23 septembre 2014

A Rabat, quand les théologies chrétiennes s'ouvrent à la compréhension de l'Islam

A Rabat, catholiques et protestants s’ouvrent ensemble à l’islam

Inauguré à Rabat les 19 et 20 septembre, l’institut Al Mowafaka proposera aux catholiques et protestants des formations théologiques ouvertes sur l’islam.

Précédée d’un concert et d’une célébration œcuménique, la cérémonie d’inauguration, orchestrée par Mgr Vincent Landel, archevêque de Rabat, et Samuel Amédro, président de l’Eglise évangélique au Maroc, tenait en un colloque international où étaient conviés aussi bien des religieux que des académiques, des Marocains que des étrangers, sur le thème « Penser avec l’autre la foi et les cultures ».
La formation théologique de l’institut Al Mowafaqa s’adresse aux chrétiens, d’Europe ou d’Afrique, qui souhaiteraient se former au Maroc pour « approfondir leur connaissance de l’islam dans le contexte d’une société arabo‑musulmane ouverte sur le continent africain (…) et développer leurs aptitudes à la rencontre de l’autre et au dialogue ». L’enseignement de l’arabe (classique et dialectal) est partie intégrante du programme.
L’institut est organisé en deux pôles ; l’un est universitaire et comprend la théologie ainsi que les sciences des religions ; l’autre est culturel, et comprend toute activité de création visant à promouvoir le dialogue des cultures.
Le diplôme (une licence en théologie ou bien un certificat équivalent à un semestre universitaire intitulé « dialogue des cultures et des religions »), y est délivré par l’institut de science et de théologie des religions de l’institut catholique de Paris, en partenariat avec la faculté de théologie protestante de Strasbourg.
L’institut s’adresse donc aux deux branches principales de la religion chrétienne, les cultes catholique et protestant. Les cours y seront généralement dispensés à deux voix, par un enseignant catholique et un enseignant protestant.

Badr Esaoudi
Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy