16 mars 2016

L'opportuniste

Opportuniste à mort 
C’est la qualité du rapport à l’autre qui distingue le révolutionnaire  authentique de l’opportuniste.
S’identifiant au pouvoir  qu’il  abhorre extérieurement,  l’attitude foncière de l’opportuniste,  opposant inconnu ou notoire, est cette haine de l’autre  qui l’habite. Elle   trahit l’envie secrète qui le ronge.
S’il râle en permanence, ce n’est pas tant qu’il est gêné par les défaillances du système que par l’ambition de s’y faire une place, la plus large possible.
Qu’il s’attaque en catimini ou de front au pouvoir, son souffre-douleur permanent est sans conteste  monsieur – tout – le monde, son pire ennemi, le marginal.  Maillons faibles qui encaissent en silence ou accusent à coups de gueule.
En vidant son venin sans risques, il recharge sa batterie pour les combats qui sont déjà dans sa tête. Sournoisement ou à découvert, il ourdit complots et traquenards.
Et sans discontinuer aiguise ses armes, se faisant à lui-même  la guerre. Jusqu’au jour où il tombe en poussière.
                                                                   
Djouher Khater
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Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy