24 juin 2017

Afrique: "on peut être moderne sans être occidental"



FELWINE SARR : On peut être moderne sans être occidental.
La modernité occidentale a réussi dans sa version
Instrumentale, technologique, sur le terrain de la conquête
des libertés, du sujet, mais, sur le plan éthique et moral,
a échoué faute d'assigner des buts universalisables à son
projet. Fondamentalement, les sociétés produisent leur
propre modernité de manière endogène. Bien sûr, elles
sont en interaction, elles n'évoluent pas en vase clos.
Mais on n'est pas obligé d'adouber ou de reprendre les
catégories philosophiques de la modernité occidentale
telles qu'elles se sont déployées. Dans la modernité occidentale,
la raison est devenue le principe organisateur
du social contre les ancêtres, les dieux, la tradition, parce
qu'il fallait lutter contre les hégémonies venues de l'ordre
religieux, traditionnel. Dans d'autres espace», le rapport
entre tradition et invention du neuf ne s'est pas forcément
traduit dans cette opposition frontale: La tradition est un
capital symbolique que l'on peut réinterroger et que l'on
peut réinjecter dans un devenir à condition d'en retenir
ce qui est fécond. La tradition elle-même est changeante.
Ce n'est pas un corpus figé. On la réinvente. Pour faire
oeuvre de civilisation, il faut de la transmission, on ne
naît pas de soi-même. Et les sociétés transmettent une
matrice culturelle dans le temps, en la réarticulant. Cette
réarticulation intelligente ne s'oppose pas à la production
de la contemporanéité et de la modernité.

ENTRETIEN RÉALISE PAR
Ecrire l’Afrique-Monde sous la direction d'Achille Mbembe -
et Felwine Sarr, Philippe Rey éd., 2017.384 pages, 20 euros.

>> Lire dans l’Humanité datée du vendredi 23 samedi 24 et dimanche 25 juin l’entretien intégral >>

23 juin 2017

Le marxisme et l'art. 3/ Du mythe à l'art. Par Roger Garaudy



In "Comment l'homme devint humain", Roger Garaudy, Ed JA

Le mythe ainsi conçu n'est donc pas le contraire
du concept. Il est le concept en train de naître.
Parce que l'art, par la construction de mythes,
est une forme exemplaire de l'acte créateur de
l'homme bâtissant l'avenir de l'homme, l'élaboration
d'une esthétique n'est pas pour le marxisme
un luxe.
 C'est pourtant une entreprise difficile, car les
fondateurs du marxisme, Marx et Engels, n'ont pas
élaboré systématiquement les principes d'une esthétique.
L'on peut seulement trouver dans leurs
oeuvres des jugements sur telle ou telle oeuvre d'art
en particulier et, chemin faisant, quelques remarques
de méthode. Ce sont là des éléments précieux
mais il ne suffit pas de les mettre bout à bout pour
constituer une esthétique marxiste. Cette méthode
scolastique d'accumulation de citations reliées par
des déductions selon les lois de la logique formelle
ne nous permettrait pas de nous orienter à l'étape
actuelle du développement des arts.
Il faut donc procéder autrement pour donner au
marxisme, dans le domaine des arts, un développement
créateur.
Une brève indication de Marx nous rappelle
seulement que pour aborder ce problème dans une
étude systématique il comptait partir de l'esthétique
de Hegel en lui appliquant la même méthode
de critique qu'il a appliquée à la philosophie hégélienne
en général.
Le point de départ de nos réflexions ce ne peut
être que les principes de la philosophie marxiste
pour y découvrir le point d'insertion d'une recherche
en esthétique.
Il ne s'agit pas d'une question subalterne, mais
Idem ci-dessus
d'une réflexion sur l'esprit même du marxisme et dont les conclusions ont des conséquences capitales en ce qui concerne son interprétation fondamentale.
Le problème de l'art est avant tout celui de la
création, et c'est pourquoi toute déformation mécaniste ou idéaliste, toute conception dogmatique de l'acte créateur aura en esthétique des conséquences
immédiatement perceptibles.
La conception de l'esthétique est ainsi la pierre de touche de l'interprétation du marxisme.


Roger Garaudy
Extrait de "Marxisme du 20e siècle"                                      A SUIVRE

22 juin 2017

Un dictionnaire historique de la Théologie de la Libération

par Jacques Berset

Le tout premier “Dictionnaire historique de la théologie de la libération” vient de paraître aux Editions Lessius, à Bruxelles. Ce compendium de plus de 650 pages apparaît dans un contexte de réalités socio-culturelles et économiques mondialisées, alors que la théologie de la libération (TdL) est née en Amérique latine dans le climat d’effervescence révolutionnaire des années 1970.

La TdL, qui vise une libération intégrale de l’homme, semblait s’être depuis longtemps étiolée, mais cet ouvrage la remet sous les projecteurs. Ce nouveau Dictionnaire montre que l’évolution de la TdL est toujours en cours. Développée à ses débuts par le prêtre et théologien péruvien Gustavo Gutiérrez, à qui l’on attribue la paternité de cette approche théologique élaborée au contact des plus pauvres et avec leur participation, la TdL s’est entretemps largement diversifiée.

L’option préférentielle pour les pauvres

Une bonne centaine de spécialistes de 28 nationalités ont collaboré à l’élaboration de ce dictionnaire qui comporte 280 entrées. Ces entrées sont les thèmes phares, les pays et les personnes, que ce soient les théologiens qui ont théorisé la TdL et les acteurs qui s’en sont inspirés et l’ont mise en pratique. Pour les auteurs de l’ouvrage, la TdL est une des rares théologies qui a toujours voulu agir sur l’histoire des peuples.
Un large panorama de la TdL, des origines à nos jours, clôture l’ouvrage, rédigé sous la direction de Maurice Cheza, spécialiste des théologies du tiers-monde, Luis Martínez Saavedra, spécialiste de la TdL en Amérique latine, et Pierre Sauvage, spécialiste de la TdL en Amérique latine et de sa réception dans le monde occidental. Ils ont notamment bénéficié de l’assistance d’Alzirinha Rocha de Souza, spécialiste de la TdL au Brésil, et de Caroline Sappia, spécialiste de la TdL en Amérique du Sud et de sa réception dans le monde francophone.
On découvre au fil des pages que la TdL aborde depuis des décennies, toujours à partir de l’option préférentielle pour les pauvres, des problématiques longtemps laissées dans l’ombre. Elle traite de l’émancipation de la femme, des populations noires et indigènes, et de la question de la sauvegarde de la création, à savoir l’écologie, en abordant de ce fait de nombreux angles de vue.

>> LIRE ICI L'ARTICLE EN ENTIER >>

21 juin 2017

Le marxisme et l'art. Par Roger Garaudy. 2/ Le mythe (suite)



Pour un marxiste le mythe ne peut être conçu
seulement comme un rapport à l'être, mais comme un appel à faire. Le symbole ne renvoie pas à un être enveloppant en lequel nous vivons, nous nous mouvons et nous sommes. Il est le langage de l’exigence. Il nous révèle non une présence mais une absence, un manque, un vide qu 'il nous somme de
combler.
Ce troisième système de signalisation est essentiellement poétique  au sens le plus fort du mot :création continuée de l'homme par l'homme.
C'est en ce sens que le marxisme interprète comme langage de l'existence et de la transcendance
les grands mythes de l'art comme de la religion.Ces mythes portent témoignage de la présence active, créatrice, de l'homme, dans un monde toujours
en naissance et en croissance. Chaque grande
oeuvre d'art est l'un de ces mythes. Ce qu'en eux,
de Cervantes à Cézanne, ou de Paul Klee à Brecht,
l'on appelle « déformation » du réel est en réalité
image mythique du réel.
Lorsqu'une nature morte de Cézanne ou une
oeuvre de Paul Klee, nous donne le sentiment d'un
équilibre prêt à se rompre et qui ne semble retenu
au bord de la catastrophe que par l'acte majeur de
l'homme, la composition de l'artiste, nous avons
là l'expression plastique de cette vérité inépuisable
que le réel n'est pas un donné amis fine tâche
à accomplir. Elle est un rappel ou un éveil de responsabilité,
un rappel de ce qu'est l'homme : un
créateur, et de ce qu'il peut. Tel est le sens de
l'axiome de Stendhal : " L a peinture n'est que de
la morale construite. " (Histoire de la peinture
italienne, p. 338)

19 juin 2017

Le marxisme et l'art. 1/ Le mythe. Par Roger Garaudy



Le point de départ du marxisme [...]
c'est l'acte créateur de l'homme.
C'est aussi son point d'arrivée : faire de chaque homme un homme, c'est-à-dire un créateur, un «poète».
Pichette. Le Poète blessé. Hommage à
Guillaume Apollinaire. 1947. In La
peinture abstraite et l'oeuvre de James Pichette

de Roger Garaudy



Comment alors peut se situer la création artistique dans le développement de l'acte humain du travail, de la création continuée de l'homme par l'homme ?
Comment le mythe peut-il être une composante de l'action pour transformer le monde?
En passant de l'utopie à la science le socialisme, nous l'avons souligné, n'a pas détruit le rêve : il lui
a seulement donné un fondement scientifique et
une technique efficace de réalisation.
« IL faut rêver », disait Lénine, qui savait que le mythe est de la vie en acte.



16 juin 2017

Paz y Amor: hommage au camarade Padre Miguel

Le Père Miguel d'Escoto Brockman, camarade nicaraguayen de la paix et des libérations nationales, nous a quittés le 8 juin dernier. Ingénieur civil et prêtre catholique, Miguel d'Escoto Brockman devint en 1979 ministre des Affaires Etrangères du Nicaragua débarrassé alors de la dictature de Somoza, poste qu'il tiendra jusqu'en 1990.
Il deviendra par la suite le 63ème président de l'Assemblée Générale des Nations Unies. Le texte d' d'hommage en espagnol souligne notamment que c'est en cette qualité qu'il défendit alors l'indépendance politique "d'une petite nation  d'agriculteurs faisant face à l'Empire le plus puissant du monde". On notera qu'à la même époque (nous sommes alors dans les années 80), le président Daniel Ortega répondait alors ironiquement aux médias anticommunistes que oui, effectivement, l'Union Soviétique avait envahi le Nicaragua: "avec des tracteurs…" 
Le Vatican d'alors, également anticommuniste, exerça sur Padre Miguel des pressions vidant à le pousser à quitter de telles fonctions. Puis, devant la volonté inébranlable de l'intéressé à continuer à défendre les luttes révolutionnaires en Amérique Latine et ailleurs, et surtout les principes du sandinisme, il fut carrément sommé par les mêmes autorités papales de ne plus donner la messe... Ce ne sera que seulement, en 2014, qu'une telle mise au ban sera finalement levée…
Les textes d'hommage en espagnol et en anglais soulignent combien le camarade Miguel fut un militant anti-impérialiste intransigeant, partisan du non-alignement et avocat remarqué de la révolution cubaine, de la révolution iranienne et de la Jamahiriya Libyenne.
Dans le cas particulier de la Grande Jamahiriya Libyenne, Arabe, Populaire et Socialiste, nous, Tunisiens, n'oublierons jamais sa voix unique au monde  qui, en 2011, s'était particulièrement distinguée par sa dénonciation sans fard et en haut lieu, de l'agression inouïe de l'OTAN contre le petit Etat pacifique et prospère africain voisin du nôtre.
Nous nous joignons avec le personnel de Tortilla con Sal à la méditation de l'une des prières de Père Miguel (datée de 1984):
Aimer la vie, c'est s'y risquer.
La vivre pleinement, c'est accepter d'être prêt à la perdre;
En l'offrant intégralement à la solidarité…

[Mail reçu des Pacifistes de Tunis (canal historique)]

15 juin 2017

Cécile Angrand, une statue

La force des tempêtes - Cécile et Épicure (1)



par Jean-Baptiste Kiya - 15 juin 2017- Source:http://www.temoignages.re/chroniques/c-en-est-trope/la-force-des-tempetes-cecile-et-epicure-1,89880

Cours de philosophie (Définition de la philosophie, Le problème fondamental de la philosophie, L’idéalisme, Le matérialisme) par Cécile Angrand, éditions Sociales.
Agrégée de l’université – elle se targuait d’avoir été l’une des premières à l’être en philo-, elle fut l’auteure en 1945-46 de quatre plaquettes aux Éditions Sociales dans la série des « Cours de l’Université nouvelle ». Une entrée au Dictionnaire du mouvement ouvrier et social, le Maitron, indique qu’elle avait « milité sous l’Occupation avec Jeanne Gaillard et contribué à la parution clandestine de L’Université libre ».
Fondées au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les Éditions Sociales furent sur une quarantaine d’années la principale maison d’éditions du Parti communiste français.
Les Cours de l’Université Nouvelle visaient dès la Libération à faire « Apprendre pour mieux servir la France et son peuple », il s’agissait d’une université populaire qui prodiguait des cours libres dans les salles de réunion parisiennes. Cécile en était membre, au côté de Roger Garaudy, de quelques autres. Parmi le comité de patronage, figuraient deux prix Nobel : Paul Langevin et Frédéric Joliot-Curie, dans cette liste les noms d’Henri Wallon, et de Marcel Prenant.
Rédactrice du 1er fascicule à être tiré, celui-ci porte pour titre : « Cours de philosophie : Définition de la philosophie, Le problème fondamental de la philosophie, L’idéalisme, Le matérialisme » (juxtaposition à valeur adversative), la jeune professeure de philo fut inscrite, en avril, sur la liste d’Union patriotique, républicaine et antifasciste présentée par le Parti communiste, liste qui rassemblait « des militants de la résistance. » Elle s’était présentée sur le 3e secteur de Paris, à savoir les « quartiers riches ». Cela est omis de la part du Maitron, pourtant ces élections municipales de 1945 étaient les 1ères élections depuis la fin de la guerre, les premières aussi où les femmes faisaient usage de leur droit de vote. Le PCF l’emporta sur Paris avec 32 % des votants devant la SFIO.
Acheter le livre
L’année suivante, Cécile signa un 2e fascicule des Cours de l’Université nouvelle en collaboration avec Roger Garaudy, jeune député communiste du Tarn : ce fut le « Cours de philosophie : Les origines françaises du matérialisme, 1. Descartes, 2. Les origines françaises du matérialisme dialectique, 3. Diderot et les origines françaises du matérialisme (par Garaudy) ».
L’écrivain Pierre Gripari, en 1989, m’indiquait avoir entendu son prof de philo de khâgne d’Henri IV, Ferdinand Alquié, s’exclamer – ce devait être en 44- : « Madame Angrand se fout du monde ! » par le fait qu’elle faisait de Descartes un matérialiste. Lui ayant rapporté ce mot, alors, elle s’est mise à sourire et balaya d’un revers de main comme on chasse une mouche : « Une erreur de jeunesse »… Mot qui mit en joie le conteur : « Oh, la charmante dame ! »…
Elle ne m’expliqua, pourtant, en rien ce reniement. Je regrette encore de ne pas lui en avoir prié de m’en fournir.
En 46 toujours, parut le fascicule III : « Le Matérialisme dialectique de Marx et Engels, les lois de la dialectique ».
Un fascicule IV le suivit de près, en collaboration avec Garaudy avec pour titre : « Le Matérialisme historique, Les principes du matérialisme historique, Les lois de l’histoire (par Garaudy) ».

La notice du dictionnaire précise que Cécile Angrand se présenta cette année-là aux élections législatives du 10 novembre sur la liste des candidats communistes dans la 1ère circonscription de la Seine. Il est indiqué qu’elle figura aussi sur la liste du Parti communiste d’Union républicaine et résistante en 5e position en 1951 », alors que divorcée, elle s’était remariée dès 48 avec un directeur commercial.
Et puis plus rien. Aucune marque de représentation politique, ni de publication pendant 31 ans, jusqu’en 1979, où sous la sollicitation d’anciennes élèves, elle participa à un numéro de la revue féministe « Sorcière » (n°18).
Faut-il dire que la presse de l’époque épluchée montre qu’avant la rédaction des plaquettes, début 1938, elle avait rédigé un texte, « Les jeunes filles et le choix d’une profession », pour la Revue de France, où elle affirmait déjà son féminisme.
Sans doute le divorce avec l’historien Pierre Angrand l’avait-elle éloignée de la sphère politique ainsi que de toute volonté éditoriale.
Les archives du Colonel Fabien n’ont rien conservé de cet engagement communiste.
Le rédacteur de la notice du Maitron, Claude Pennetier, précise : « Issue d’une famille de petits fonctionnaires, elle était fille d’un professeur au petit lycée et d’une mère professeure de musique » (de piano). Milieu protestant austère. « Elle enseigna au lycée de jeunes filles de Bourges (Cher) où elle se maria le 26 juin 1931 avec Pierre Angrand, professeur dont elle partageait le militantisme communiste. Ils eurent deux enfants. »
Sur la page de garde de « Souvenirs romantiques » de Théophile Gautier, imprimé en 1929, daté par son propriétaire de mai 1930, le futur mari de Cécile reprenait une note de stage de 1927 : Melle Joint (future Madame Angrand) « sera dans l’enseignement une personnalité de haute valeur ». Cécile aidera son mari plusieurs années durant (en 1933, 1934, 1935, admission en 1937) à répéter le grand oral de l’agrèg d’histoire-géographie qu’il finira par décrocher.
« Cécile Angrand fut nommée avec son mari en 1935 au lycée de Reims (Marne), en 1937 au lycée d’Amiens (Somme) puis au lycée Jules Ferry à Paris en 1939. » Décédée en 1993.
Voilà.
Mais cela n’était pas ma grand-mère, c’était juste une statue.

Jean-Baptiste Kiya
-http://www.temoignages.re/chroniques/c-en-est-trope/la-force-des-tempetes-cecile-et-epicure-1,89880 
- http://www.temoignages.re/IMG/pdf/2017-06-15-temoignages.pdf

14 juin 2017

Une lettre du PC Italien à Roger Garaudy (1965)

A l'époque Roger Garaudy est directeur depuis 1960 du Centre d'Etudes et de Recherches Marxistes (voir:  https://fr.wikipedia.org/wiki/Espaces_Marx) et membre du Bureau Politique du Parti Communiste Français (depuis 1956). Il impulse le dialogue avec les catholiques, sujet de la lettre de Rossana Rossanda (v. note en bas de page).



Journaliste, militante politique et essayiste, Rossana Rossanda, née en 1924, a été l’une des dirigeantes du Parti communiste italien dans les années 1950 et 1960, élue députée en 1967. Elle a participé à la création du journal Il Manifesto en 1969 (qu’elle a dirigé jusqu’en 1978). Après avoir été expulsé du PCI, elle s’éloigne de la politique pour se consacrer à l’écriture (Reprise de http://www.desfemmes.fr/auteur/rossana-rossanda/).

13 juin 2017

Du Hadith. 8/ Du savoir



[Nous terminons la série d'extraits du Hadith publiés à l'occasion du Ramadan, sélectionnés et traduits par une amie du blog.]
Du Hadith ( Parole du Prophète Mohamed)
Du savoir

-Allah est  Nour (Lumière ).
- Allah est Omniscient et Omnipotent.
- Cherche le savoir même en Chine !
-La connaissance   est la couronne du croyant.
-Le savoir est lumière, l'ignorance est obscurantisme.
- Suis la raison et fie-toi à Allah.
- L'ignorance est perdition.
-Le savoir fait  la civilisation.
-La connaissance est la clef des cœurs.
- Le maître  d'école est quasiment un Prophète.
- A tout mal son remède.
-Les savants sont les guides de la communauté des musulmans.
-Les savants sont les martyres de leurs époques.
-Celui qui se connaît, connaît Allah.
-Celui qui oublie Allah est dans l'oubli de soi.


Traduction Djouher Khater

___________________________________________________________

SELECTION D'ARTICLES

Archives Garaudy PDF sur Calameo

Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy