9 septembre 2019

"Un refus marxiste de l’homme non transcendantal"

                Né le 17 juillet 1913 à Marseille, décédé en 2012, résistant, communiste, enseignant, député, sénateur, écrivain et philosophe, humanisme et marxisme, membre du parti communiste dès 1933... après la Libération, Roger Garaudy entre au comité central du PCF :
             « Chacun porte en lui une part de son ennemi, et il est impossible  de mener jusqu’au bout et victorieusement la lutte de libération sans se libérer d’une partie de soi-même »
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En 1970 il est exclu du PCF. Il se tourne alors vers la religion : le Christianisme avant de se convertir à l'Islam en 1982. Il viendra à l’Islam « l’Evangile d’une main et le Capital de l’autre » précisera-t-il :      
             « J’ai connu l’apparente plénitude du dogmatisme, le doute, puis la traversée du désert. Je ne serais pas ce que je suis si je n’avais pas été ce que je fus ; je n’aurais jamais su ce qu’est la foi qui n’est pas le contraire de la raison ; la foi c’est le moment  critique de la raison. »
Un de nos plus brillants intellectuels,  bannis dès les années 90 de tous les cercles qu’ils soient universitaires ou médiatiques, une des premières victimes d’un nouveau maccarthysme - celui qui touche à la question israélienne, la création de cet état, sa politique raciste et colonialiste, ses relais et ses officines ici en France -, son ouvrage publié en 1995 qui a pour titre "Les mythes fondateurs de la politique israélienne" : (vidéo-conférence ICI) - à ce jour sans doute l'étude la plus poussée sur les tenants et aboutissants de la création de l'Etat d'Israël, et le dessous des cartes de la politique de cet Etat -  fera de Roger Garaudy la victime d’un long acharnement jusqu’à sa « chute » et son bannissement professionnel, universitaire et médiatique. 
Il décédera dans l'indifférence quasi générale. 
*** 
Marxisme et foi chrétienne - « les temps sont venus où  catholiquen’est pas synonyme de romain, et oùle socialisme ne se réduit pas au marxisme-léninisme -, dialogue des civilisations, avec l’ouvrage « Appel aux vivants » écrit en 1979, Roger Garaudy nous invite à renouer avec des cultures non-occidentales pour la création d’un avenir à visage humain car à ses yeux «l’autre homme c’est ce qui me manque pour être pleinement humain ».

5 septembre 2019

Où allons-nous ?

Recension du livre de Roger Garaudy 
Acheter le livre (rare)

Après avoir écrit ses mémoires sous la forme d'un Tour du monde en solitaire (éditions Robert Laffont), Roger Garaudy continue à prêcher l'avènement d'une renaissance, à l'échelle planétaire, des idéaux de justice, de beauté et d'égalité, appelant au dialogue des cultures, thème qui lui est cher, et à une, « nouvelle relation » avec Dieu. Sur tous les sujets évoqués dans cet article, le philosophe français socialiste, chrétien et musulman, apporte son éclairage et donne un jugement toujours inspiré. Il aborde des bouleversements en Europe et se demande si c'est le socialisme qui s'écroule en Russie ou seulement sa perversion. Il se
penche sur le « monde malade », décrit son écologie dévastée, son Sud
« marginalisé », où se déroule le drame d'un « génocide par la faim ».
Il rappelle enfin certains épisodes de l'histoire contemporaine dominés par l'économisme et le nationalisme pour montrer leurs ravages. Où allons-nous ? est un livre qui nous interroge et nous pousse à nous interroger.


2 septembre 2019

Aragon et Garaudy: croisements...

Le sens du jeu
Aragon entre littérature et politique (1958-1968) EXTRAITS
Par Philippe Olivera
 In: Actes de la recherche en sciences sociales. Vol. 111-112, mars 1996. Littérature et
politique. pp. 76-84
Article source, à lire en entier ici:
https://www.persee.fr/doc/arss_0335-5322_1996_num_111_1_3169




29 août 2019

La transcendance, une dimension de l'homme

Revue théologique de Louvain
Les avatars contemporains du sacré, Mons (17-18 mai 1974)- Extrait
Par Julien Ries
In: Revue théologique de Louvain, 5e année, fasc. 4, 1974. pp. 515-516;
Article entier à lire ici:
https://www.persee.fr/doc/thlou_0080-2654_1974_num_5_4_1362

[…]
L'humaniste marxiste français, Roger Garaudy, bien connu par la publication
d'une trentaine de livres, parla de Transcendance et révolution.

Pour Garaudy, la transcendance est une dimension de l'homme, de son
histoire, de son avenir. Dans l'expérience vécue qui montre à l'homme qu'il
est plus que le résultat des conditionnements, se trouve un dépassement.
Les nouveaux modèles de culture permettent de saisir, à travers les possibilités
permanentes de rupture avec les modèles antérieurs, l'émergence cachée
de l'homme. Enfin, la conscience de l'inachèvement nous montre que l'histoire
est née d'une multiplicité de possibles parmi lesquels un seul a triomphé.
Cette conscience de l'inachèvement défatalise le futur.

Le marxisme a conçu la révolution dans l'optique d'une loi de
correspondance. En effet, la révolution essaie de faire correspondre les rapports
politiques avec des systèmes économiques fondés sur le fait que les sciences sont
les forces de l'avenir. C'est au nom d'une loi de correspondance que les
révolutions de Marx et de Lénine ont renversé des structures sociales et politiques.
Si Marx est parti des forces productives, Lénine a retourné le schéma en
prenant d'abord le pouvoir afin d'établir la correspondance. Cette doctrine de la
révolution considère la croissance économique comme prioritaire et cela à
l'exclusion de toute transcendance.

Depuis 1968, les révolutions ne se font plus en vertu d'une loi de
correspondance. Une véritable conscience révolutionnaire s'est installée. Appuyée
sur un postulat de transcendance — la rupture avec le passé — elle fait le projet
d'un ordre social non encore existant. Dans cette conscience révolutionnaire
afflue, en surplus, une tradition prophétique qui insiste sur la relativité de
l'ordre établi et qui rappelle à l'autorité qu'elle n'est pas l'absolu. On assiste
à la mise en cause des lois et des valeurs d'une époque. Maintes fois, cette
mise en cause s'appuie sur des modèles religieux. Ainsi, la « Jésus révolution »
proclame l'amour actif du prochain en vue de réaliser, dans l'histoire humaine,
le royaume de Dieu. Pour certains courants théologiques, la paix est le
développement de la justice sociale. Le salut n'est rien d'autre que la libération de
l'homme : l'inégalité entre les hommes conduit nécessairement à une exigence
militante de la libération. Aussi, la théologie du développement est déjà
dépassée par la théologie de la libération. Cette dernière cherche son fondement
dans la vie d'un peuple.

Garaudy analyse rapidement les diverses influences qui ont amené la
naissance de la théologie de la libération. Il cite Blondel, Teilhard de Chardin,
Chenu, Jùrgen Moltmann et le dialogue chrétiens-marxistes. Dans l'action,
Blondel a vu une transcendance qui émerge de l'immanence. Par l'exaltation
de la participation de l'effort humain, Teilhard de Chardin a incorporé le
progrès du monde au développement du royaume de Dieu. Chenu a insisté
sur l'incarnation libératrice dans la construction du monde. La théologie
de l'espérance de Moltmann montre l'histoire humaine comme une
ouverture sur l'avenir. À côté de cette empreinte théologique, la théologie de la
libération porte la marque du dialogue avec la pensée marxiste qui proclame
la libération de toute aliénation et de toute oppression.

La théologie de la libération transforme la promesse eschatologique en lutte
pour la libération. L'union de la foi et de l'action politique doit amener la
création d'une société nouvelle. Transcendance et révolution se tiennent.
La foi apporte au socialisme sa dimension prophétique, le socialisme empêche
la foi de s'échapper du monde. Dans tout ceci, le sacré constitue le point
d'émergence. En effet la théologie de la libération part du postulat biblique
que la résurrection est l'affirmation du « tout est possible ». Elle y intègre
le postulat prophétique en vertu duquel une oeuvre humaine n'est jamais
fin dernière. Dès lors, il faut changer le monde puis changer le monde changé.
Pour cette théologie, la transcendance est une dimension de l'homme et le
sacré est immanent à l'oeuvre humaine.
[…]

Sur ce blog, tous les articles traitant du sujet ici évoqué Transcendance et Révolution:
https://rogergaraudy.blogspot.com/search?q=Transcendance+et+révolution


L'intervention intégrale de Roger Garaudy à Mons:
https://rogergaraudy.blogspot.com/2014/12/transcendance-et-revolution-par-roger.html

27 août 2019

20e anniversaire de la mort d'Helder Camara

« Dom Helder a été de la famille des prophètes, des sages et des saints »

"À l’occasion du 20e anniversaire de la mort, le 27 août 1999 à Recife au Brésil, de Dom Helder Camara, dont la cause de béatification est en cours à Rome, José de Broucker  évoque sa mémoire et témoigne de son actualité."



Roger Garaudy fut un ami de Don Helder. Sur le blog, tous les articles avec le libellé "Helder Camara":

http://rogergaraudy.blogspot.com/search/label/Helder%20Camara

26 août 2019

Garaudy aux débats du CCIF

Actes de la recherche en sciences sociales
Le Centre catholique des intellectuels français
Le dialogue comme négociation symbolique (EXTRAITS)
Par Jean Tavares


Le Centre catholique des intellectuels français
(CCIF) était une institution médiatrice de
l'intervention de l'Eglise dans le champ intellectuel à
travers une démarche de dialogue (négociation
symbolique) dont la manifestation apparente était la
production publique de discours, oral ou écrit. Vouloir
saisir les stratégies objectives à l'oeuvre dans ce
dialogue seulement par le décryptage de ce discours
public, qui est un discours censuré, serait prendre
comme point de départ ce qui est l'aboutissement
des stratégies de contrôle-censure qui ont mené à
sa production et qui ne peuvent être appréhendées
que par l'analyse des conditions sociales de
production des promoteurs du dialogue et du
fonctionnement et des moyens de contrôle de l'institution
comme lieu de négociation intellectuelle.

23 août 2019

Djelfa, archives et témoignages

Contribution à l’histoire du camp de Djelfa, archives et
témoignages (de Roger Garaudy à Max Aub)
par Bernard Sicot - EXTRAITS
In:
Exils et migrations ibériques au XXe siècle, n°3, 2009. Sables d’exil. Les républicains espagnols dans les camps d’internement au Maghreb (1939-1945) pp. 146-216

L’article source est à lire ici EN ENTIER :
https://www.persee.fr/doc/emixx_1245-2300_2009_num_3_3_862

19 août 2019

Parler des juifs...

Parler des Juifs ou ne pas en parler ?
par Séverine Boudier


• Peut-on aujourd'hui parler des juifs et d'Israël quand on n'est pas
juif?
• Quand on prétend parler des juifs, qu'essaie-t-on de dire ?
• Quand on parle des juifs, qui nous récupère ?
• Faut-il ne plus en parler ?
Ce sont les quatre questions que m'inspirent la polémique et
l'émotion soulevées par le soutien de l'abbé Pierre au livre de Roger Garaudy,
Les mythes fondateurs de la politique israélienne.