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09 décembre 2016

1995-2005: reconquérir l'espoir. Entretien avec Roger Garaudy


Voici une version un peu différente de la version déjà publiée ici et qui était une reprise de l'article de 2005 sur le site de Maria Poumier plumenclume.net qui n'existe plus (se reporter désormais sur http://plumenclume.org/). J'ai établi cette version (dont le titre est de moi...) en utilisant un document de travail de Roger Garaudy corrigeant sur certains points la première version. Je répète qu'elle est peu différente de celle-ci et n'en change absolument pas la signification d'ensemble. AR


28 novembre 2016

Que viva Changô !

Fidel et nous

La mort de Fidel, c'est l'occasion de renouveler notre fidélité à sa fidélité, comme pour tous ceux qui ont travaillé pour la révolution cubaine.
La date des funérailles, le 4 décembre, n'est pas choisie par hasard : c'est la fête de Sainte Barbe, qui est aussi Changô, dieu de la guerre et de la foudre. Tous les Cubains savent que Fidel, c'était "celui que Changô montait", ce pourquoi on l'appelait "el caballo". Et un chant religieux connu de tous dit "Que viva Changô" . (https://www.youtube.com/watch?v=sLWLP6SZKXk )
Le choix de son frère Raul, pour le programme des jours à venir, dit ceci : il a été, et il restera, le héros de pauvres et des opprimés. Et c'est la capacité de libération, d'entêtement et courage du peuple, qu'il a incarnée. Il était fils d'un propriétaire terrien, mais ce n'est pas pour les classes moyennes qu'il s'est battu, c'est pour les héritiers des esclaves.
Et la protection de la nation, le patriotisme et la défense du pays avec toute une population qui faisait des gardes en armes, pendantplus de trente ans, c'était le lieu de convergence et de potentialisation de toutes les énergies.

04 juillet 2016

Droite, gauche et GPA



05 janvier 2016 sur le site « Le salon beige »
Peu de gens, trop peu, connaissent Maria Poumier.
Parce que le monde politico-médiatique est friand d’étiquettes, par paresse intellectuelle ou plus sûrement par volonté de formatage, on subit systématiquement les clivages manichéens imposés par la bien-pensance qui nous gouverne...
Etre « de droite » c’est évidemment être réactionnaire, promoteur du « repli identitaire », du nationalisme, de la cellule familiale et classiquement être considéré comme aigri....voire pire, être religieux, donc « intolérant »... Etre « de droite » c’est être hostile à toutes les « avancées de la société civile» : avortement, mariage gay, gestation pour autrui, etc...
Osons la caricature médiatique : c’est être « sympathisant LMPT »....
Etre « de gauche » c’est évidemment être un individu ouvert sur le monde, militant du féminisme, promoteur du multiculturalisme, s’affichant ostensiblement antiraciste, se déclarant affranchi des structures familiales anciennes – pour ne pas dire antiques – et proche sinon propagandiste des milieux LGBT et de la théorie du genre.... C’est être un individu «tolérant», donc un laïciste impénitent.
Osons la caricature médiatique: c’est être un « individu de progrès », « tolérant », adepte du « vivre ensemble »....
Depuis des décennies et singulièrement plus depuis le tournant du siècle, les positions se sont durcies après la reconnaissance du mariage gay, surtout à cause des provocations du grand manitou de la GPA, Pierre Bergé :
« Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l'adoption. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? C'est faire un distinguo qui est choquant ». (Déclaration de Pierre Bergé, publiée le 16 décembre 2012 sur le site du Figaro.)
Cette déclaration révoltante a amené des gens de tous bords et de tous horizons politiques à s’interroger sur les paramètres éthiques et sociétaux et sur la dangereuse dérive mercantile qui se dessinait à partir des perspectives ouvertes par la « volonté de banalisation de la procréation homosexuelle », en matière de trafics internationaux d’ovocytes ou de mères porteuses.
Maria Poumier est de ceux-là...
Universitaire, hispanisante, c’est une femme de gauche, je dirai même d’extrême gauche :
«  à dix-sept ans j’ai ressenti l’assassinat du Che comme un sacrifice extraordinaire qui exigeait, tout simplement, que l’on suive ses traces. Je suis allée offrir mes services à la révolution cubaine, et j’ai enseigné à l’université de La Havane plusieurs années, jusqu’en 1979 » (sic !)
Proche ensuite de Roger Garaudy, Maria Poumier, devenue enseignante à Paris VIII va militer pour ouvrir sur le monde les tenants du dogmatisme marxiste, et comme Roger Garaudy elle va se retrouver marginalisée dans son propre camp, en butte à la haine des milieux marxistes purs et durs et des étudiants juifs...
C’est sans doute pourquoi le livre qu’elle vient de rédiger a autant d’importance : « Marchandiser la vie humaine »
Loin de tout dogmatisme existentiel (elle qui les a tellement combattu toute sa vie) nous livre une réflexion profonde sur toutes les questions associées à la reproduction artificielle et à tous les trafics qu’elle génère.
Loin de s’opposer aux courants pro-vie, ou de négliger les aspects religieux de ces questions, elle les évoque de manière très approfondie et n’hésite pas à se référer même... au Salon Beige !
Ce livre est donc une synthèse d’autant plus précieuse qu’elle émane d’une personnalité forte provenant du monde qu’il est convenu d’appeler chez les pro-vie « nos adversaires »...
C’est une étude très documentée sur le plan historique, juridique, sociologique...simplement humaniste.
S’il nous prouve une chose c’est que les clivages idéologiques ne se situent pas là où certains - trop simplistes dans leur vision - le supposent...
Cet ouvrage est complété, en seconde partie, d’une série de textes de fond sur des aspects techniques, notamment philosophiques, juridiques et sociologiques rédigés par des gens venus des mêmes horizons tels :
  • Françoise Petitdemange, auteure de « La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011) » médiatiquement méconnue pour avoir dénoncé ce qu’étaient les enjeux géopolitiques de la guerre lancée pour balayer Muammar Gaddhafi et détruire son pays…
  • Lucien Cerise, auteur de « Gouverner par le chaos – Ingénierie sociale et mondialisation », dénonçant aujourd’hui le niveau de propagande, de désinformation et de répression du monde qui nous gouverne... Lucien Cerise est aujourd’hui militant nationaliste bien qu’issu de l’extrême gauche et du syndicalisme...
  • Francis Cousin, est l’auteur de « L’être contre l’avoir » où il analyse "l’enfermement consommatoire dans la bêtification de la marchandise"(sic !)...
Il nous avertit ici des dangers du « façonnement de l’histoire à sens unique : celle du terrain où le citoyen est indistinctement et toujours hors sol et privé de toute autre identité que celle du fétichisme marchand se parlant sans discontinuer à lui-même ».
On n’est pas plus clair pour dénoncer le déracinement dont seront victime les enfants marchandisés !
Au total, nous disposons là d’un ouvrage complet sur la question mercantile, qui associe aux données d’actualité les plus récentes des réflexions philosophiques et sociologiques de très grande qualité. C’est aussi un hallucinant petit tour du monde de la marchandisation dans près de 25 pays. Un ensemble très « politiquement incorrect » qui apportera à beaucoup de militants pro-vie des éléments de réflexion et des arguments que la littérature habituelle qui est consacrée à ces questions ne développe pas suffisamment lorsqu’elle les évoque...
Pour finir, au-delà des références religieuses notamment à Saint Joseph, artisan de la famille, évoquées par Maria Poumier, nous laisserons le dernier mot à Françoise Petitdemange qui a si bien vu comment la marchandisation de l’enfant s’inscrit dans la mondialisation :
« La société mondiale voudrait s’anéantir psychiquement, en attaquant les premiers points de repère qu’un enfant puisse avoir à l’aube de sa vie, et physiquement en saccageant l’intimité du corps et du psychisme de chaque individu, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement »
Un livre indispensable donc pour mieux comprendre et surtout faire mieux partager les enjeux de notre combat !

16 juin 2016

Pour l'interdiction universelle de la GPA

Le Figaro: 
"Michel Onfray, Sylviane Agacinski, José Bové et d'autres ont signé une pétition pour l'interdiction universelle des mères porteuses. L'initiative internationale « Stop Surrogacy Now » a été lancée aux Etats-Unis.
Quel est le point commun entre la féministe Sylviane Agacinski, le philosophe Michel Onfray et l'écologiste José Bové? Ces trois personnalités de gauche se sont engagées dans une tribune publiée dans Libération «Pour l'arrêt immédiat de la gestation pour autrui», en compagnie de 160 autres signataires. Parmi eux, on trouve également l'écrivain Eliette Abécassis, l'ex-ministre des Droits des femmes Yvette Roudy et la militante féministe Marie-Joe Bonnet.
La GPA divise à gauche. En décembre 2010, une tribune favorable à l'encadrement de la GPA publiée dans Le Monde avait été signée par 60 personnalités, dont l'actuelle ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, la philosophe Elisabeth Badinter, le ministre du travail François Rebsamen et l'ex-ministre Aurélie Fillipetti.
Déjà, en juillet 2014, une lettre ouverte signée par Jacques Delors et Lionel Jospin (mari de Sylviane Agacinski) demandait publiquement à François Hollande de prendre position contre «l'admission par le droit des contrats de mère porteuse».
La pétition parue en début de semaine fait partie d'un appel international pour l'abolition de la GPA. Elle a été signée par des personnalités de toutes nationalités: Ruchira Gupta, une activiste indienne qui lutte contre le trafic des femmes dans son pays, Alice Schwarzer, cofondatrice du MLF et éditrice du magazine allemand Emma, mais aussi des mères porteuses «repenties» qui se battent désormais pour l'abolition.

Effort de mobilisation internationale

C'est le Corp (Collectif pour le Respect de la Personne) qui a relayé en France cette initiative lancée par le Center for Bioethics and Culture aux Etats-Unis. Le Corp est une association lancée en juin 2013, qui se donne pour unique objectif de lutter contre la gestation pour autrui. Proche de personnalités de gauche comme Marie-Joe Bonnet et Sylviane Agacinski, le Corp veut coordonner les réseaux féministes et de protection contre les droits de l'Homme en lutte contre les mères porteuses.
«Le triptyque Bové/Onfray/Agacinski est révélateur du souci de cohérence de notre démarche. Les gauches écologiste, antilibérale et féministe doivent s'unir contre la marchandisation du corps des femmes», résume la présidente du Corp, Marie Jauffret, au Figaro.
Pourquoi se lancer dans une initiative mondiale? «L'interdiction française ne pourra tenir que si il y a un mouvement mondial abolitionniste. Il ne sert à rien d'interdire en France ce qu'on a le droit de faire à l'étranger», explique Marie Jauffret. «Nous demandons aux instances internationales de se positionner sur ce sujet primordial dans la lutte contre les violences faites aux femmes», ajoute-t-elle.
Les milieux féministes sont très mobilisés contre la GPA, en particulier en Suède, où le combat abolitionniste contre la prostitution gagné depuis longtemps trouve un relais dans celui contre les mères porteuses. En France, si on trouve peu de féministes pour la GPA (hormis la position d'Elisabeth Badinter), les associations féministes n'en font pas un cheval de bataille prioritaire."

21 janvier 2016

Sur le wahhabisme, par Maria Poumier (2013)

Acheter le livre

"Les égarés" de Jean-Michel Vernochet ,
le wahhabisme est-il un contre-islam ?,
une lecture par Maria Poumier

Publié sur le site du  Comité Valmy

Dans son nouvel ouvrage « Les Égarés » (Sigest éd.), Jean-Michel Vernochet s’attaque au wahhabisme, nom générique qui englobe aussi bien salafistes, djihadistes que tafkiristes. Il s’agit d’un ouvrage bouclé le 30 juillet 2013, qui fait l’historique de ce mouvement, et s’achève avec des données irréfutables et bienvenues sur le Qatar et sa brève trajectoire précipitée. Le livre se conclut sur le soulagement que représente la chute des Frères musulmans en Égypte.
Le format de l’ouvrage est celui d’un outil militant. L’auteur entend apporter des éléments d’analyse utiles pour bloquer la progression du wahhabisme en Europe et en France, l’avancée d’une idéologie d’autant plus menaçante qu’elle est soutenue par des investissements colossaux. Le wahhabisme devrait bientôt non seulement ligoter les musulmans de France sous son rigorisme maniaque, mais peut-être déclencher des affrontements intercommunautaires voire une guerre civile qui aura d’abord pour facette et façade le "djihad par les urnes", première étape avant le terrorisme et les sécessions, comme en ex-Yougoslavie… Bosnie, Kossovo !

09 janvier 2016

L'Arabie saoudite en question

L’aveuglement des cheiks saoudiens
Par Israël Adam Shamir

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je suis d’accord avec le patron du New York Times. On a du mal à digérer la prédilection saoudienne pour le gore. La maison royale des Saoud a choisi de fêter le nouvel an, Noël et la nativité du Prophète en faisant fusiller ou décapiter, ou étripailler d’une façon ou d’une autre, quelque quarante sept personnes, baptisées terroristes pour la circonstance. L’un des condamnés à mort est le poète palestinien Asrahf Fayadh qui a terrifié les Saouds  en tant que curateur de leur exposition à la Biennale de Venise, qui a écrit une poésie pleine d’esprit critique, et laissé pousser ses cheveux, tout en fumant des cigares ; autre exécuté, l’ayatollah (évêque) chiite Cheik Nimr al Nimr, « écho des critiques du régime et champion des droits de la minorité chiite dans la province orientale de l’Arabe, mais qui n’appelait  nullement à l’action violente », selon le NYT. Il a été battu, torturé, et abattu.[...]


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17 octobre 2015

Entretien avec Maria Poumier sur le parcours de Roger Garaudy



 RIVAROL - N°3201 - 10 SEPTEMBRE 2015 

La parution, en septembre 1995, il y a tout juste vingt ans, des Mythes fondateurs de la politique israélienne par les éditions La Vieille Taupe de Pierre Guillaume, fut l’occasion d’un véritable lynchage médiatique pour le philosophe Roger Garaudy. Personnage au parcours atypique, il restera l’une des victimes de la religion de la Shoah pendant les années 1990.


RIVAROL : Comment avez-vous été amenée à rencontrer Roger Garaudy ?

Maria POUMIER : Dans les années 1970, la réflexion de Roger Garaudy sur l’esthétique
offrait un nouveau paradigme aux communistes qui, se battant pour la justice sociale,
cherchaient un horizon de transcendance. Le « réalisme sans rivage » de Garaudy était la
nouvelle mouture du divin dont nous avions besoin : espace de liberté, de confiance, de soumission
à la beauté, naturelle ou fruit du travail des hommes. Et cette théologie diffuse mais
incarnée embrassait toute l’histoire, elle équilibrait le côté strictement daté du marxisme.
Avec l’esthétique garaudienne, nous les communistes retrouvions ainsi notre appartenance
à la tradition, alors que le slogan « du passé faisons table rase », indispensable dans le feu
de l’action révolutionnaire, était étouffant et stérilisant pour d’autres niveaux du combat
en vue du dépassement des conditions données.

19 septembre 2015

Point de vue sur quelques livres d'Alain Coutte

À l’écoute d’Alain Coutte / Une recension de Maria Poumier.
06 mai 2005
Article source:
http://www.geostrategie.com/cogit_content/a_lire_voir/lcoutedAlainCoutte.shtml

Introduction à « 6000 ans de Mythes - Des Patriarches aux Sionistes », « Sionisme et Chrétienté - L’alliance », « Hitler -La Marionnette des Sionistes », « Israël - Le Quatrième Reich (éd. Euro-minorités, Vitrolles)»

Alain Coutte met sur le marché simultanément cinq nouveaux volumes, autant d’armes de destruction massive contre l’idéologie dominante, à condition qu’ils circulent. Comme dirait Régis Debray, le message c’est le média. Alain Coutte a pu financer seul ses publications, jusqu’à maintenant ; il détient donc le principal organe de transmission. Ses ennemis peuvent agir avec lui comme cela s’est pratiqué dans le passé, avec d’autres volumes qui leur déplaisaient : ils peuvent lui racheter tous les exemplaires (avec lui la menace de procès ne suffira pas). Ils en ont certainement les moyens. Mais est-ce vraiment leur intérêt ? Avec Internet, le rendement de l’opération ne serait guère performant. En tout cas, il s’agit de livres assez gênants pour les sionistes et les post-sionistes ; on peut donc s’attendre à toutes les manœuvres de rétorsion. Les Français, normalement, jusqu’à une date récente, n’aimaient pas trop qu’on leur dise : ne lisez pas ceci, ou n’allez pas voir tel spectacle. Norman Finkelstein, Dieudonné, sont parmi les créateurs dont le prestige a grandi d’autant plus que les censeurs ont pris la peine de les fustiger. On ne saurait trop recommander aux curieux de se précipiter sur les livres qu’on leur recommande de ne pas lire : ce sont quand même des livres fragiles, qui peuvent disparaître très vite de la circulation, comme leurs auteurs. Les fatwas sionistes sont souvent efficaces : Cheik Yassine, Rantissi, Arafat n’ont pas échappé aux attentats ciblés ; avec la racaille intellectuelle dont nous disposons, en France, le lynchage salonnier se pratique tous les jours, comme la chose la plus naturelle du monde, dans la bienséance.

Il faut donc le lire en vitesse, coûte que coutte. Il avait fait un travail surprenant avec Le Complot, un des tous premiers démontages des mensonges du 11 septembre, suivi de Irak, la Ruée vers l’Or, et de Washington, les Prédateurs. Interloqués, les organes israéliens en France avaient rapidement affublé l’auteur bizarre de noms d’oiseau méprisants. Cette fois-ci encore, les couvertures tapent très fort, si fort, finalement, qu’on est frappé de stupeur, et qu’on se dit : ce n’est pas un modèle courant de « néo-nazi » échappé d’un asile, comme ils disent, il a peut-être bien quelque chose à dire. Ainsi, après un premier mouvement de recul devant son culot à l’abordage, on se dit : « Quand même, ce Hitler aux yeux clairs qui nous défie, là, en couverture, ne serait-il pas en train de nous dire : «J’ai été la marionnette des sionistes, maintenant c’est votre tour» ? » Et en catimini, il est franchement prudent de les ouvrir, ces tomes horripilants (au sens propre : qui font dresser les cheveux sur la tête). Il y a plus à découvrir là-dedans que n’en contiennent habituellement quelque 2000 pages sur des sujets difficiles. Ce poids impressionnant me rappelle mes fonctions universitaires, quand je suis appelée à participer à des commissions de spécialistes ou à des jurys de thèse, ces occasions où les profs font bêtes de somme, et croulent sous les « travaux » des autres, collègues et futurs collègues. D’autant plus qu’on trouve au début de certains volumes de Coutte un chapitre « De quoi vont-ils m’accuser ? » C’est en accusé, comme un doctorant, que se situe l’auteur, avec un mélange d’insolence et de méfiance, tout à fait justifié par les circonstances. Si la soutenance avait lieu en quelque docte Sorbonne, il y aurait certainement des profs pour s’étendre sur les défauts de la présentation, les redites, les coquilles, le manque de bibliographie et d’index, les transitions bâclées, toutes ces fantaisies communes aux nouveaux venus à l’Université. Oui, mais… et le fond ? Espérons que les historiens spécialistes des questions traitées vont se manifester… plutôt que les tribunaux.
Tout jeune chercheur est aussi un accusateur, et il a bien raison. Il renvoie au corps enseignant une image quelque peu caricaturale de ce qu’il a appris : mais il transmet, il prouve qu’il continuera à transmettre, et cela seul compte vraiment. D’autant plus qu’Alain Coutte n’aspire pas à un titre universitaire, justement, mais à devancer l’université. C’est vexant pour celle-ci, mais c’est le propre des universités populaires de s’asseoir sur les règlements, et d’aller plus vite que la musique, pour le plus grand bien de la rue. Cet étudiant-là a fait ce qu’il fallait faire, mention Très Honorable. Son travail s’inscrit dans la démocratisation croissante de la critique du sionisme.

C’est probablement avec le succès mondial du livre de Roger Garaudy « Les Mythes fondateurs de la politique israélienne » que cette dynamique s’est mise en marche, alors que jusque là, ces questions ne sortaient pas du ghetto des historiens professionnels très austères ou de la langue de bois des militants. En France, Roger Garaudy a été condamné par les tribunaux, mais son livre n’est nullement interdit. Dans le monde arabe, c’est un best-seller, par la simplicité toute pédagogique avec laquelle y est exposé l’enchaînement de mythes qui aboutissent à la pratique monstrueuse des gouvernements israéliens, des origines jusqu’aujourd’hui. Mais Coutte ne prend pas appui sur ce livre de 1996, déjà mythique ; c’est plutôt la réflexion théologique de Garaudy qu’il prolonge, en distinguant très nettement judaïsme et sionisme, thème que Garaudy a lui-même repris dans un ouvrage postérieur, parcouru par un grand souffle œcuménique : Le terrorisme occidental, éd. Alqalam Paris, 2004. De façon originale, Alain Coutte a choisi de rattacher toute l’information historique épineuse qu’il donne à ses sources juives. C’est d’ailleurs un des aspects les plus encourageants de sa recherche : si on le suit dans sa thèse centrale, l’opposition vivace et tenace entre judaïsme et sionisme, alors l’effondrement de l’intérieur du suprématisme en Israël est tout à fait envisageable, à condition que les juifs découvrent toute cette information dont ils sont privés. La biographie de Theodor Herzl et de l’extinction de sa descendance est un chapitre édifiant et surprenant, dans ce domaine. L’autre question centrale, pour Coutte, est l’hypothèse selon laquelle Hitler et les sionistes envisageaient avant la guerre d’un commun accord le transfert du maximum de juifs européens en Palestine. Il accumule là de nombreux éléments concordants, de sources certainement peu connues du lectorat auquel il s’adresse, ces millions de gens qui se sentent en danger et qui se reconnaîtront parmi les personnes à protéger, selon les objectifs de l’association « Euro-minorités » présentée en tête de chaque volume : les braves gens qui détestent les démagogues, les racistes et les menteurs serviles.

Pour les autres sujets abordés par Alain Coutte, il m’en coûte de m’arracher au clavier : comme toutes les bonnes blagues, et les secrets importants, on éprouve le besoin de les partager d’urgence avec le monde entier ! Mais il faut absolument que ses livres soient lus, et non pas déflorés. Les sionistes nous feront bien une petite liste des choses les plus scandaleuses qu’on y trouve ? Ils ont des secrétaires pour cela : ne leur gâchons pas le boulot. En tant qu’enseignante, il est de mon devoir de souligner les mérites de son travail que les sionistes ne signaleront certainement pas : la construction de l’ensemble comme vaste chronologie. Cet ordre simple est toujours le meilleur, parce qu’il est élémentaire, naturel et fécond. La recherche est sous-tendue par l’indignation face au terrorisme israélien en Palestine, et face au terrorisme idéologique que les sionistes prétendent faire régner en Occident : mais le résultat est un dépassement des impasses habituellement qualifiées de révisionnistes ou antisémites. La notion du génocide, et des responsabilités autour d’un génocide, est approfondie, nullement sujette à une vision réductrice, bien au contraire ; de nombreux génocides sont évoqués, avec leurs spécificités. Et le poids de la honte pour l’Occident rejoint le mystère de l’iniquité pour tout le genre humain.

L’un des travers qui affecte les spécialistes du nazisme et du sionisme, c’est qu’ils sont lugubres ; or ceci les enferme dans un ghetto d’incommunication, ils agacent particulièrement la jeunesse ; ils sont sinistres, soient qu’ils fassent des opérations arithmétiques dans des listes de cadavres, soit qu’ils rajoutent de nouveaux adjectifs accablants sur la tête des juifs (avec une minuscule, je ne suis pas raciste, je ne considère pas qu’il s’agisse d’une race comme les Noirs, les Indiens, les Blancs ou les Australopithèques). Les deux volumes sur « Hitler - La marionnette des sionistes » sont très drôles, et restituent certainement une bonne part de l’ironie objective de l’histoire. « Israël - Le Quatrième Reich », est d’une écriture plus soutenue, et abonde en informations très récentes. Les miracles de l’Internet permettent à l’auteur d’être un virtuose du copier-coller-couper. Mais il ne recopie que des choses importantes et utiles, et qui n’avaient pas été regroupées sous ce format simple et universel. A la fin du parcours, on est assuré que le disciple de plusieurs générations d’historiens et d’antisionistes érudits mérite son diplôme de l’Université de la Rue : il a pillé ses maîtres, qui seront peut-être un peu vexés, mais il les fait lire généreusement, avec ses manières d’éléphant rose dans la porcelaine qu’on n’osait pas sortir du placard. Et c’est exactement ce dont la jeunesse a besoin.

13 septembre 2015

Immigration et réfugiés syriens: les mensonges des medias européens et occidentaux


Valérie Bugault interroge Jean-Michel Vernochet au sujet de la crise des réfugiés qui frappe l'Europe.

Voir la recension du livre "Manifeste pour une Europe des peuples" avec une contribution de
Mr Vernochet,  par Maria Poumier: http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.esprit-europeen.fr%2Flectures_esdl_europe.html


05 septembre 2015

Syrie: vers une implication russe ?

Syrie : les dés sont jetés
Par Israël Adam Shamir, 3 septembre 2015
Nonobstant hésitations et dénégations, la Russie s’embarque bel et bien dans une ambitieuse expansion de sa présence syrienne, qui peut bouleverser les règles du jeu dans le pays en lambeaux. La base navale russe de Tartous, petite, obsolète, servant aux réparations, va être agrandie, tandis que Jablleh, près de Latakia (jadis Laodicée) va devenir la base aérienne russe et une base navale à plein régime en Méditerranée orientale, au-delà des minces détroits du Bosphore. Les multitudes djihadistes qui assiègent Damas vont pouvoir être contraintes à l’obéissance et à la soumission, et le gouvernement du président Assad connaîtra la délivrance, hors de danger. La guerre contre Daesch (ISIS) fournira la couverture pour cette opération. Voici le premier rapport sur ces événements décisifs, sur la base de sources confidentielles russes à Moscou, des sources habituellement fiables.
Le journaliste d’investigation, dissident et bien informé Thierry Meyssan[1] a signalé l’arrivée de nombreux conseillers  russes. Les  Russes ont commencé à partager leurs images par satellite en temps réel avec leurs alliés syriens, ajoutait-il. Un site d’information israélien a ajouté : « la Russie a commencé son intervention militaire en Syrie », et a prédit que « dans les semaines qui viennent des milliers militaires russes se préparent à atterrir en Syrie »[2]. Les Russes ont promptement démenti.
Le président Bachar Al Assad y a fait allusion[3] il y a quelques jours en exprimant sa pleine confiance dans le soutien russe à Damas. Six premiers jets de combat MIG-31 ont atterri à Damas il y a deux semaines, selon le journal officiel RG[4], et Michael Weiss dans le Daily Beast d’extrême-droite [5]a offert une description saisissante de la pénétration russe en Syrie. Le journal Al-Quds al-Arabi mentionne Jableh comme le lieu de la deuxième base.
Nous pouvons maintenant confirmer que, pour autant que nous puissions le savoir, malgré les dénégations (souvenons-nous de la Crimée), la Russie a fait son choix et pris la décision très importante d’entrer en guerre en Syrie. Cette décision peut encore sauver la Syrie de l’effondrement total et par ricochet éviter à l’Europe d’être noyée sous les vagues de réfugiés. L’armée de l’air russe va combattre Daesch ouvertement, mais va probablement aussi bombarder (comme  David Weiss en fait le pari) les alliés des USA de l’opposition al-Nosra (autrefois appelée al-Quaeda) et d’autres extrémistes islamiques pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas moyen de les distinguer de Daesch.
Le ministre russe des Affaires étrangères Serguéï Lavrov a proposé d’organiser une nouvelle coalition contre Daesch incluant l’armée d’Assad, les Saoudiens et certaines forces d’opposition. L’émissaire US en Russie ont dit qu’il n’y avait aucune chance que les Saoudiens ou d’autres Etats du Golfe acceptent d’unir leurs forces avec Assad. La Russie continue à projeter de bâtir cette coalition, mais, vu le rejet américain, apparemment le président Poutine a décidé de passer à l’action.
La Russie est très ennuyée par les victoires de Daesch, parce que cette force combat et chasse les chrétiens de Syrie, alors que la Russie se considère comme le protecteur traditionnel de ceux-ci. La Russie redoute aussi que Daesch mette en place des opérations dans les régions musulmanes de Russie, dans le Caucase et sur la Volga. Et la coalition anti-Daesch dirigée par les US n’a pas fait le travail.
US et Turquie combattent ostensiblement Daesch, mais obéissent à leurs propres intérêts, bien différents de ceux des Syriens, des Européens et des Russes. La Turquie combat les Kurdes qui sont des opposants résolus à Daesch. Les US utilisent la guerre contre Daesch comme écran de fumée pour combattre le gouvernement légitime de Bachar al Assad, qui a été récemment ré-élu par une large majorité de Syriens. Daesch ne souffre pas beaucoup des raids US, face à l’armée syrienne. Et surtout, les US ont envoyé des centaines de terroristes entraînés en Syrie après leur avoir fourni une mise à niveau militaire en Jordanie et ailleurs. Récemment, David Petraeus a appele à armer al Nostra afin qu’ils combattent Daesch. Cette idée simplette a bien fait rire [6] mais n’est nullement hors jeu.
Les US et ses alliés ont ravagé la Syrie. Les US sont loin et peuvent  se délecter du spectacle. L’Europe est perdante, déjà éliminée du fait de l’inondation de réfugiés. La Turquie est perdante, directement, puisqu’elle y gagne les réfugiés, mais aussi le terrorisme et le déclin rapide de la popularité pour le président Erdogan, la chute du niveau de vie, et tout cela à cause de ses choix politiques erronés en Syrie.
La Russie vient donc de se charger de la tâche difficile de sauver la situation. Si Erdogan, Obama, Kerry et les Saoudiens avaient pensé que Poutine lâcherait Assad, maintenant ils connaissent un dur réveil. La position russe est assez nuancée. La Russie n’ira pas se battre pour Assad, comme elle ne s’est pas battue pour le président ukrainien Yanoukovitch. La Russie pense que c’est aux Syriens de décider qui doit être leur président. Assad ou quelqu’un d’autre, c’est une affaire interne. D’un autre côté, Obama et ses alliés se battent effectivement contre Assad. Il avait « perdu sa légitimité », disent-ils. Ils ont un problème avec Assad, ils l’admettent. La Russie n’a pas de problème avec Assad. Dans la mesure où il est populaire chez lui, qu’il gouverne donc, disent les Russes. Si certains membres de l’opposition veulent le rejoindre, tant mieux.
La Russie n’essaie pas de combattre l’opposition armée en soi, tant que cette opposition est prête à entrer en négociation de paix et ne demande pas l’impossible (la tête d’Assad). Dans la vie réelle, personne ne peut distinguer entre groupes légitimes et illégitimes, et Daesch. Tous vont sans doute souffrir quand les Russes vont commencer à faire leur travail sérieusement. Ils devraient négocier avec le gouvernement et parvenir à un accord. L’alternative (la destruction de la Syrie, des millions de réfugiés, le déracinement du christianisme au Proche Orient, les attaques djihadistes sur la Russie) est trop horrible à regarder en face.
La guerre en Syrie est dangereuse pour la Russie : c’est pourquoi Poutine a freiné avant de s’engager, depuis 2011. L’adversaire est bien armé, et a quelque soutien sur le terain, sans compter la richesse des Etats du Golfe et des combattants fanatiques qui ont bien envie de déclencher une vague d’attaques terroristes en Russie. La position US est ambigüe : Obama et son équipe ne réagissent pas, sur l’engagement croissant de la Russie. Thierry Meyssan pense qu’Obama et Poutine sont parvenus à un accord sur la nécessité d’en finir avec Daesch. A son avis, certains officiers et généraux américains (Petraeus, Allen) aimeraient saper cette entente, ainsi que les républicains et les néoconservateurs.
Certains officiers russes s’inquiètent. Peut-être qu’Obama reste muet afin de laisser Poutine s’embarquer dans la guerre de Syrie. Souvenons-nous que les US avaient incité Saddam Hussein à envahir le Koweit. Les avions russes et américains au-dessus de la Syrie pourraient avoir à s’affronter. D’autres disent : la Russie n’aurait-elle pas dû s’engager en Ukraine, plutôt qu’en Syrie ? Mais la décision que Poutine semble bien avoir prise fait sens.
Une guerre loin de chez soi comporte des défis logistiques, comme les US en ont fait l’expérience au Viet Nam et en Afghanistan, mais il y a beaucoup moins de danger que la guerre déborde en Russie proprement dite. Sur un théâtre de guerre distant, l’armée de terre, la flotte et l’armée de l’air russes pourront montrer leur détermination.
S’ils gagnent, la Syrie retrouvera la paix, les réfugiés rentreront chez eux, et la Russie restera implantée à jamais en Méditerranée orientale. La victoire russe calmera les va-t-en-guerre de Washington, de Kiev, de Bruxelles. Cependant, s’ils perdent l’Otan pensera que la Russie est mûre pour la moisson et tentera de porter la guerre dans son flanc.
Nous pouvons comparer la situation avec les campagnes militaires des années 1930. Les Russes, sous les ordres du brillant maréchal Joukov, avait écrasé les Japonais à Khalkyn Gol en 1939, et les Japonais ont signé un pacte de neutralité avec les Russes, puis se sont abstenus d’attaquer la Russie pendant la guerre entre Allemands et Soviétiques. Mais l’Armée rouge s’est mal débrouillée face au maréchal Mannerheim en Finlande en 1940, et cela a encouragé Hitler entrer en guerre.
Cette fois-ci, la Russie va agir dans le cadre de la loi internationale, à la différence de Saddam Hussein dans son aventure koweitienne, Turquie et US bombardent et mitraillent la Syrie à volonté, sans le moindre égard pour le gouvernement légitime. Il y a un traité d’assistance mutuelle entre la Russie et la Syrie. Le gouvernement syrien a offert aux Russes ses ports, aéroports et commodités pour la défense.
Les églises chrétiennes du Proche Orient applaudissent la Russie et demandent son assistance face au carnage djihadiste. L’ancienne église orthodoxe d’Antioche et celle de Jérusalem sont de tout cœur avec la Russie. L’archevêque Théodose Atallah Hanna, patriarche palestinien du plus haut rang et politiquement actif, a formulé son espoir que les Russes apportent la paix en Syrie et que les réfugiés puissent rentrer chez eux.
Pour les Européens, c’est l’occasion d’en finir avec leur soutien aveugle à la politique US, et de ramener des millions de réfugiés chez eux, loin des gares et campements européens.
Si cela marche, l’initiative de Poutine en Syrie sera l’une de ses plus grandes réussites. Il ne dévoile rien de son jeu, et ce rapport est le premier qui provienne de son entourage.

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Israel Shamir est à Moscou, et peut être joint sur  adam@israelshamir.net
Traduction : Maria Poumier. Publication originale : Unz Review
 Article source: http://plumenclume.org/blog/36-syrie-les-des-sont-jetes-par-israel-adam-shamir
Lire aussi:  http://rogergaraudy.blogspot.fr/2011/12/le-role-de-la-russie-par-r-garaudy.html

10 juin 2014

Tout a commencé avec Roger Garaudy..., par Maria Poumier


On ne peut comprendre la vie qu’en regardant en arrière : on ne peut la vivre qu’en regardant en avant.
Soren Kierkegaard

Pour Paulette et Roger

 Tout a commencé avec Roger Garaudy. J’avais dix-neuf ans, le grand souffle de mai 1968 venait de retomber, sans accoucher de rien de spécial. La vie avait repris son cours, et la France me semblait manquer terriblement d’élan. Je n’avais personne à admirer autour de moi, situation classique chez les gens prétentieux. Je cherchais des héros, et ne tombais jamais dessus. Je suis alors partie à Cuba, à la recherche d’une vraie cause libératrice. La révolution cubaine avait besoin de moi comme de bien d’autres, et j’ai été chargée de faire le cours d’esthétique à l’université de la Havane.

24 mai 2014

L'héritage de Roger Garaudy, selon Maria Poumier

L'héritage de Roger Garaudy
par Maria Poumier

Disparu le 13 juin 2012, Roger Garaudy nous apparaît désormais dans toute la grandeur de ses efforts. L'un de ses amis, don Helder Camara, évêque brésilien, disait de lui: "un homme extrêmement lucide qui s'est laissé aveugler par le cœur". Cet aveuglement choisi est la source même de sa clairvoyance, paradoxe classique qui ne surprendra pas les mystiques. C'est la qualité propre de sa clairvoyance que nous voudrions souligner ici, parce que, une fois entré dans l'éternité, Garaudy nous lègue une méthode qui peut, qui doit, continuer à exercer son efficacité.

25 décembre 2013

Limpide dans la noirceur du siècle


Pour visionner le documentaire sur DAILYMOTION cliquer ici

Roger Garaudy s'explique, dans des documents d'archives et par quelques pages inspirées.
Des intellectuels engagés témoignent.

Un hommage au penseur et au combattant
"Toujours à contre-nuit,
comme un pont de lumière
entre l'Europe et l'Orient."


Réalisation: MARIA POUMIER et SMAIN BEDROUNI
Production: Niaguis production.
Distribution: Association Entre la Plume et l'Enclume.