubisme et les masques africains. Cette influence durable l'accompagnée toute sa vie, à travers ses collections d'objets d'art africains, mais aussi sa solidarité constante avec les Noirs (Affiches Congrès de 1956 et festival mondial de 1966 et exposition à Dakar, en 1972).
COURRIER DES LECTEURS adressé aux "Dernière Nouvelles d'Alsace" par un ami du blog
J’ ai lu avec intérêt l’article
publié dans les DNA du dimanche 26 mai relatif à la manifestation de la
‘’Marche pour Jésus’’ organisée à Strasbourg la veille. J’ai cependant noté
avec étonnement les observations relevées par votre journaliste. Voici ce
qu’il écrit: « Les manifestants se sont arrêtés en chemin devant la
stèle Place des Halles( ancienne synagogue) pour manifester ‘’ leur soutien à
la communauté juive et à Israël, en lien avec la recrudescence des actes
antisémites et antisionistes’’ »
Si manifester son soutien à
la communauté juive est parfaitement respectable, par contre il est pour le
moins étrange que des ‘’ marcheurs pour Jésus’’ manifestent leur soutien à
Israël. Tout un chacun connaît le peu de cas qu’Israël fait du droit
international en général et des droits de l’homme en particulier. Et je n’ai
pas souvenir que dans les Évangiles, Jésus ait manifesté son soutien à un État
quel qu'il soit. Mais plus grave à mes yeux, c’est lorsque les marcheurs pour
Jésus mettent sur un même plan antisémitisme et antisionisme. Sera-il bientôt interdit de critiquer les
agissements répréhensibles de l'État d’Israël, sous peine d’être accusé
d’antisémitisme?
Je ne doute pas de la sincérité de
la majorité des marcheurs pour Jésus, mais je déplore que la ‘’marche pour Jésus’’ , qui aurait dû rester
apolitique, se soit ainsi engagée sur un terrain politique particulièrement conflictuel.
C’est regrettable et certainement pas dans l’esprit du Christ.
A la suite du passage au parti d'extrême-droite Rassemblement National de Marine Le Pen d'un élu de la Région AURA adhérent du Parti de Gauche (La France Insoumise), Andrea Kotarac, dans un article intitulé Passer d’un extrême à l’autre, une vieille tradition française, Patrick Aulnas, sur le site Contrepoints introduit son argumentation par deux exemples:
"Jacques Doriot (1898-1945), d’abord membre du Parti communiste, est exclu en 1936 et crée le Parti populaire français, parti de type fasciste. Il deviendra un ardent collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale et combattra sur le front russe avec le grade de lieutenant de la Waffen-SS. Le philosophe Roger Garaudy (1913-2012) a lui aussi été pendant longtemps membre du Parti communiste, avant de se rallier au gauchisme autogestionnaire en 1968. Il est exclu du Parti communiste en 1970. Il devient ensuite un adepte très actif des thèses écologistes avant de dériver complètement : conversion à l’islam, antisémitisme et négationnisme."
Les deux exemples marquants que l'auteur a trouvé sont donc deux communistes. En quoi les communistes furent-ils des "extrémistes", le lecteur ne le saura pas, c'est tellement évident sans doute pour l'auteur qu'il n'est nul besoin d'expliquer.
Réunir dans un même opprobre le fasciste, traître et complice des bourreaux nazis Doriot et le résistant et déporté Garaudy, estimer que l'autogestion relève du "gauchisme", faire des défenseurs de l'écologie des "adeptes" (le mot à une connotation en rapport avec les sectes), classer dans les dérives une "conversion" religieuse (qui n'existe d'ailleurs pas puisque Garaudy a toujours refusé que l'on qualifie ainsi son cheminement spirituel), voilà qui relève pour le moins de l'approximation, et nuit gravement à la mémoire de Roger Garaudy.
Passons sur la référence à la condamnation pour antisémitisme et négationnisme; les habitués de ce blog savent qu'une décision de justice injuste (lisez la défense de Garaudy, pour juger par vous-mêmes), prise grâce à une loi de circonstance et portant sur un seul des dizaines d' ouvrages de Roger Garaudy, ne fait pas biographie de la vie d'un homme.
Ni l'autogestion, ni l'écologie, ni l'islam ne relevant d'un quelconque "extrêmisme", pas plus que le communisme, Garaudy est donc un bien mauvais exemple du passage d'un extrême à l'autre. Toute sa vie a au contraire été marquée par la fidélité à la fois à Marx et à Jésus par-delà les communautés qui furent les siennes et la recherche permanente des voies de l'émancipation des hommes, du dialogue des civilisations et des cultures. Le contraire des idéologies nationalistes, fascistes, racistes, xénophobes, le contraire d'un Doriot.
est décédée le 11 avril 2019 à NYONS.Après un recueillement au Funérarium du Grand Tilleul à Nyons, lors de la cérémonie du 23 avril 2019 au Crématorium "Le Coudoulet", à ORANGE, Françoise - sa fille - a dit un mot d'adieu:
Maman
Tu es née le
11 mai 1918 dans un petit hameau au fin fond du Tarn à CATONNIERES. Tu as
vécu à la ferme, et à 14 ans ta maman veuve ne pouvait t’élever. Tu as été
placée et les personnes qui t ont recueillie t’ont permis de passer le concours
de l’École Normale.
Grâce à eux tu es devenue institutrice ton
premier poste d’enseignante c’était à la
SOUQUE un tout petit village entre le TARN et l’Hérault. A quelques kilomètres
un jeune instituteur Maurice LAUTIER a lui aussi été nommé en 1940. Vous vous
êtes rencontrés, aimés et mariés, Jacques mon grand frère est né.
C'est la
guerre, dans la région, la résistance s’organise et Maurice intègre et dirige
un maquis FTPF. Quel courage tu as eu ! Tu étais agent de liaison, tu
promenais ton bébé et transportait des courriers, des armes, de la nourriture
pour le maquis. Mais le jour de la Libération, Maurice est mort au combat, il a
été assassiné par les allemands .Une douleur qui ne s’effacera jamais.
Ta vie de
militante a malgré tout continué, tu as dirigé un journal régional tu as été au
cœur de l’aventure de la verrerie ouvrière d’ALBI. En 1948, tu as participé activement à la
grève des mineurs de Carmaux pour les soutenir et aider leurs familles. Là tu
as rencontré papa un professeur de philosophie et député communiste du TARN.
Dans un de ses livres il a écrit : "En Paulette je retrouve un centre
solide, elle me cloue à l’essentiel, elle est la santé. Elle est mon ordre et
ma mémoire. Quand elle parle, il semble que sa bouche entre ouverte, aspire le soleil ".
Jean est né
en 1948 et moi en 1951. A cette date toute la famille et Mémé, ta maman, nous
sommes partis vivre en région parisienne à Chennevières-sur-Marne car papa a
été élu député de PARIS. Il était souvent, trop souvent absent pour toi, il
était professeur, militant, responsable politique. Toi tu as dû tout porter sur
tes épaules : Les finances étaient maigres, et tu as dû gérer 3 enfants, les maladies, le
secrétariat de papa et ton travail d’institutrice qui te passionnait. Ce sont
des centaines et des centaines d’enfants à qui tu as appris à lire. Beaucoup
n’ont jamais oublié leur "maîtresse d’école", adultes certains sont même
revenus te voir.
Quand tu as
pris ta retraite, toute seule tu as appris
a écrire à la machine pour déchiffrer, taper, corriger les livres de
papa, tu répondais aux courriers, classais et rangeais la bibliothèque. Tu as
partagé avec lui une vie passionnante, hors du commun, mais éprouvante pour ta
vie de femme. Il t’appelait "mon soldat inconnu", c’est plus que mérité.
Vos
dernières escapades à plus de 85 ans : l’Afrique du sud pour rencontrer
Mandela et le Chili où vous avez été invités par la communauté d’EMMAUS, de
beaux souvenirs tu en parlais encore souvent.
Tu l’as
accompagné, soigné, soutenu jusqu’à sa mort en 2012, il avait 99 ans. Deux ans
après tu es tombée, un séjour à l’hôpital et puis ... Nyons tu avais 96 ans.
Là, tu as été entourée et soignée très chaleureusement par une équipe
formidable.
Je ne peux
terminer sans parler de ton jardin, de ton magnifique jardin. Il y avait au
moins une centaine de rosiers, des couleurs flamboyantes à chaque saison avec
toutes les fleurs, les haies, les arbres dont tu t’es amoureusement occupés.
La maison
s’appelait ‘’le clos des roses ‘’personnes ne repartait sans un bouquet!
Au revoir
notre maman, mère courage, femme exceptionnelle.
Des milliers, des millions de personnes, souvent des malheureux, des pauvres et des brigands, ont construit, animé, habité, prié dans ce lieu. On y a aimé, parfois bien parfois mal, Dieu et les hommes, on y a étudié, on y a construit un pays. Ses cloches ont sonné aux malheurs et aux bonheurs du peuple. Etre triste de sa destruction partielle c'est être en empathie avec tous ceux-là, d'hier et d'aujourd'hui. C'est nous aimer nous-mêmes dans une image grandiose, de souffrance, de sacrifice et de fierté, de notre histoire. L'heure viendra de chercher les causes de l'accident; aujourd'hui il est permis d'être juste triste et de l'assumer , sans que nous voyions opposer à cette tristesse (comme cela apparait déjà sur les "réseaux") les drames humains innombrables qui jonchent effectivement la planète.
Dans la nuit du 11 au 12 avril 2019, Paulette est décédée. La cérémonie de crémation aura lieu le mardi 23 avril à 10h30 au crématorium d'Orange. Roger Garaudy, qui fut son camarade de parti, son compagnon et son époux, à qui elle fut liée - en dépit des vicissitudes inévitables d'une vie - par tous les pores de son humanité, lui a notamment consacré un chapitre de ses Mémoires. en voici de larges extraits où se nourrissent l'un l'autre, comme dans la vie, l'ardeur de l'espérance militante et la tendresse d'un amour.
Pendant les Nuits de France Culture, plus précisément celle du vendredi 9 au samedi 10 novembre 2018 de 2h56 à 4h51.
Deux heures pour comprendre - La danse contemporaine (1ère diffusion : 19/02/1976) Par Claude Hudelot - Avec Susan Buirge, Françoise Ferly, Anne-Marie Reynaud, Odile Azagury, Daniel Dobbels, Robert Wood, Georges Léon et Roger Garaudy Avec les voix de John Cage, Merce Cunningham et Martha Graham
Le père Robert Chave, créateur de Foi et Culture, vient de mourir à l'âge de 94 ans. Ordonné plus jeune prêtre de France à Avignon en 1947, il avait connu, dès le début de l'aventure du festival d'Avignon, Jean Vilar et avait initié ces rencontres Foi et culture.
Il venait d'avoir 94 ans, le 26 juillet dernier. Né à Avignon, quartier des Rotondes, il est ordonné à 23 ans, plus jeune prêtre de France. La même année, 1947, il rencontre Jean Vilar, le patron du TNP (Théâtre national populaire) qui invente La Semaine des Arts d'Avignon qui deviendra le festival et durera un mois. Un compagnon de route qui marquera à jamais sa vie.
Le lien entre théâtre et liturgie
Robert Chave, crée en 1971 les Rencontres Foi et Culture pour voir le lien entre théâtre et liturgie, faciliter le dialogue entre l'église et les créateurs, metteurs en scène et comédiens qu'il invite chaque été. Avec son ami, le Chanoine Georges Durand, amateur de musique, qui lance Les messes du festival en juillet à Avignon, il participe également au rendez-vous annuel du Jour du Seigneur, la messe diffusée en direct des Chorégies d'Orange.
Engagé, proche des gens, même de ceux qui ne croient pas en Dieu, il se promène dans les rues d'Avignon en chemisette blanche avec son éternel cartable à la main. En 1979, lors de la démission fracassante de Paul Puaux, le bras droit de Jean Vilar, il organise un débat avec le communiste Roger Garaudy....
...Ses obsèques auront lieu ce samedi 1er septembre, à 10 h, à la Métropole Notre-Dame des Doms à Avignon.i
Prof. Dr. Dr. Roger Garaudy (1913-2012), wurde in Marseille als Sohn eines Buchhalters geboren. Er besuchte das Lycée Henri IV. und die Faculté des Lettres in Paris. Seine Studien schloss er mit der Lehrbefähigung für das Fach Philosophie und der Promotion 1953 mit der Dissertation „Die materialistische Erkenntnistheorie (deutsch Berlin 1960)“ an der Universität Sorbonne zum Dr. des Lettres ab. Anschließend schrieb er seine zweite Doktorarbeit 1956 „Die Freiheit als philosophische und historische Kategorie (deutsch Berlin 1959)“ in Moskau. Nach 30 Monaten in einem deutschen Konzentrationslager gelang Garaudy die Flucht nach Frankreich. Seit 1933 Mitglied der Kommunistischen Partei, gehörte er den beiden verfassungsgebenden Versammlungen von 1945 bis 1946 als Abgeordneter der KPF an. 1946 bis 1951 und dann wieder von 1956 bis 1958 war er Abgeordneter des Wahlbezirks seine in der Nationalversammlung, deren Vizepräsident er von 1956 bis 1958 war. Von 1951 bis 1955 war Garaudy Korrespondent des Parteiorgans „L´Humanité“ in der Sowjetunion.
Seit 1965 widmete er sich als Professor für seine Lehrtätigkeit an der Universität Poitiers für Philosophie und Kunstgeschichte sowie als Direktor des „Centre d´Etudes de Recherches Marxistes“ in Paris. Im selben Jahr nahm Garaudy in Salzburg und 1968 in Marienbad an den Diskussionen der Paulus-Gesellschaft teil und hielt viel beachtete Referate über den Marxchen Atheismus als revolutionären Humanismus. Von 1961 bis 1970 war er Mitglied des Politbüros der KPF. Nach dem XX. Parteitag der KPdSU (Februar 1956) machte sich Garaudy zum Wortführer des „Reformkommunismus“, kritisierte 1953 auf künstlerischem Gebiet den „sozialistischen Realismus“ und setzte sich für die Anerkennungen der Kunst eines Picasso, Kafka und Saint- John Perse ein. 1966 forderte er in „Marxismus im 20. Jahrhundert“ die Erneuerung humanistischer Werte, nachdem er bereits ein Jahr zuvor die Vorstellung der „endlichen Liebe Christi“ als „schön“ bezeichnet hatte. Während ihn die französische Presse weiterhin als „Chefideologen“ der KPF bezeichnete, nannte ihn die CSSR einen Renegaten, Apostaten und Verräter am Marxismus“. Er wurde 1970 wegen seines Engagements für den Dialog zwischen Christen und Marxisten sowie wegen seiner öffentlichen Kritik zum Einmarsch der Truppen des Warschauer Paktes in die CSSR aus der KPF ausgeschlossen. 1981 war er Präsidentschaftskandidat der französischen „Alternativen“ und „Grünen“. Zudem war er jahrzehntelang Direktor des „Instituts für den Dialog der Zivilisationen“ in Paris.
Garaudy veröffentlichte mehr als 60 Bücher, die zum Teil in über 40 Sprachen übersetzt wurden. Die wichtigsten Veröffentlichungen davon sind: Gott ist tot (1965); Der Dialog oder Ändert sich das Verhältnis zwischen Katholizismus und Marxismus? (1966); Marxismus im 20. Jahrhundert (1969); Kann man heute noch Kommunist sein? (1970); Menschenwort (1976); Das Projekt Hoffnung (1977); Plädoyer für einen Dialog der Zivilisationen (1980); Die wiedergefundene Liebe (1981); Aufruf an die Lebenden (1981); Biographie des 20. Jahrhunderts. Ein philosophisches Testament (1985); Avons-nous besoin de Dieu? (Brauchen wir Gott?, 1993); Verheißung Islam (1994); Die Gründungsmythen der israelischen Politik (1996); Le mythe américain (Der amerikanische Mythos, 2001); Le terrorisme occidental (Der okzidentale Terrorismus, 2004).
Auszeichnungen: Kriegskreuz 1939-45, Deportationsmedaille. Für sein literarisches Werk wurde Garaudy mit dem „prix des deux magots“ (1980) ausgezeichnet. Ehrendoktorwürde des philosophischen Instituts der Akademie der Wissenschaften der UdSSR.
„Roger Garaudy ist der
Verkünder einer Zukunft mit menschlichem Gesicht!
Man kann sich gar nicht vorstellen, wie viele Menschen sich heutzutage an
Garaudy orientieren“
JÜRGEN MOLTMANN,EVANGELISCHER THEOLOGIEPROFESSOR
“
„Roger
Garaudy ist eine der schillerndsten Gestalten unter Frankreichs Intellektuellen“
DER
SPIEGEL
“
„Garaudys
ganzes Werk als Schriftsteller und Philosoph bezeugt seine analytische Strenge
und unbestechliche Lauterkeit seiner Absichten. Es macht ihn zu einem der
wichtigsten Denker unserer Epoche“