6 avril 2017

Le capitalisme établit le règne de l’argent pour effacer l’homme

Tout règne, tout primat de l’économie dans les rapports humains, est immonde et finit par souiller le mental des majorités qui l’appuient et y trouvent un lieu d’émulation. Les riches utilisent les choses et les humains, chosifiés à souhait, tout en se vautrant dans leur perversion, leurs bassesses qu’ils font louer par leurs asservis de classe. Le capitalisme met en scène une ronde de larbins grimaçants, excellant dans la farce des apparences, la singerie d’une fierté qu’ils n’ont pas, ayant déserté leur droit de dire non à l’imposture bourgeoise qu’ils préfèrent essentialiser. Essentialisme déshumanisant où ils se reconnaissent eux-mêmes volontairement choses des possédants dits riches.

La dialectique du pauvre et du riche constitue la pire sphère d’esclavage mental puisqu’elle essentialise la situation objective de classe qu’elle étaie idéologiquement comme naturelle. [Extrait]

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Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy