[En 1980, Roger Garaudy, qui tentait de se présenter à l'élection présidentielle de 1981, publie, après l'Appel aux vivants - plus de 300 000 ex vendus, prix des Deux Magots - un livre-programme, dont voici un extrait qui expose son analyse de la sacro-sainte "croissance" à l'occidentale.]
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Y a-t-il un sens à tout cela ? A tout
le quotidien de notre vie ? Quel est le chef d'orchestre invisible de cette
cacophonie ?
— La croissance. C'est-à-dire
l'extension à la société tout entière du modèle d'organisation de l'entreprise,
telle qu'on la concevait dans la première moitié du xxe siècle, celle de
Chaplin dans Les Temps modernes. Une entreprise qui n'a d'autre but, quel que
soit le produit qu'elle fabrique, que d'en fabriquer le plus possible.
Mais peut-être serait-il utile de
définir la croissance clairement et simplement.
La croissance est fondée sur la
notion la plus absurde de l'économie : celle de produit national brut (P.N.B.).
En France, on utilise une notion très proche, celle de production intérieure
brute (P.I.B.).





