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15 juillet 2018

Sur le populisme culturel

« Populiser » la culture sous prétexte de la populariser, c’est refuser de la Démocratiser, c’est la « démographiser » c’est-à-dire massifier la platitude pour mieux traiter le peuple en moins que rien, en le réduisant en cohue compulsive de consommation. C’est réduire la création à un amas d’ « œuvres » sans souci de leur véritable valeur esthétique, immédiatement absorbables par le déferlement des pulsions, le défoulement populacier qu’elles provoquent chez la foule rendue et maintenue foule c’est-à-dire vulgaire et inculte selon le cynisme mesquin des maîtres de l’institution sociale.

Camille Loty Malebranche    Lire ICI en entier

25 juin 2017

Révolte, révolution et personne humaine

Révoltes, révolutions, nuances et modalités.
La révolte, au stade personnel comportemental est en soi une révolution individuelle, car elle enclenche de formidables valeurs comme ressources de nouvelle naissance mentale de l’humain et de sa transformation existentielle. La révolte personnelle bien assumée, façonne la nouvelle vie d’un homme, crée en lui un schème axiologique qui en fait un penseur et un agissant nouveau, un révolutionnaire dans ses rapports souverains de sujet avec soi, avec autrui et avec l’univers.
À l’échelle sociale, par contre, c’est l'immense majorité lésée, conscientisée, qui doit devenir révolutionnaire, dûment encadrée par ses leaders, orienteurs méthodiques de la révolution, par delà jacqueries et colères, émeutes et manifestations de rues, pour envisager un nouveau système et changer les institutions vers une nouvelle société.   
Le refus d’un ordre injuste ou inadapté aux exigences de la vérité reste dans la révolte s’il ne produit une construction idéelle authentique et viable avec les principes d’établissement de ses prescrits pour la substitution méliorative transformatrice du domaine de son intervention. D’où aucun mouvement d’humeur ni celui des indignés ni l’hédonisme, ni le sexualisme ne feront rien au-delà de la révolte tant que le même ordre socio-économique demeure et que l’État continue de l’imposer politiquement au nom des mêmes profiteurs oligarques. 
Le révolutionnaire social ne saurait être un aigri, sauf aux yeux des frileux profiteurs de l'ordre qu'il dénonce et combat et de leurs alliés serviles. Tout révolutionnaire vrai est d’abord un engagé du sens par la pensée du changement qu’il conçoit pour l’établissement de la vérité et de la justice. Dans le contexte des possibles, si le peuple est mûr pour le changement, il passe à l’action pour le guider et l’aider dans l’aboutissement. Le révolutionnaire est un mélange de romantique par la romance du changement mélioratif de la condition humaine, et un protagoniste de la vision du changement tel qu’il doit être. Toutefois, nul révolutionnaire accompli, ne se laisse transporter dans le délire d’un changement dont le peuple ne veut pas. Le peuple peut préférer ses haillons et ses servitudes, et malheur à celui qui comme le Che, croit transformer malgré le peuple, la face du social. Par ailleurs, la pire déviance du mental révolutionnaire, serait de se vouer à la haine, de haïr des dominants. Car celui qui hait les privilégiés et veut dans sa vocifération, les renverser par rage en arguant de révolution sans prévoir et programmer en substitution une société radicalement nouvelle, est un aigri, une crapule qui altèrera le mode du changement par sa bassesse mentale. Le révolutionnaire est celui qui transcende les saletés du système d’injustice sociale qu’il abhorre sans jamais désirer se les approprier pour soi-même. Son vœu est celui du chambardeur constructeur qui proclame le nouveau au profit de tous.    
Le révolutionnaire est l’homme qui va au-delà de lui-même pour proposer par les contingences de sa vie privée une vision publique de la refondation du monde. C’est le penseur qui refuse les carcans ayant cours et qui veut les briser pour faire un monde plus digne de l’homme. Toutefois, la révolution sociale, proposée, fût-elle esthétique, pour réussir à imposer une nouvelle conception de l’art, doit être l’apanage du collectif épris et imprégné de la volonté du nouveau, pétri des nouvelles propositions qu’on lui fait et qui, bien plus que par une révolte, un chahut pour exiger un rapiècement du système établi dans ses dysfonctionnements, le déclare inacceptable et le rejette en proclamant un autre mode de vie dont il a les idées claires quant à ce qu’il en attend.
La révolution sociale ne peut exister que si les majorités, le peuple se lève pour la faire. Il n’y a de révolution populaire que si le peuple devient révolutionnaire. Le leader d’une révolution populaire, n’est jamais qu’un ordonnateur dans le processus une fois la conscience révolutionnaire acquise par les majorités. Les peuples, hélas, sont réactionnaires, mécaniquement fonctionnels et rarement prêts pour l’altérité systémique qui révolutionne les structures et les rapports de classe de la société. Ainsi, à ses propres dépens la fonctionnalité des masses se contente-t-elle de mouvements d’humeur que l’establishment oligarchique expédie ponctuellement par des lois et réformes inessentielles, palliatives, changeant de masques mais onques ni de face ni de modalités. 
La mentalité de fonctionnalité propre aux majorités souffrantes, est le fossé conservatoire de toutes les saloperies du monde. C’est en ses inconsciences et aliénations fonctionnelles que les peuples tuent leur propre possible de libération. Et pourquoi, malgré les théories élaborées des plus grands analystes et doctrinaires de la révolution populaire et en dépit des plus louables efforts de conscientisation des peuples par des leaders voués à la cause populaire, la révolution populaire reste une disutopie privée de la téléologie du rêve conquérant.  La pire ennemie de la révolution populaire est sa claustration au carcan mental des majorités mécaniquement fonctionnelles, dont la fonctionnalité l’expédie aux calendes achroniques, figées de révoltes complaisantes aux revendications rabougries à l’intérieur du même ordre du monde répressif et inhumain. 
Le seul espoir de changement de la réalité sociale est dans ce que j’appelle l’immanence dialectico-métamorphique, ce noyau des possibles qui subsiste en toute société humaine comme inhérence transformationnelle et latence de la conscience libératrice, quand les majorités sont assignées aux pires injustices par le règne infâme d’une clique tyrannique et déviante. Encore qu’il faille que les leaders révolutionnaires et les peuples trouvent les clés de cette inhérence transformationnelle libératrice pour la rendre patente effective et changer l’ordre du monde! 
[Les passages en gras ont été sélectionnés par moi, AR]
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29 avril 2017

L'art et l'engagement, par Camille Loty-Malebranche

Emil Nolde-La Cène-1909
L'engagement est un fait immanent à l'art, à l'écart de tout nomos, au-dessus de toute norme. 

Toute écriture sérieuse est engagée, le reste, n'est que papotage, assouvissements et gloussements de poules, agitations de galliformes qui caquètent. Mais attention, l'engagement est pluriel, aussi pluriel que la vie et ses champs. On peut être engagé dans l'expression de ses convictions spirituelle, amoureuse, érotique, esthétique et non seulement en politique, en société... Toutefois, un engagement est ubiquitaire en littérature comme en toute chose: c'est l'affirmation avouée ou non d'une morale par delà la logique de l'action. L'homme, parce qu'il ne peut ne pas juger, se juger et projeter son jugement dans ce qu'il signifie en agissant, exprime d'une manière ou d'une autre, son engagement moral.  

De fait, toute activité humaine, toute vie d'homme est engagée, c'est à dire prend parti, se positionne.

Nous sommes tous à un niveau ou à un autre, des extrémistes puisque nous prenons position, nous choisissons. Or tout choix est extrême vis-à-vis de ce qu'on rejette ou ne choisit pas.

Le tact de l'extrême équilibré, c'est de savoir se situer au juste milieu de son choix, évitant de le faire agressant contre ceux d'en face.

L'amorphisme est option réactionnaire, sauf si mystique, assumé comme posture religieuse où il constitue une manière d'adhésion particulière et cultuelle de la conscience aux sphères de transcendance signifiées par le reniement au monde.

La neutralité, la passivité est un euphémisme du nihilisme inconscient, de la soumission à l'ordre en cours, positionnement servile face au courant dominant. C'est l'à vau-l'eau du niais jouant les sages. C'est la libation de soi moulé au contenant globalisant du système régnant. C'est la présence absente d'esprits liquides inaptes à avoir leur propre forme et se laissant emporter comme pailles par le vent prédominant qui leur impose et imprime, sans résistance, mouvement et direction.

Pour revenir à l'écriture littéraire, si, par exemple, nous considérons un poème
Kandinsky-Improvisation 30- Les canons-1913
d'amour, chose subjective par excellence, c'est toujours un acte très engagé, car il draine toutes les passions du scripteur et les communique.
C'est un engagement par le verbe à communiquer ce que l'on vit et éprouve, comme une forme universelle du fait d'aimer! De la passion foudroyante incontenable, l'incoercible et dévorante énergie de l'amour...
 
 
L'engagement littéraire, comme de tout art, est un cri de l'homme transcendant par l'intuition de son infinitude possible, les finitudes grises et triviales d'un monde qui s'efface. Ce n'est jamais, même inconsciemment, que la face de l'hypostase supracharnelle et extramatérielle qu'est l'Esprit.

23 avril 2017

Elections: la tricherie des partis systémiques

SUR iNTELLECTION LE BLOG DE CAMILLE LOTY-MALEBRANCHE (extrait):

Il n'y a peu d’espace pour de vraies élections démocratiques dans un système où les partis en lice sont juste des pairs égaux et interchangeables dans leur mensonge, leur lâcheté politique face à un ordre socio-économique dysfonctionnel responsable d’innombrables maux dont le peuple est victime. Quand tout s'adresse à l'émotion au lieu de faire appel à la rationalité froide du votant concernant le système à conserver ou à renvoyer, l’électeur a tous les risques de se perdre et d’agir en vain en allant aux urnes. Car en temps de crise aiguë, les élections devraient être une plate-forme du choix du type de changement systémique à mener et non de simples têtes de candidats de partis systémiques mainteneurs du statu quo. Dans l’actuelle présidentielle française, par exemple, il y a au moins le parti « France insoumise » qui ose pointer, ne serait-ce qu’en partie, l’essence de la crise contemporaine qui est une crise capitaliste en ciblant les rapports de causalité de celle-ci avec les conditions de vie du peuple. Les autres partis évoquent le statu quo en restant aux conséquences tout en désignant des boucs émissaires pour éluder toute dénonciation du capitalisme et de ses dysfonctionnements immanents orchestrant le mode socio-économique à travers ses aberrations financières évidentes. Capitalisme qu’il faut au moins contrôler de près puisqu’il est la principale source des difficultés quotidiennes des classes moyennes et le premier responsable de la dèche des masses.

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17 avril 2017

La domination sans partage du capitalisme interdit une vraie multipolarité mondiale

L’univocité économique et le modèle social unique du capitalisme financier est le heurtoir à l’essence d’une multipolarité bien ordonnée, un vice de construction dans la conception même d’un monde vraiment multipolaire...

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15 avril 2017

Jésus et les "tombes blanchies"

[...] Jésus qui a chassé les vendeurs du temple à coups de fouet aux marchands et de pieds aux étalages; Jésus qui a expédié ses « frères » de chair bêtement incroyants et superficiels, en leur disant qu’il ne participerait pas à la fête à Jérusalem pour ensuite, y aller en toute discrétion; Jésus qui a dit au jeune homme dont le père vient de mourir « laisse ces morts ensevelir leurs morts, toi, viens me suivre pour avoir la vie »; Jésus qui se laissait approcher des pires prostituées, lui qui savait à quel point la société et ses vestales baigne dans toutes formes de prostitution; Jésus qui sauva la femme adultère de l’hypocrisie meurtrière des charognards de la prêtraille et de la populace en mettant prêtres et foules face à leur propre insanité; Jésus qui traitait les chefs religieux de son temps de « tombes blanchies », non, ce Jésus n’a jamais, au grand jamais, accommodé sa Vérité Spirituelle, sa Doctrine du Salut aux salissures dites convenances sociales pour plaire à des hypocrites. Les niaiseries et sensibleries des masses maniérées n’ont jamais compté pour Lui que comme infamies méprisables. [...]
 

06 avril 2017

Le capitalisme établit le règne de l’argent pour effacer l’homme

Tout règne, tout primat de l’économie dans les rapports humains, est immonde et finit par souiller le mental des majorités qui l’appuient et y trouvent un lieu d’émulation. Les riches utilisent les choses et les humains, chosifiés à souhait, tout en se vautrant dans leur perversion, leurs bassesses qu’ils font louer par leurs asservis de classe. Le capitalisme met en scène une ronde de larbins grimaçants, excellant dans la farce des apparences, la singerie d’une fierté qu’ils n’ont pas, ayant déserté leur droit de dire non à l’imposture bourgeoise qu’ils préfèrent essentialiser. Essentialisme déshumanisant où ils se reconnaissent eux-mêmes volontairement choses des possédants dits riches.

La dialectique du pauvre et du riche constitue la pire sphère d’esclavage mental puisqu’elle essentialise la situation objective de classe qu’elle étaie idéologiquement comme naturelle. [Extrait]

16 janvier 2017

La dictature scientiste

CONTRE LA DICTATURE SCIENTISTE ET LES MYSTIFICATIONS IDÉOLOGIQUES DE L’OPINION PUBLIQUE PAR DES EXPERTS OFFICIELS. LES SOCIÉTÉS CIVILES DOIVENT AVOIR DROIT DE REGARD SUR L’ACTION DES SPÉCIALISTES OFFICIELS.


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03 janvier 2017

Etre et avoir

Tout avoir qui n'est pas l'être, court le risque d'être placé au-dessus de l'être de l'homme et de devenir idole, c'est-à-dire abomination, crime contre l'Esprit. Crime de lèse-humanité où l'homme idolâtre porte la livrée de l'illusion et de la contre-nature; où la chose inerte prime et utilise mentalement son soi disant propriétaire.

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03 décembre 2016

Le fanatisme occidental

[Roger Garaudy avait en son temps écrit un livre sur "Le terrorisme occidental". Camille Loty-Malebranche dénonce ici le "fanatisme" de l'occidentalisation du monde. Des analyses, des pensées, proches...NDLR]
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Au moment actuel, là où l’occident porte la palme effroyable du fanatisme, c’est en politique internationale. L’occidentalisme, devons-nous dire ici, car il s’agit de l’establishment financier et non des nations, s’est littéralement érigé en monstre du fanatisme idéologique planétaire. Fanatisme hyperbelliciste qui va partout guetter les nouveaux possibles d’un néocolonialisme à travers un hégémonisme procédant par géostratégie massacreuse derrière l’invasion verbale du discours omniprésent de la démocratie et des droits de l’homme. Comme au commencement de son insidieuse expansion au Nouveau Monde, où le colon portait le fusil à une main et la bible à l’autre, aujourd’hui, la charte de l’Onu instrumentalisée dans les démarches hégémoniques de la minorité de ceux qui se veulent maîtres absolus et sans partage du monde, par la finance et les armes, fanatisent les masses à travers le vieux conservatisme immonde d’un patriotisme qui se doit d’appuyer les armées nationales occidentales dans leur nouvelle croisade unilatérales ou au sein de l’Otan, contre la barbarie qu’elles bombardent en tuant chez eux, les barbares.  
Intolérante, arrogante, agressive, criminelle, toute la civilisation dont se prévaut notre occident, se pâme et se résume dans ses rages hégémoniques. L’Hégémonie constitue le seul horizon de l’occident contemporain dans son rapport au reste du monde. Le respect des droits de l’homme et des peuples, est une élucubration justificatrice de toutes sortes d’hécatombes, une fois que les establishments occidentaux considèrent qu'ils ont leurs intérêts quelque part au monde, un monde passablement pris dans l'instinct géostratégique des establishments occidentaux comme leur bien privé, leur arrière-cour inavouée ! Si nous nous insurgeons ainsi, c’est parce que, partisan de la paix mondiale, nous constatons que L’occident dans sa mentalité idéologique immonde d’hégémoniste,  est le principal entreteneur, l’ignominieux hypocrite qui agresse, et prétend civiliser, massacre et prétend sauver, égruge des pays et des peuples en arguant de les libérer.

La paix mondiale, la fin ou à tout le moins la réduction à la marge d’épiphénomène rare du terrorisme, implique immanquablement un changement de mentalité des élites occidentales. On ne peut être prédateur planétaire et en même temps se mettre à pleurer idiotement d’être de temps en temps griffé par des proies qui se défendent ou contre-attaquent !

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE
Copyright © CAMILLE LOTY MALEBRANCHE - Blog INTELLECTION -  2016

27 novembre 2016

Fidel, ou la possibilité de la victoire


J’ai la gorge nouée ce matin et les yeux humectés d'émotion en rédigeant ce billet, Fidel Castro est mort. Castro aura été au 20ème et jusqu'à sa mort au 21ème, la face du combat et de la victoire possible des opprimés, désignés proies naturelles pour leur origine, leur situation géographique ou leur ethnie par les prédateurs impériaux de l'humanité. Castro, c'est le Non aux impérialistes, aux barbares vénaux, aux dévoreurs d'humanité masqués en civilisateurs par une certaine idéologie et son histoire officielle, hagiographique.
Le plus immense homme politique du 20ème siècle, titan de la résistance du sud aux agressions du nord, incarnation de la souveraineté populaire contre l'ignominie économique et la soumission politique, parangon de la lutte pour la dignité et la libération des peuples du joug des prédateurs oligarchiques. 

>> BILLET A LIRE ICI DANS SON INTEGRALITE >>

25 octobre 2016

La démocratie dénaturée

Toute gouvernance verticale telle qu’il en est à l’échelle du monde dans les États, est manière vicieuse, mode vicié d’expropriation des peuples de ce qui leur appartient et les regarde: le pouvoir. La démocratie véritable ne peut être qu’horizontale, gouvernance collective et participative avec le contrôle effectif et réel du peuple organisé en nation sur les structures administratives décideuses de son sort. Le leader vrai, quant à lui, est un guide consultant du peuple et non un régnant.  

Nous vivons le temps de la démocratie verticale exclusive. La démocratie formelle sans souci du peuple ou de l’équité est aujourd’hui, de fait, la seule dictature admise et régnante au point que quiconque la refuse ou pense autrement le concept, est accusé d’ennemi de la liberté par le commun qui le considère tyran potentiel et ennemi antisocial des peuples. D’ailleurs, récemment avant le retour russe permettant une géoplitique d'équilibre, le droit international lui avait consacré les fameux droit et devoir d’intervention « onusien » via l’Onu inféodé aux puissances néocolonialistes, associé de fait aux rages hégémoniques et bellicistes des frappes aériennes de l’Otan, contre tout violateur avéré des droits de l’homme consacrés par la soi disant démocratie. Mais disons-le, intervenir pour la démocratie aurait pu être juste si c’était vraiment pour les peuples et non pour les empires qui veulent comme aujourd'hui en Syrie, prendre la place des « dictateurs » « tyrans » (vrais ou faux) que l’on destitue (car on crée des tyrans à satiété dans le laïus de cour des gigantesques agences de presse et grands médias toujours plus ou moins courtisans et surtout ultra-alignés).

19 octobre 2016

A bas les icônes !

Nous vivons aujourd’hui, le temps des icônes et de l'iconolâtrie dans le champ dit de la laïcité. Icône politique, icône du spectacle, icône de la fortune… La société, comme un temple païen, exhibe les icônes de ses dieux de chair et de sang dans des médias qui ressemblent à une véritable galerie aux idoles. L’on saisit immédiatement que la substance de nos dites laïcités républicaines, ne doit nullement être considérée profane quoique non religieuse stricto sensu, vu la sacralisation dans nos sociétés sécularisées des figures imposées par les structures propagandistes mass-médiatiques plus que jamais en vogue.
 [...]

>> LIRE L'ARTICLE ENTIER ICI >>

29 septembre 2016

Sur les assassinats policiers aux USA


À ceux d'une certaine presse complaisante ou laxistement euphémique, qui disent "bavures" en évoquant ces assassinats policiers, Je réponds:
Il n'existe pas de bavures systématiques ni d'accidents délibérés! 

>> LIRE L'ARTICLE DE CAMILLE LOTY MALEBRANCHE >>

22 septembre 2016

Elections américaines: rien de positif à en attendre

Un empire est essentialiste par nature, son seul changement possible, c'est l'effondrement.
En évoquant le changement aux États-Unis, qu'apporterait un élu, c'est comme si l'on posait la question absurde: est-ce que le masque que porte un homme déguisé au carnaval, change son visage voire sa personne? Il n'y a pas de place pour le changement dans un système sociétal qui a su endoctriner ses gouvernés institutionnellement et idéologiquement en leur ancrant idéellement et émotionnellement son essence et sa praxis, et qui n'en est pas moins fort par les structures économiques, politiques et militaires dont il s'est doté. Là, nous ne devons jamais oublier le moulage behaviouriste des mentalités rendues réflexes de reproduction du même, sauf exceptions rarissimes. Déjà, Obama a été appelé pour faire le pitre au nom du système. Il n'existe où il est que parce qu'il a été oint par le système pour être le figurant d'un changement d'aspect et de peau, en lui prêtant un masque nouveau. Nul individu ne peut, à moins d'être un vulgaire menteur messianiste, prétendre pouvoir incarner par sa seule présence à la figuration présidentielle, un changement substantiel aux modalités de gouvernance imposées par la classe du pouvoir.

09 septembre 2016

Liberticide liberté

 Sans l’ancrage au spirituel, la liberté est un délire dans l’absurde, une gesticulation à la merci des contingences et vicissitudes de l’existence, une servitude de la finitude.

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09 août 2016

En finir avec les "démocraties" exterminatrices...

Quand toute la démocratie est une dictature systémique au service des riches, dictature qui remplace les autocraties des despotes du passé; et quand la liberté d’expression médiatique vole autour des politiciens sans oser se brûler à dénoncer les crapules maîtresses des structures de la finance et du crédit, à moins d’être copromanes et de prendre de la fiente d’oiseau pour des œufs, il ne reste aux peuples qu’à se révolter.

>> Article de camille Loty-Malebranche à lire ici >>

27 juillet 2016

Le pragmatisme du marché c'est la mort de l'homme





par Camille Loty Malebranche
Du plus lucide des constats, le pragmatisme économique est en soi, la dictature dévorante du rentable, la rage tyrannique de la rentabilité primant l'homme, dans l'imposition des exigences de performance sans limite du marché.