31 octobre 2013

Garaudy-Césaire



Sur le site de l’INA, un documentaire (payant : 2,99€) sur Aimé Césaire avec deux interventions de Roger Garaudy :  http://boutique.ina.fr/notice/voir/id_notice/CPC95004858

En voici  la notice de présentation :

Le deuxième volet de ce documentaire intitulé "Au rendez-vous de la conquête" débute par les années de formation intellectuelle d'Aimé CESAIRE et finit avec las années 50. Témoignages, archives, banc-titres et lectures de textes du poète et de l'homme engagé ponctuent les interviews d'Aimé CESAIRE.
- Jean Henrik CLARKE, professeur au Hunter College aux Etats Unis, évoque la jeunesse des années 20. Pour Aimé CESAIRE, la rencontre avec l'univers des écrivains américians a été un choc. Howard DODSON rappelle les fissures du colonialisme provoquées par la première guerre mondiale. Les blancs n'étaient désormais plus invincibles. Aimé CESAIRE profite de ces années de formation pour voyager, en particulier en Yougoslavie.
- Jean TOUSSAINT DESANTI, philosophe, évoque le personnnage du poète en qui il voyait un homme libre et enraciné.
- Selon Aimé CESAIRE, les guerres d'Espagne et d'Ethiopie étaient des préfaces. L'Europe était conquérante. Il fallat que la négritude soit dite.
- Roger GARAUDY, philosophe, se souvient de la voix de révolte et d'espérance diffusée par Aimé CESAIRE, qui a vu dans SENGHOR le fondateur de la négritude. Il est rentré au PC comme en religion. Jorge AMADO, écrivain, souligne que rentrer au PC était le moyen le plus efficace pour changer la société. Quant à Dominique DESANTI, elle rappelle l'engagement d'Aimé CESAIRE dans son action politique. Albert MEMMI, écrivain, pense qu'il n'avait pourtant pas la connaissance vécue de la colonnisation. René DELEPINE lit une lettre d'Aimé CESAIRE.
- Les années 50 sont ensuite abordées avec les principaux événements (archives).
- Aimé CESAIRE conclut en précisant que "la négritude est un humanisme situé dans l'histoire, un enracinement".
Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy