16 avril 2016

Conférence de Diego Landivar sur "Les droits de la Terre-Mère" (Video)


        Originaire de La Paz,siège du gouvernement bolivien, Diego Landivar arrive en France en 1999. Normalien, il obtient un DEA d’Economie Internationale à la Sorbonne. En 2006 et 2007 il est appelé dans son pays au cabinet du Ministre de la Planification et du Développement. Il y participe notamment à la création d’une Banque Publique d’Investissement. Il intégre le CERDI de Clermont-Fd, le Centre d’Etudes et de Recherches sur le Développement International, rattaché au CNRS.  Il soutient en juin 2011 une thèse de doctorat sur « les systèmes financiers dans les pays en développement » ; cette thèse lui vaudra en 2012 le prix du Jeune Chercheur de la ville de Clermont-Ferrand.  Il fonde à cette époque avec sa collègue Emilie Ramillien le laboratoire ORIGENS MEDIA LAB, « laboratoire transdisciplinaire de recherches et d’innovations sociales ». Il devient, en 2012 aussi, enseignant-chercheur au Groupe ESC Clermont avec un module de cours sur la « cartographie des controverses» de toutes natures qui agitent nos sociétés et qui sont particulièrement visibles aujourd’hui grâce à internet. Cette cartographie permet d’en visualiser un état et une histoire, ce qui s’avère utile non seulement aux entreprises mais aussi aux citoyens et aux politiques. 

    Prendre en compte les subjectivités, valoriser les pensées dites marginales par rapport à la pensée dominante, réencastrer ainsi l’économie dans des débats vraiment publics, sont les directions dans lesquelles il oriente ses recherches. Depuis 2014 il est conseiller du ministre bolivien du développement productif.


    
Des articles publiésdans la presse spécialisée, j’en citerai deux cosignés avec Emilie Ramilien.
     Le premier est : « L’économie politique des humains et non-humains: nouvelles constitutions politiques en Amérique latine et reconfigurations ontologiques ». Le fichier de cet article est téléchargeable gratuitement sur internet.
      Le second article a pour titre : « La justice des êtres possibles».Il est paru dans le dernier numéro de la Revue ORBS . Cette revue, héritière de l’ancienne revue PLANETE, est d’une haute tenue intellectuelle et éthique et d’une belle qualité graphique. Avec ORBS on n’est pas dans l’info éphémère, superficielle et invérifiable mais dans l’analyse fouillée, référencée, durable. 


      En décembre 2010, sous l’impulsion des communautés andines et du président Evo Morales, la Bolivie a introduit une «Loi des droits de la Terre Mère ». Cette loi accorde à la nature des droits comparables aux droits de l’homme et qui leur sont en réalité indissociables. Qu’en est-il aujourd’hui de ces Droits pour nous, les hommes du présent bien sûr, mais aussi pour nos ancêtres les hommes d’hier et pour les hommes futurs , ceux qui ne sont pas encore nés ? Tous font partie, avec les forêts, avec les rivières, avec la nature quoi, des « êtres possibles » que Diego Landivar et Emilie Ramillien convoquent pour être les sujets d’une nouvelle économie politique et de nouveaux droits, les sujets d’une nouvelle citoyenneté.

A.R. Clermont-Ferrand le 14 avril 2016 

La conférence de Diego Landivar était organisée dans le cadre des conférences de l'Association des Amis du Temps des Cerises

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Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy