19 août 2011

Pour un seul état démocratique en Palestine historique


Pour un seul État démocratique en Palestine historique

Déclaration du Mouvement pour un seul État
démocratique en Palestine historique

Dallas, Texas

propalestineblog
Nous, peuple et descendants de la Palestine, demandons à tous ceux et celles qui
croient à la justice et à la paix de nous joindre au Mouvement pour établir un seul État
démocratique en Palestine historique.
La rédaction de cet appel repose sur l’éclairage et les leçons du passé, et
particulièrement les faits que vous trouverez ci-dessous.
Après la Première Guerre mondiale, bien que la Grande-Bretagne et la France aient
colonisé et divisé le monde arabe en zones d’influence, elles ont refusé l'indépendance
de la Palestine. De plus, le mandat de la Société des Nations, qui a dû chercher
l’établissement d’un État palestinien indépendant, reflétait la volonté des puissances
occupantes.
Le mouvement sioniste, né en Europe, a introduit en Palestine les colonies juives, les
travailleurs juifs et la doctrine du « Foyer national juif ». Il a eu l’intention d’exclure et
de chasser la population indigène de sa terre ancestrale pour créer un État à majorité
juive.
En 1939, l’Angleterre a réagi à la résistance populaire palestinienne contre la
colonisation juive en publiant un Livre blanc qui précisait que le mandat et la politique
anglaises, qui appuyaient tous deux l’établissement d’un Foyer national juif en Palestine,
ne soutiennent pas le partage de ce pays en deux États séparés.
En 1947, le peuple palestinien et ses représentants, ainsi que tous les États arabes et
musulmans, ont rejeté le partage de la Palestine et demandé que tout le territoire sous
mandat, entre la Méditerranée et le Jourdain, constitue un seul État démocratique dans
lequel toute discrimination religieuse est interdite et tous ses citoyens et citoyennes
sont traités avec égalité. Ils ont aussi prévu que la partition de la Palestine en un État
Juif et un État Arabe conduirait à un conflit violent interminable.
En 1948, l’État d’Israël a été établi sur une grande partie de la Palestine puis s’est
étendu sur 78 % du territoire par un nettoyage ethnique. Au cours de ces massacres, des
centaines de milliers de Palestiniens ont été violemment et délibérément chassés de
leurs maisons; leurs villes et leurs villages ont été rasés et leurs propriétés confisquées,
pillées ou détruites. De plus, leur droit de retour a été nié. Alors que ceux et celles qui
sont restés sous la domination israélienne ont été privés de l’égalité sur les plans
humain, économique, politique et législatif. Leurs terrains et leurs ressources
naturelles ont été expropriés; leur culture et leur histoire falsifiées et calomniées.

En 1967, Israël a saisi le reste des terres de la Palestine : elle a brutalement occupé la
Cisjordanie, Jérusalem-Est et la Bande de Gaza et cette occupation dure jusqu'à
nos jours. Israël a refusé de se conformer à la résolution 242 du Conseil de sécurité de
l’ONU qui lui demandait de se retirer de ces territoires. Israël commet régulièrement et
d’une manière très étendue des infractions aux lois humanitaires internationales contre
la population civile palestinienne: la construction de colonies juives, qui exproprient les
terres et les ressources palestiniennes en gardant ce peuple dans des enclaves qui
ressemblent, de façon alarmante aux Bantoustans de l’Afrique du Sud.
En dépit de tous les efforts ultérieurs de la communauté internationale, y compris de
nombreuses résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU, la
création de l’État d’Israël en tant qu’État pour Juifs seulement à causé d’énormes
souffrances au peuple palestinien ainsi qu’aux États voisins. Elle a également troublé la
paix et la sécurité du monde entier à la suite de conflits religieux, de sensibilisations
ethniques et d’intervention des puissances étrangères.
Les mesures d’Israël pour assurer une domination démographique juive dans le grand
Jérusalem et la ville même ont progressivement éradiqué la caractère arabe de cette
ville privant ainsi les Palestiniens de leur capitale historique, coupant les liens sociaux et
économiques essentiels avec le reste de la société palestinienne et restreignant l’accès
des communautés chrétiennes et musulmanes palestiniennes aux lieux saints où elles
avaient célébrés leurs cultes depuis l’antiquité.
Les systèmes juridiques, politiques et idéologiques à l’intérieur d’Israël ont exercés
méthodiquement une discrimination à l’égard de ses citoyens non Juifs, et les cours
israéliennes, ainsi que le gouvernement et les forces de sécurité, ont régulièrement
rejeté et sévèrement réprimé les demandes réitérées des citoyens palestiniens pour
effectuer des réformes démocratiques et établir l’égalité des droits avec les citoyens
juifs, ainsi que le droit de retour sur les terres et les foyers en Israël, desquels ils ont été
chassés en 1948.
La résistance palestinienne à des décennies d’occupation militaire,
d’expulsion, de confiscation des terres, de diminution de ressources et de
négation des droits fondamentaux, a quelquefois causé des souffrances
regrettables aux civils israéliens, Bien que les tentatives israéliennes pour
justifier les violations des droits des Palestiniens en citant cette résistance est
à rejeter complètement du fait de la distorsion des faits et de la disparité des
détresses.
Les actions et les politiques d’Israël démontrent irréfutablement une
intention calculée d’annexer de façon permanente la plus grande partie de la
Cisjordanie et la totalité de Jérusalem-Est, contrevenant à tous les principes
internationaux en matière de jure d’occupation. La conclusion inévitable est
qu’Israël poursuit une politique qui consiste en rien de moins qu’un
colonialisme de peuplement.
La discrimination systématique d’Israël à l’encontre des Palestiniens
incluant des pratiques comme le transfert forcé, la ségrégation, la
ghettoïsation, le déni de citoyenneté, le non respect des droits humains et des
libertés fondamentales, se compare d’une façon alarmante avec le crime
d’apartheid tel que défini par la loi internationale alors que les actions des
leaders israéliens dans le but d’assurer une pureté ethnique, religieuse et
démographique ressemblent de plus en plus aux régimes fascistes passés de
l’Europe.
Le refus d’Israël de permettre le retour des réfugiés palestiniens en violation
de la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU datant de 1948,
l’occupation militaire continue de la Cisjordanie et de Jérusalem qui a
impliqué la construction massive de colonies juives et la confiscation de
terres en Cisjordanie et à Jérusalem en violation des lois humanitaires
internationales, le blocus ruineux de la Bande de Gaza qui a provoqué une
crise humanitaire majeure pour sa population et la pléthore de politiques
telles que la construction d’un mur d’apartheid, tout cela montre bien
l’intention d’Israël de nier au peuple palestinien, indéfiniment et
irrévocablement, ses droits humains et civils dans son propre pays, incluant
le droit à l’autodétermination.

Sur ces bases, nous concluons ce qui suit:
• Le présent conflit avec son cortège de peines, colères et peurs, tire son
origine de la colonisation délibérée et ultimement de l’injuste partition de la
Palestine en 1948 et des injustices, expulsions, inégalités et de la
ségrégation que l’État d’Israël a imposé à la population palestinienne pour
concrétiser cette partition.
• Les efforts de médiation de la diplomatie internationale et les résolutions
des Nations Unies proposant une solution à deux États ont été dévoyées à
cause de l’occultation et de l’incompréhension qui s’en ait suivi des
véritables origines du conflit découlant de l’idéologie sioniste de
colonisation, nettoyage et ségrégation ethniques.
Les faits sur le terrain, en particulier l’expansion massive des colonies juives
et le déplacement de centaines de milliers de citoyens israéliens juifs vers
Jérusalem-Est et la Cisjordanie ont rendu vains tout espoir qu’une telle
diplomatie soit effective.
• La division de la population et du territoire de la Palestine sous Mandat en
fonction de l’archaïque notion qui revendique un droit de naissance exclusif
en ce pays pour la totalité du seul peuple juif est inadmissible et viole les
droits humains et politiques du peuple palestinien ainsi que les normes
exprimées dans les engagements formels des Nations Unies en ce qui
concerne les droits humains, sociaux, culturels et politiques.
• Le partage de la Palestine en deux États ne fait que perpétuer le conflit,
cette division étant basée sur des croyances et pratiques consistantes qui le
nourrissent, en particulier la domination et discrimination ethnique, la
séparation forcée, la ghettoïsation et la confiscation de terres qui
reproduisent les pratiques de colonisation et de l’apartheid et offensent la
conscience de l’humanité.
• L’affirmation selon laquelle Juifs, Palestiniens, et tous les habitants du
territoire palestinien ne peuvent vivre ensemble en paix dans un même pays
est tout aussi fausse et fondamentalement raciste qu l’argument similaire au
sujet des noirs et des blancs évoqué par le régime d’apartheid de l’Afrique
du Sud.
• Être en faveur des droits égaux pour les Juifs et Palestiniens m’est pas et
ne peut pas être assimilé à du racisme anti-Juifs qui doit être
catégoriquement rejeté sous toutes ses formes.
• La population de toute la Palestine ne pourra jamais connaître la paix, la
sécurité et la prospérité jusqu’à ce que soit abrogée la partition erronée du
pays, que l’injustice historique infligée aux Palestriniens et Palestiniennes
soit pleinement reconnue, que soient restaurés les droits inaliénables de tous
les Palestiniens et Palestiniennes incluant le droit de retour, récusé toutes
les doctrines qui séparent et discriminent entre les populations, et soit assuré
que tous les citoyens et citoyennes jouissent des mêmes chances, droits et
libertés.

EN CONSÉQUENCE NOUS PROCLAMONS QUE:
1. Seul un État uni et véritablement démocratique en Palestine, sans
distinction de race, religion, origine ethnique ou nationale, peut
assurer liberté et sécurité pour tous et toutes.
2. La terre de Palestine entre la Méditerranée et le Jourdain doit
constituer un seul pays appartenant à tous ses citoyens et citoyennes.
3. Le pays doit former un État indépendant et démocratique dans lequel
tous les citoyens et citoyennes jouiront de droits égaux et pourront
vivre en toute liberté et sécurité.
4. Les citoyens de cet État comprennent tous ceux et celles qui y vivent
et tous ceux et celles qui furent expulséEs au siècle passé et leurs
descendantEs.

En conséquence nous nous engageons à construire un mouvement
international, basé sur les principes universels de paix, égalité, justice et
droits humains, pour établir un seul État démocratique en Palestine. Cet État
sera construit sur les bases suivantes :

1- La Palestine réunifiée doit être établie comme une démocratie dans
laquelle tous ses citoyens et citoyennes adultes doivent jouir de droits
égaux de vote, de candidature à des postes et pouvoir contribuer à la
gouvernance du pays. La démocratie doit être basée sur les principes
suivants :
a) Aucune loi de l’État ne doit faire de discrimination en fonction de la
race, religion, langue et sexe
b) Aucun parti politique ne doit baser son programme sur une
ségrégation ou suprématie ethnique, religieuse, culturelle ou raciale.
c) Aucun organe de l’État ne doit être créé pour administrer séparément
un groupe ou assurer des droits spéciaux en fonction de la race, religion,
origine ethnique ou nationalité.
d) Tous les citoyens et citoyennes doivent jouirent pleinement des droits
et libertés garantis par toutes les conventions correspondantes des
Nations Unies avec une attention spéciale à la liberté d’expression, de
religion, langue, déplacements, résidence et réunion.
e) Les droits de toutes les minorités doivent être protégés contre toute
forme de discrimination ou inégalité en provenance de la majorité au
gouvernement
f) Les cours, polices et administration de la justice doivent représenter
toute la population du pays et doivent défendre, protéger et préserver
les idéaux d’égalité et de démocratie.
g) Les lois de l’État doivent assurer à tous les citoyens et citoyennes un
accès égal à la sécurité, logement, terrains publics, éducation, soins
de santé, loisirs, expression culturelle et toutes les exigences pour
vivre dans la dignité et la liberté.
h) L’État doit gérer une politique d’immigration transparente et non
discriminatoire et offrir un lieu sécuritaire pour ceux et celles qui
cherchent un asile pour échapper à la persécution et particulièrement
à ceux et celles manacéEs de persécution raciales ou ethniques.
i) Les écoles et programmes doivent enseigner à la jeunesse du pays la
connaissance de l’histoire de leur pays et leur région de telle sorte
qu’ils et qu’elles puissent saisir et respecter les origines et l’expérience
historique de leurs citoyens et citoyennes, rejeter le racisme et les
doctrine de ségrégation, honorer les droits humains et protéger les
libertés humaines et être des gardiens de la paix, des droits et de la
sécurité de toutes les populations dans leur pays et dans le monde.

2- L’État ne doit établir ou accorder des privilèges spéciaux à aucune
religion et doit assurer la libre pratique de toutes les religions.
a) Tous les résident Es de l’État doivent être libres de pratiquer leur
religion et faire leurs dévotions dans des lieux sacrés sans obstacles
ou discrimination.
b) L’État doit s’assurer que toutes les religions jouissent d’une
importance égale aux yeux de la loi et qu’aucune n’entrave la pratique
d’une autre.
c) Tous les citoyens et citoyennes de l’État peuvent choisir librement de
respecter une loi religieuse sans pour autant perdre la protection de la
loi civile de l’État.

3- Les terres publiques de l’État doivent appartenir à la nation dans leur
entier et tous les citoyens et citoyennes doivent avoir un accès égal à
leur usage.
a) Aucune barrière physique ou loi ne peuvent créer des enclaves
pouvant diviser les individus ou les communautés en vertu de caractères
ethniques, de race, religion ou nationalité.
b) Les terres, ressources naturelles et infrastructures du pays doivent être
administrées au bénéfice de tous les citoyens et citoyennes également et
équitablement.
c) les propriétés privées expropriées de réfugiés palestiniens, citoyens
palestiniens d’Israël et Palestiniens de la Cisjordanie et de Gaza doivent
être rétrocédées et restaurées ou des compensations accordées si les
propriétaires ou leurs descendants y consentent.

4- L’État doit assurer les conditions nécessaires pour la libre expression
culturelle de tous ses citoyens et citoyennes.
a) La constitution et le gouvernement doivent assurer que toutes les
langues, arts et cultures peuvent s’épanouir et se développer
librement.
b) Tous les citoyens et citoyennes doivent avoir des droits égaux pour
l’usage de leurs vêtements personnels, langues et coutumes et exprimer leur
héritage culturel librement sans insultes ou discrimination.

5- Les citoyens et citoyennes doivent avoir un accès égal à l’emploi à
tous les niveaux et dans tous les secteurs de la société.
a) L’emploi ne doit pas être déterminé ou restreint par la langue, race,
religion, sexe ou nationalité.
b) L’éducation et la formation professionnelle ne doivent pas faire
l’objet de ségrégation ou spécialisation de façon à empêcher un
accès égal de tous les citoyens et citoyennes à l’emploi ou aux
chances de réaliser leurs rêves et talents.
c) Un accès égal au travail, aux facilités publiques et autre
aménagements pour les citoyens et citoyennes vivant avec des
infirmités résultant des violences actuelles doit être assuré en accord
avec les standards et pratiques internationales.

6- L’État doit observer les lois internationales et en tout temps rechercher
une solution pacifique des conflits par la négociation et participer à la
sécurité collective en accord avec la charte des Nations Unies.
a) L’établissement d’un seul état démocratique en Palestine doit
être accompagné par le retour des hauteurs du Golan à la Syrie
et de tout territoire occupé par Israël au Liban de façon à aboutir
à une paix régionale complète basée sur la justice et la loi
internationale.
b) La population d’une Palestine unifiée doit rejeter le racisme ou
qu’il soit et promouvoir l’anti-racisme dans le monde entier.
c) L’État doit contribuer à construire un ordre international dans
lequel tous les peuples puissent jouir de leurs droits essentiels,
sociaux, culturels et politiques tels qu’exposés dans les
déclarations et conventions des Nations Unies et dans la loi
internationale sur les droits humains.
d) L’État doit rechercher et contribuer à l’établissement d’une zone
dénucléarisée au Proche-Orient qui serait aussi libre de toutes les
armes de destruction massive. Toutes les armes de destruction
massive présentement détenues par Israël (incluant, mais non
limité à son arsenal d’armes nucléaires) hérité par l’État seront
démantelées ou détruites sous les auspices des Nations Unies
dans la première année de la création du nouvel État.

Appel à l’action
Nous en appelons à tous ceux et celles qui chérissent la justice,
l’égalité et la démocratie et rejettent la racisme et la ségrégation à nous
joindre pour construire ce mouvement

a) Nous en appelons aux Palestiniens et Palestiniennes de partout pour
qu’ils et qu’elles entreprennent un libre débat démocratique sur les
buts et principes de cette Déclaration de manière à réunifier notre
peuple et à promouvoir l’exercice de son droit inaliénable à
l’autodétermination par l’établissement d’un seul État démocratique
en Palestine.
b) Nous en appelons aux Juifs en Israël et à travers le monde pour qu’ils
regardent au-delà du piège d’un État juif, qui doit s’appuyer sur la
discrimination et ainsi conduire à des conflits sans fin et à
l’insécurité, pour orienter leurs rêves vers la paix par l’établissement
d’un pays partagé dans toute la Palestine entre la mer Méditerranée et
le Jourdain, dans lequel les aspirations juives, tant religieuses que
culturelles et ethniques puissent être satisfaites sans domination des
autres.

c) Nous recommandons avec insistance aux individus et groupes actifs
dans la campagne pour le Boycott, Désinvestissements et Sanctions et
au mouvement palestinien de solidarité en son entier d’adopter les
principes de cette déclaration et d’ajouter ouvertement ses buts à leurs
chartes et campagnes.

d) Nous en appelons aux organisations de la société civile qui s’oppose
au racisme et à la discrimination raciale de par le monde pour qu’elles
nous rejoignent dans la construction de ce mouvement, avec la
conviction que le racisme, où qu’il soit est partout une menace à
l’égalité et à la justice.

e) Nous en appelons aux sociétés civiles du monde arabe et musulman
pour qu’elles appuient une démocratie unifiée en Palestine en
bâtissant un consensus et en faisant des déclarations publiques pour y
annoncer leur adhésion et formaliser des plateformes qui font la
promotion de l’égalité ethnique et confessionnelle dans leurs pays.

f) Nous en appelons aux érudits et philosophes musulmans, juifs et
chrétiens, pour qu’ils extraient et disséminent la sagesse des textes
saints et sacrés qui peut guider les croyants, lesquels, de tout leur
coeur et avec une spiritualité résolue, apporteraient leur support à un
État partagé en Palestine.

g) Nous en appelons aux Nations Unies, à l’Union européenne, à la
ligue arabe, à l’Union africaine, à l’organisation des États américains,
au groupe de coopération économique Asie Pacifique (ASEAN), au
Commonwealth, à l’organisation de la Conférence Islamique et à
toutes les organisations régionales et gouvernements de la
communauté internationale pour qu’ils abandonnent la diplomatie
dirigée vers l’illusoire solution de deux États qui perpétue seulement
le conflit et la souffrance humaine, et adopte les buts de cette
déclaration qui sont basés sur les droits humains universels tels que
codifiés dans les instruments que l’ONU a développé pour assurer la
paix et la sécurité internationale.

h) Nous accueillons chaleureusement les formulations additionnelles qui
étendent et clarifient les buts exprimés dans cette déclaration, en
autant qu’elles sont compatibles avec ses buts et principes,
spécialement en ce qui concerne les droits humains universels, l’antiracisme
et l’égalité fondamentale entre les peuples, en dignité et en
droit. Nous en appelons à ceux et celles qui partagent la vision et les
buts de cette déclaration pour qu’ils mettent de côté leurs différences
de façon à construire un mouvement unifié et historique pour réaliser
les idéaux d’un seul état démocratique en Palestine.

Par cette plateforme, avec nos amis et alliés internationaux, nous
nous engageons à restaurer la justice pour notre peuple en établissant
un seul État démocratique en Palestine dans lequel tous les citoyens et
citoyennes peuvent vivre dans la sécurité, la paix, l’égalité et la
liberté.
Nous croyons fermement que ce grand accomplissement restera
comme un monument à la capacité humaine de surmonter l’héritage
d’amères dissensions, amènera tous les peuples du monde à rejeter les
croyances aux suprématies et séparations ethniques; et inspirera les
peuples de partout à travailler avec un nouvel espoir et une nouvelle
énergie pour créer des sociétés, nations et États qui défendront et
assureront l’égalité, la dignité et les droits humains pour tous et
toutes.

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Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy