3 - Vers l’unité de l’homme
Dans la critique que MARX fait de la religion, ce n’est pas l’athéisme qui est intéressant, athéisme dont il n’a jamais fait un acte militant, ce qui est intéressant c’est la conclusion que, dans l’introduction de Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel, il tire de cette critique : La critique de la religion s’achève par la leçon que l’homme est pour l’homme l’être suprême, donc par l’impératif catégorique de bouleverser toutes les conditions où l’homme est un être humilié, asservi, abandonné, méprisable. Cette phrase est essentielle pour entrer dans la vision du monde de MARX si l’on comprend la forme verbale « s’achève » aux deux sens : annonçant d’une part la conclusion d’une étude, mais aussi la fin d’un processus sur lequel il sera inutile de revenir, et le début d’un autre processus, celui de l’émancipation humaine. A vingt-cinq ans, MARX, au nom d’un plus grand que lui, déclare la révolution au monde. Son œuvre, à partir de ce postulat - car il s’agit d’un postulat, d’ordre éthique -, sera entièrement consacrée à la compréhension des causes de l’abaissement de l’homme, et à la recherche des moyens d’abattre ces causes et d’unifier l’homme.
*
