26 mai 2017

Du Hadith. 1/ De la femme



Du Hadith ( Parole du Prophète Mohamed)
Allah est Beau et  Il aime la beauté

De la femme

- Les femmes sont les sœurs des hommes, ne trompez pas vos sœurs !
-Mes  préférences sont trois : le parfum, les femmes et la prière, prunelle de mon œil.
-Le mariage est protection.
- La meilleure des jeunes filles pour le prétendant est celle qui a la   beauté et celle qui  a la richesse   et celle qui a la  piété.  Choisis celle  qui a la piété,  dans la difficulté   elle   sera ton soutien.
-Nul ne peut contraindre  une femme au mariage, son  consentement est de droit divin.
- La femme est une côte si tu la redresses, elle se brise.
- Les femmes sont  des bouteilles,  soyez doux avec les bouteilles !
- Le Paradis est sous les pieds des mamans.
- Le plus réprouvé des droits,  c'est le divorce.
-Vos femmes sont un champ pour vous, prenez-les comme  il vous est autorisé de le faire  et  avec les préliminaires d'usage.
- La femme est responsable de ses enfants, de ses obligations maritales et doit respect à sa belle famille, au possible,  le reste est commun au couple.
- Le hidjab est l'habit de la décence.
-Etc...
Traduction Djouher Khater
A SUIVRE

25 mai 2017

Le dialogue entre chrétiens et marxistes à Genève (1968)




Du 8 au 11 avril 1968, s'est réuni, convoqué à Genève par le Département Eglise et Société du Conseil oecuménique des Eglises, un colloque regroupant des chrétiens (catholiques, orthodoxes, protestants) et des marxistes, invités à titre personnel et n'engageant pas officiellement leurs communautés respectives. Ils venaient de pays de l'Est, de l'Ouest et du Tiers-Monde. Le thème discuté sous l a présidence du pasteur Georges Casalis, professeur à la faculté de théologie de Paris, était « Tendances dans la pensée chrétienne et marxiste sur l'humanisation du développement technique et économique »5 La rencontre avait pour but d'offrir une assise internationale au dialogue en cours dans différents pays et continents, et d'aider â un approfondissement de la compréhension mutuelle.
Les entretiens ont porté sur les formes de la déshumanisation, de la violence (celle du désordre établi et celle de la lutte contre ce désordre),de l'action révolutionnaire, notamment dans la perspective, très vigoureusement présentée, du Tiers-Monde, ainsi que sur les formes de la démocratisation. Ils ont souligné la part qu'apportent les uns et les autres à la compréhension de la situation mondiale et dans les actions à
mener à court et à long terme, notamment pour la liberté, la justice et la paix.

De l'avis des participants, le colloque a ouvert de nouvelles perspectives au dialogue. Tout en prenant acte de la valeur du travail accompli jusqu'ici au niveau théorique, et qui doit être poursuivi, la nécessité est apparue en effet de relier ce travail aux aspects pratiques des problèmes de notre temps, en faisant appel notamment à l'apport des sciences humaines.
Du point de vue théorique, un certain recul des intégrismes et des dogmatismes a permis de définir clairement des zones de convergences et de préoccupations communes, notamment sur les problèmes économiques, sociaux et politiques qui relèvent d'une critique et d'une recherche scientifique communes, et de poser en termes nouveaux la question de leurs divergences.
Pour graves qu'elles soient, ces divergences ne semblent pas avoir un caractère définitivement irréductible à tous les niveaux. Les divers participants ont été d'accord pour reconnaître la nécessité d'en cerner exactement l'extension, afin de voir dans quelle mesure elles pourraient être délimitées.

Du point de vue pratique, la grande majorité des participants, chrétiens ou marxistes, se sont accordés à reconnaître que l'oppression économique, culturelle, politique et militaire par les puissances impérialistes alliées aux oligarchies nationales, dans diverses parties du monde constitue la forme la plus généralisée de déshumanisation, et qu'on ne saurait parler d'humanisation sans se solidariser activement avec la lutte nationale de libération des peuples opprimés, dont l'exemple le plus significatif à l'heure actuelle est donné par le peuple vietnamien.
Quelques-uns ont contesté cette analyse de la situation internationale,l'estimant par trop idéologique.

Les participants ont été unanimes à souhaiter l'élargissement du dialogue, en particulier par la présence de représentants des jeunes générations, et sa diffusion, notamment par l'action de chacun dans sa propre communauté.
Des décisions ont été prises, visant à assurer la poursuite du travail entrepris.

Voici la liste des participants :

MARXISTES
M. Anouar Abdel-Malek, France, sociologue; M. Manuel Azcarate,France, rédacteur de ""Réalidad"; Professeur Roger Garaudy, France, professeur de philosophie; M. Vitezslaw Gardawski, Tchécoslovaquie professeur de philosophie; Professeur Walter Eollitscher, Autriche; M.E. Jouhy, France,directeur du Foyer international d'Etudes françaises; M.James Kiugmann,Grande-Bretagne, rédacteur de « Marxista Today »; professeur Josef Lukacs,Hongrie, rédacteur de "Vilagossag"; M. Milan Machovec,Tchécoslovaquie,professeur de philosophie; M. Ylena Marculeseu, Roumanie, chargé de cours en philosophie; M. André Moine, France.

CHRETIENS
Paul B. Andersen, Etats-Unis, rédacteur de « Religion in Communist Dominated Areas » ; Sergio Arce, Cuba, théologien; R.P. Paul Blanquart,0P,France; M. Alexy Bouevsky, U.R.S.S.; Georges Casalis, France, président, professeur de théologie; R.P. Georges Cottier,0P, Suisse;M.Karold Ditmanson, Etats-Unis, professeur de théologie; Rev. David L. Edwards, Grande-Bretagne,théologien; R.P. Bernard Gardey, 0 P, France, rédacteur de "Signes du Temps"; R.P. Giulio Girardi, SDB, Italie; M. José Maria Gonzalez Ruiz, Espagne; Pasteur Earmati, Hongrie, Fédération luthérienne mondiale; Père George Khodr, Liban; théologien; Professeur J.M. Lochmann, Tchécoslovaquie, professeur de théologie; M. Gyula Nagy, Hongrie, professeur de théologie; Julio ÇNeffa; Rev. Paul Oestreicher, Grande-Bretagne, secrétaire au Conseil britannique des Eglises; Rev. Milan Opocensky, Tchécoslovaquie, membre du personnel de la Fédération universelle des Associations chrétiennes d'Etudiants;Professeur Julio de Santa Ana, Uruguay, secrétaire du Centre d'Etude du Rio de la Plata, Section Uruguay; Rev. Swailem Sid Hom, Kenya, directeur de la Conférence de Limuru et Centre de Formation; M. Martin Stoehr, Allemagne de
l'Ouest, théologien; M. A.K, Thampy, Inde, homme d'affaires; Rev.;Karoly Toth, Hongrie, Département des Affaires extérieures du Synode général de l'Eglise réformée de Hongrie; pasteur André Trocmé, Suisse; M. Charles C. West, Etats-Unis, professeur d'Ethique chrétienne. Séminaire théologique de Princeton; Mgr Lëopold Ungard, Autriche, président de Caritas-Autriche; Père Paul Verghese, Inde, principal du Séminaire théologique orthodoxe de Kottayam Kerala.

PERSONNEL DU COE
Pasteur Paul Abrecht, Etats-Unis; Pasteur Ans van der
Bent, Hollande; pasteur David Gill, Australie; Pasteur Albert van den Heuvel,Hollande; Pasteur Walter Hollenweger, Suisse; Pasteur Ernst Lange, Allemagne de l'Ouest; et pasteur Lukas Vischer, Suisse.


WORLD COUNCIL OF CHURCHES INFORMATION (Extraits du CR du 16/04/1968)
150 R O U T E DE FERNEY
CH 1211 G E N E V A 20

24 mai 2017

Une lettre de Mohammed Talbi à Roger Garaudy (1988)

Sur Mohammed TALBI: http://www.jeuneafrique.com/434243/societe/tunisie-mohamed-talbi-dix-citations/

 Les personnes intéressées peuvent me demander (par le formulaire de contact, colonne de gauche du blog) de leur expédier par mail le fichier PDF de l'article auquel Mr TALBI fait allusion dans sa lettre: "Le rayonnement de la civilisation maghrébine: son impact sur la civilisation occidentale" (20 pages)

19 mai 2017

Suppression du compte Twitter

Le compte Twitter, peu fréquenté et en fait peu utile pour informer véritablement les lecteurs potentiels du blog, est désactivé à partir d'aujourd'hui. Pour me faire pardonner, quelques giroflées de mon jardin et la chanson qui va avec:


18 mai 2017

Sarcasme et bienveillance

Deux lettres reçues par Roger Garaudy (archives personnelles). La première, bienveillante, de Roger MUNIER. La seconde, plutôt sarcastique de Marcel CONCHE.



Roger Munier
 Le Lyaumont
 le 22
février 1988

Cher Monsieur
Je vous remercie vivement de m'avoir fait hommage de votre beau livre "A Contre-nuit", dont j'achève la lecture.
Je suis de ceux qui ont toujours pris très au sérieux votre aventure multiple, vos cheminements. Vous avez presque tout parcouru, et vous êtes un des rares, de ce fait, à pouvoir faire la gerbe. Dans la multiplicité des aspects qui vous composent, la plupart ont dû choisir, s'arrêter a l'un ou l'autre, pour fixer leur destin. Vous, au contraire, les avez rassemblés sans en exclure aucun pour l'essentiel, et voici que l'ensemble culmine aujourd'hui dans leur apaisement et leur silence, bruissant silence de ce livre.
Et même parvenu à ce point d'entente et d'harmonie, j'admire votre écoute de tant de voix que vous voulez accueillir. Vous avez atteint le Même et vous dites le Même: Dieu en Lui-même, en ses traces.
C'est un beau destin que celui-là, quand il est donné de pouvoir l'accomplir dans une parole de la qualité, de la hauteur de la vôtre. La "nuit" n'est pas si entière et sombre, qui peut permettre une telle annonce aux premières lueurs... Je suis tendu comme vous vers elles. Tout porte à penser qu'elles ne sont pas vague pressentiment, mais signe déjà précurseur. Votre cri, "à l'écoute du Dieu", est comme celui d'un Veilleur aux dernières heures qui précèdent le jour.
Il me serait très agréable de faire un jour, concrètement,personnellement votre connaissance. Cela pourrait se faire,n'est-ce pas ? J'en serais très heureux vraiment.
Croyez-moi, cher Monsieur, après ce livre surtout, mais avant lui déjà, vôtre et proche.

Roger MUNIER

16 mai 2017

La théologie de la libération de Gregory Baum



L’effet Baum
par Louis Cornellier



[Publié le 15 mai 2017 sur le site du journal "Le Devoir": http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/498809/lire-religieux-l-effet-baum]
 
« Je ne me considère pas comme un penseur important », écrit Gregory Baum en ouverture de son essai Et jamais l’huile ne tarit, dans lequel il expose son « parcours théologique ». Il a tort. Dans le paysage intellectuel québécois, ce théologien audacieux a joué un rôle indispensable depuis une trentaine d’années. Il n’a peut-être pas renouvelé en profondeur la pensée catholique internationale, mais sa contribution de « théologien pratique » de gauche a été précieuse. Baum n’a pas inventé la théologie de la libération, par exemple, mais il l’a intelligemment adaptée, dans Compassion et solidarité (Bellarmin, 1992), aux contextes canadien et québécois, nourrissant ainsi, en nos terres, un catholicisme de gauche très inspirant.
  Aujourd’hui âgé de 93 ans, « condamné à trois dialyses par semaine et à une surdité croissante », Baum continue, dit-il, de « mener, avec l’aide de Dieu, une vie intéressante, engagée et heureuse », habitée par « le paradoxe d’allier une vive inquiétude pour les autres et l’acceptation reconnaissante de la joie personnelle ». Le cheminement intellectuel qu’il raconte dans ce riche essai est passionnant.

  Bouleversements et engagements
  Né à Berlin en 1923 dans une riche famille d’origine juive mais de culture protestante, Baum fuit l’Allemagne de Hitler en 1939 et se retrouve en Grande-Bretagne. Interné dans ce pays en tant que ressortissant allemand, il est envoyé dans un camp au Québec, avant d’être libéré en 1942. Il vit ces bouleversements sans traumatisme. En 1946, détenteur d’une maîtrise en mathématiques d’une université américaine, il se convertit au catholicisme et entre peu de temps après chez les Augustins, puisque c’est sa lecture des Confessions qui l’a convaincu de faire le saut.
  Baum est ordonné prêtre en 1954, obtient un doctorat en théologie à Fribourg en 1956, revient au Canada en 1959, participe au Deuxième concile du Vatican et quitte la prêtrise en 1976, pour se marier avec une ex-religieuse, alors qu’il se sait homosexuel. Ses explications à cet égard s’avèrent plutôt décoiffantes. À partir de 1986, il enseigne les sciences religieuses à l’Université McGill, jusqu’à sa retraite en 1999, et collabore activement à la revue Relations, un engagement qui se poursuit toujours.
  Défenseur d’une « culture critique dans l’Église et dans la société » ainsi que partisan des « mouvements de changement social qui s’efforcent de réduire la souffrance humaine et de rendre la société plus agréable à Dieu », Baum, militant de Québec solidaire depuis sa fondation en 2006 et d’une souveraineté-association à la Lévesque, n’est pas un catholique reposant.
  Convaincu que « l’Église n’est pas une oasis de salut dans un désert de perdition » et que « le premier outil de la grâce, c’est la vie humaine », il adhère à la théologie de la kénose, selon laquelle Dieu se dépouille de sa toute-puissance dans la création pour laisser les hommes libres de contribuer à son oeuvre, et considère l’enfer non comme un lieu, mais comme « le dévoilement du potentiel d’autodestruction de l’être humain ».

  Pluralisme et radicalité
  Baum plaide aussi pour un pluralisme éthique et religieux sans relativisme (sa défense de l’oeuvre du controversé Tariq Ramadan ne laisse pas de surprendre) et fait de la lutte contre le « péché social », c’est-à-dire l’acceptation de structures ou de conditions sociales injustes, son combat principal. Quand il entend le pape François critiquer sans ménagement le capitalisme et reconnaître que le doute fait partie de la foi, le théologien applaudit.
  Admirateur des oeuvres de Maurice Blondel, du penseur de gauche non orthodoxe Karl Polanyi, des philosophes de l’École de Francfort — « difficiles à lire », admet-il — et de Fernand Dumont, qui, comme le pape François, préférait la Bonne Nouvelle à l’orthodoxie, Baum fait toujours de l’option préférentielle pour les pauvres, concept clé de la théologie de la libération née en 1968, sa boussole principale.
  Il y a eu, au Québec, et c’est ce qui fait l’importance de l’oeuvre, un effet Baum. Trop souvent, ici, le catholicisme est assimilé à une pensée ringarde, pépère et insignifiante. Par ses interventions solides et profondes dans le débat public, principalement dans les pages de Relations, Baum a témoigné, comme Jacques Grand’Maison avant lui, de la noblesse de la radicalité du message évangélique de justice et de dignité pour tous dans notre monde. C’est majeur.

Et jamais l’huile ne tarit
Histoire de mon parcours théologique, Gregory Baum, traduit de l’anglais par Albert Beaudry, Fides, Montréal, 2017, 280 pages. 

 Louis Cornellier 
Article entier sur:  http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/498809/lire-religieux-l-effet-baum

15 mai 2017

Signification des "Semaines de la pensée marxiste" (1964)






Roger GARAUDY - Directeur du Centre d'Etudes et de Recherches Marxistes
Extrait du journal Le Monde du 6 mars 1964. Archive personnelle de RG. Titre d'origine


 Au ST Mickaêl College à Toronto en 1965. Photo du haut: Roger Garaudy avec le Pr. Laurence Lynch, Soeur Marie Olga et Soeur Ste Philomena. Photo du bas: avec le Père G. Pilecki et le Pr. L. Dewart

11 mai 2017

Garaudy, le communiste (1933-1970). 4/ Une nouvelle conception du socialisme

Suite de http://rogergaraudy.blogspot.fr/2017/05/garaudy-le-communiste-1913-1970-3-le.html



Mon exclusion du Parti communiste en
1970.A la tribune du 19e Congrès
du PCF - Photo Bureau Sygma
février 1970, si douloureux qu'en fut le choc dans
ma vie personnelle, ne dévia en aucune façon mes réflexions et ma recherche. Elle me permit même —après le trouble profond des premiers mois, et avec le souci de n'avoir pas une mentalité d ' « émigré », se réjouissant des erreurs ou des fautes de la communauté dont il est exclu — d'approfondir mon analyse sur le rôle même d'un parti : est-il un stimulant pour la créativité de chacun ou au contraire un frein? Car c'est là le critère, à mon sens, de toute institution politique.
J'ai été écarté de la direction, puis du Parti,
pour mes désaccords sur trois points fondamentaux:
D'abord pour mon attitude en 1968, où, cherchant
à déchiffrer le sens de la révolte étudiante et à
découvrir le dénominateur commun entre les exigences
qui affleuraient dans leur bataille et les
revendications ouvrières, il me sembla que nous
trouvions, dans cette convergence, la possibilité d'un
approfondissement de la conception même de la
révolution socialiste : elle n'apparaissait plus seulement
comme « prise du pouvoir » et suppression de
l'exploitation de l'homme par l'homme, mais, selon
la visée de Marx et des grands utopistes qui l'ont
précédé, dépassement de l'aliénation fondamentale,
c'est-à-dire d'un ordre dans lequel l'immense majorité
des travailleurs (manuels et intellectuels) fait
l'histoire d'un autre. Exigence de faire sa propre
histoire. Et de ne pas la faire par procuration, par
délégation, par aliénation de son initiative, de sa
responsabilité, de son pouvoir de création aux
mains d'un élu ou d'un dirigeant. Mais faire de
chaque homme un créateur, un poète. Le Comité
central de Nanterre, en 1968, fut invité à rejeter
cette suggestion et la rejeta en effet. J'ai exploré ce
problème en 1972 dans mon livre L'Alternative.
Le deuxième point de désaccord porta sur le
programme même du parti, proposé au Comité
central de Champigny, puis dans- les thèses du
XIXe Congrès et qui, pour l'essentiel, inspira le
Programme commun de la gauche. Je le combattis
dès le Comité central de Champigny, puis au
Congrès, comme reposant sur une analyse périmée
du développement actuel du capitalisme, sur une
conception de l'unité conclue seulement au sommet,
sans être structurée à la base, et fondée sur des
compromis entre états-majors au lieu de reposer sur
une étude théorique fondamentale du « nouveau
bloc historique », enfin de donner du socialisme
une image étriquée, scientiste et économiste, au lieu
de le définir, comme Marx et comme Mao, à partir
d'une vue plénière de l'homme de notre temps.
Le troisième point de divergence surgit lors de
l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'Armée soviétique.
L'on rejeta alors ma position selon laquelle il
ne suffisait pas de condamner l'intervention, mais
d'en rechercher les causes profondes dans la
conception et les structures du Parti communiste de
l'U.R.S.S. d'où découlait un « modèle » de socialisme
qui était une perversion du marxisme et ne
correspondait nullement aux aspirations de notre
époque.
Le problème essentiel aujourd'hui, alors que la
« crise de l'énergie » a conduit à mettre en cause
nos modèles occidentaux de civilisation, est d'appeler
à une élaboration commune, à la base, à partir
de l'expérience de millions d'hommes et de femmes,
d'un modèle nouveau de socialisme répondant aux
exigences d'une époque où l'avenir n'est plus
dessiné en pointillé par le seul mouvement de
l'histoire passée, mais au contraire où nous disposons
de moyens d'une telle puissance qu'ils peuvent
conduire à l'anéantissement de la vie, et où nous ne
pourrons les maîtriser qu'en nous assignant de
nouvelles fins.

Roger Garaudy
Parole d’homme
Pages 87 à 127

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SELECTION D'ARTICLES

Archives Garaudy PDF sur Calameo

Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy