28 novembre 2016

Que viva Changô !

Fidel et nous

La mort de Fidel, c'est l'occasion de renouveler notre fidélité à sa fidélité, comme pour tous ceux qui ont travaillé pour la révolution cubaine.
La date des funérailles, le 4 décembre, n'est pas choisie par hasard : c'est la fête de Sainte Barbe, qui est aussi Changô, dieu de la guerre et de la foudre. Tous les Cubains savent que Fidel, c'était "celui que Changô montait", ce pourquoi on l'appelait "el caballo". Et un chant religieux connu de tous dit "Que viva Changô" . (https://www.youtube.com/watch?v=sLWLP6SZKXk )
Le choix de son frère Raul, pour le programme des jours à venir, dit ceci : il a été, et il restera, le héros de pauvres et des opprimés. Et c'est la capacité de libération, d'entêtement et courage du peuple, qu'il a incarnée. Il était fils d'un propriétaire terrien, mais ce n'est pas pour les classes moyennes qu'il s'est battu, c'est pour les héritiers des esclaves.
Et la protection de la nation, le patriotisme et la défense du pays avec toute une population qui faisait des gardes en armes, pendantplus de trente ans, c'était le lieu de convergence et de potentialisation de toutes les énergies.
Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy