13 janvier 2012

Le journal d'un mutant, par Joseph Boly (8). Eucharistier l'univers. La rivière du silence. Vertu de l'illumination

22. Eucharistier l’univers (p. 59-60)

     Mon existence aura été parsemée de rencontres extraordinaires qui font ma richesse personnelle, de la famille Claudel à la famille de Gaulle, en passant par le ménage van der Meer de Walcheren , Armand Godoy , Marcel Lobet , Léopold Sédar Senghor, pour ne citer que les plus connus.

08 janvier 2012

Le journal d'un mutant, par Joseph Boly (7). Au coeur de l'Apocalypse. La roue de la vie

20. Au cœur de l’Apocalypse (p.51-53)

     Léon Bloy se croyait « au seuil de l’Apocalypse »  et il attendait les Cosaques ou le Saint-Esprit. Quel est, en effet, le sens de ce déploiement d’images, de couleurs et de chiffres, qui défie l’imagination ? « Au-delà des exégèses théologiques et des interprétations ésotériques, constate Marcel Lobet , il est un domaine où se rejoignent croyants et incroyants ; c’est celui d’une poésie qui permet à chacun d’interpréter à son gré les symboles et les signes qui constellent le Réel. »

03 janvier 2012

Le journal d'un mutant, par Joseph Boly (6). La souffrance de Dieu. Sous le signe des Béatitudes. La petite fille de l'Assomption

J. BOLY, Le journal d’un mutant de l’île de Gorée, Bruxelles, CEC, 1987, pages 45 à50


17. La souffrance de Dieu (p.45-46)

     Le contact avec l’islam m’oblige à m’interroger sur Dieu. A un Européen tourmenté, un sage musulman répondait par un conseil simple et direct : « Jamais, en m’adressant à Dieu, aux heures de perplexité, je ne suis resté sans réponse. »

01 janvier 2012

Le journal d'un mutant, par Joseph Boly (5). Le poids des maîtres. Senghor s'en va. Dans la fraternité d'Abraham

14. Le poids des maîtres (p. 37-38)


    Avec mon ami Omar du Mali, j’ai fait un pèlerinage à Sébiikhotane, au milieu des ruines de ce qui fut, jadis, l’Ecole d’administration William-Ponty, la grande pépinière d’où sont sortis les meilleurs esprits de l’ancienne Afrique occidentale française. Ce n’est pas sans émotion, ni sans nostalgie qu’Omar a revu les lieux où il a été formé, évoquant à chaque pierre, à chaque rue, combien de souvenirs ! J’éprouve les mêmes sensations en pensant à les anciens maîtres, du père Van Asseldonk à Joseph Hanse et à Sever Pop, ou lorsque, très régulièrement, je me retrouve aux abords de la vieille université de Louvain.
    Le poids des maîtres a été pour moi l’histoire de mes mutations successives. Je ne parviens pas à comprendre qu’on puisse vivre sans maître à penser, ayant toujours éprouvé, depuis mon enfance, le besoin de m’éclairer auprès des plus grands.