28 juillet 2017

Le bouddhisme Tch'an

[Suite de la publication de courts extraits du livre de Roger Garaudy "Comment l'homme devint humain", Ed J.A., 1979. Ces publications se poursuivront pendant le mois d'août]

Chine : Le bouddhisme Tch’an

Le rayonnement de l'Inde Gupta avait amené des missionnaires bouddhistes en Chine dès le VIe siècle.
Mais ce fut seulement avec Houeï-neng (638-713), au VIIIe siècle, que le bouddhisme s'enracina dans la
culture chinoise : dépasser les limites du moi pour découvrir notre vraie nature, et ceci en faisant le vide en
nous, par le non-attachement au moi et à ses désirs, telle était l'essence du bouddhisme.
Mais, avec Houeï-neng, la métaphysique hindoue de l'accès à un autre monde est remplacée par un
enracinement dans la vie quotidienne, caractéristique de la tradition chinoise. « L'illumination » (c'est-à-dire
la découverte de la réalité ultime, de notre vraie nature, qui n'est pas individuelle) n'est plus acquise
par une initiation graduelle de l'esprit ; elle peut survenir soudainement en dehors de la logique et des
mots. Tel est le bouddhisme Tch'an (Zen en japonais) qui triomphera en Chine à l'époque Song.


Roger Garaudy
Comment l’homme devint humain

Pages 152 à 154

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Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy