23 décembre 2014

Commentaire de Roger Garaudy au décès de Mikhail Souslov



LE MATIN DE PARIS : une haute qualité d'homme.
repris dans LE MONDE du 28.01.1982 

" Une haute qualité d'homme : celle pour qui vivre, c'est vivre pour les autres. En d'autres époques de l'histoire, Souslov, au visage et à la vie d'ascète, eût peut-être été un saint. Comme Torquemada. Et comme lui, peut-être aussi, un inquisiteur. À partir de la certitude dogmatique de parler au nom d'une vérité absolue...
" Lorsque je fus exclu du P.C.F., Souslov, cet ami fraternel de longue date, eut des paroles très dures à mon égard et qui, venant de lui, me blessaient au sang. Mais ce n'est pas à cela que je juge un homme. Si je tiens pour un veule roquet son adjoint (probablement son successeur), Boris Ponomarev, je dis à Mikhail Andreïevitch : " Adieu, vieux camarade. Je sais ce que tu as donné. Je sais aussi ce que tu as abandonné, et cela l'emporte sur ceci. Que ceux qui ont donné plus que toi jettent la première pierre. "
ROGER GARAUDY

22 décembre 2014

La révolution islamique d'Iran vue par Garaudy (2)

Dans le prolongement du texte publié hier, en voici un deuxième, postérieur sans que je puisse en déterminer la date exacte - vraisemblablement 1997 ou 1998, dactylographié, de Roger Garaudy. Je le publie au format JPG mais je peux vous l'expédier par mail au format PDF ("Fichiers", n°56, me le demander par le formulaire "Contacter l'administrateur" ou en postant un commentaire).






21 décembre 2014

La révolution islamique d'Iran vue par Garaudy (1)

Islam et modernité selon l’Imam Khomeini
Par Roger Garaudy


(Texte des années 1980)

Pour comprendre la Révolution islamique initiée par l'Imam KHOMEINI et la conception de la modernité sur laquelle elle se fonde, il faut d'abord avoir conscience de sa spécificité. Ne pas essayer de l'insérer dans la série des révolutions occidentales. Cette révolution ne ressemble à aucune autre. La Révolution française était une révolution politique qui transféra le pouvoir d'Etat de la noblesse de sang à la hiérarchie de l'argent.

De même la Révolution russe transférait le pouvoir économique de la bourgeoisie au prolétariat.

La Révolution islamique est à la fois une révolution économique et politique, comme les précédentes, mais ce qui l'en distingue radicalement, c'est qu'elle est dirigée contre toute une conception de l'homme et de la civilisation qui régnait en Occident depuis des siècles et qui se considérait, comme la seule « modernité » possible.

Dans les manuels d'histoire de l'Occident l'on fait commencer les « temps modernes » à ce qu'il est convenu d'appeler « la Renaissance », c'est à dire la naissance simultanée du capitalisme et du colonialisme.

Cette modernité constitue d'abord une rupture de l'Occident avec toutes les autres cultures du monde. L'année 1492 a, de ce point de vue, une signification symbolique. C'est d'abord la chute de Grenade, du dernier royaume musulman d'Europe et, en même temps, l'invasion et la destruction des civilisations autochtones d'Amérique après l'arrivée de CHRISTOPHE COLOMB. Puis suivirent, pendant cinq siècles, les invasions coloniales en Afrique et en Asie, avec les mêmes caractéristiques d'agression militaire, d'exploitation économique, de négation et de destruction des cultures et des spiritualités autochtones.

Désormais l'Europe se considère comme porteuse de la seule culture possible et créatrice de la seule « modernité » possible. Nous pouvons caractériser cette modernité par trois postulats :

1-La prétention de l'homme de régir le monde en excluant toute réalité et toute finalité divines.

2-La domination du marché comme seul régulateur (à la place de DIEU) de toutes les relations humaines entre les individus comme entre les nations. Dans ce système, où chacun est le concurrent et le rival de tous les autres : « l'homme est un loup pour l'homme », dira l'un des idéologues du système (HOBBES ).

3-La nature n'est qu'un réservoir, tenu pour inépuisable, de « matières premières » et un dépotoir pour les déchets de notre production et de notre consommation. C'est ce que DESCARTES résume ainsi : « devenir maîtres et possesseurs de la nature ».

La Révolution islamique d'Iran se fonde sur des principes radicalement différents et s'enracine dans une des plus vieilles civilisations du monde. Son initiateur l’Imam KHOMEINI est l'expression de cette culture plusieurs fois millénaire.

Une tradition prophétique y appelait à la « commanderie du Bien et du Mal ». Déjà dans l'épopée de FIRDOUSI étaient exaltées les vertus de l'héroïsme et des martyrs .

L'Islam, dans son expression la plus universelle reconnaissant, comme l'enseigne le Coran, les Prophètes antérieurs de tous les peuples, comme messagers du même DIEU, ne pénétra pas en Iran comme une foi étrangère mais sous la forme la plus proche de sa pureté primitive « coranique » (NAHJUL BALAGHA. 78).

Déjà avec le Calife ALI les perversions principales de l'Islam introduites par MU'AWIYAH avaient été combattues :

1 D'abord la fausse doctrine de la prédestination. S'il y avait prédestination, écrivait ALI (NAHJUL BALAGHA 78), "les notions de récompense et de châtiment n'auraient plus de sens ni les promesses et les avertissements d'ALLAH, puisque l'action de l'homme serait déterminée de toute éternité par un destin inévitable alors qu'ALLAH a ordonné à son peuple d'agir par volonté libre et responsable ». Mais ceux que KHOMEINI appellera les théologiens de la domination (Fuqaha es Sulta ) avaient introduit de faux hadiths pour combattre les musulmans pieux qui s'indignaient du despotisme et des débauches de MU'AWIYAH en prétendant que le Prophète avait dit : « Si vous avez un tel dirigeant c'est que DIEU l'a voulu. Vous devez donc lui obéir et faire la prière derrière lui. »

2 Contre la richesse ostentatoire condamnée déjà dans la Coran :
(« lorsque je veux détruire une cité, j'y donne le pouvoir aux riches »). ALI exaltait l'exemple d'ABU DHARR, défenseur de l'aspect révolutionnaire de l'Islam, et la priorité donnée à la protection du pauvre, rappelant que le Prophète avait dit d'ABU DHARR : « il n'y a pas sous le ciel et sur la terre de porte parole plus fidèle qu'ABU DHARR ...dans mon peuple ABU DHARR est semblable à JESUS, fils de MARIE par son esprit de renoncement et sa piété. » (ALI, Sermon 129)

3 L'exercice de l'ijtihad. Le Coran et l'exemple du Prophète avaient rappelé les principes éternels de la sharia : ceux qu'il avait transmis à ABRAHAM, à MOISE, à JESUS à MOHAMMED (Sourate 42, verset 13) laissant aux disciples la responsabilité d'appliquer ces principes immuables aux conditions historiques de chaque époque et de chaque peuple (ce qui constitue le fiqh). Le Prophète avait donné lui même exemple dans 200 versets législatifs du Coran (sur 6.000), comme chaque Prophète avant lui l'avait fait pour son temps « pour chaque époque un livre » (Coran XII, 38). Ainsi était donné, après la mort du Prophète, qui avait été à la fois le porteur de la Parole et 1’exécuteur du Message, l'exemple (le l’articulation entre la transcendance et l'histoire, entre la sharia (la « voie » immuable et universelle désignée par DIEU), et son application à des conditions historiques toujours nouvelles, qui est de la responsabilité des hommes. C'est ainsi que l'Imam KHOMEINI exerçait son rôle de « guide », sans exclure aucune connaissance ni aucune technique du monde moderne, à condition qu'elle s'inscrive dans la voie désignée par DIEU, servant ainsi à l'épanouissement de l'homme et de tout homme et non à sa destruction. Ainsi était balayée la calomnie selon laquelle l'Islam aurait été l'ennemi des sciences et des techniques alors qu'il en fut, pendant des siècles le moteur et le promoteur. Balayée aussi par la méthode de l'Imam KHOMEINI la propagande haineuse, en Occident, pour faire de l'Islam un synonyme de violence et de terreur.

Car l'Imam KHOMEINI n'a pas seulement rappelé les fins d'une véritable révolution, il en a aussi défini les moyens . Et ce sont ceux de la non violence et de la foi de tout un peuple dans la fécondité du martyre.

L’exempte le plus typique de cette attitude nouvelle est son attitude à l’égard de l’armée, en laquelle le SHAH croyait posséder un pouvoir invincible, avec les « immortels » de sa garde.

L’IMAM KHOMEINI avait une autre conception de la force. Il eut l’audace salvatrice de la voir, non dans les armes elles mêmes, mais dans la conscience intérieure ( le « wujdan » de soufi) des soldats .

Toutes ses directives dans la période d’affrontement sont inspirées par ce principe: « n’attaquez pas les poitrine des soldats, mais leur coeur. » El les désertions se multiplièrent.

Cette « non-violence », comme autrefois celle de GANDHI contre la puissance militaire et économique alors la plus forte du monde, porta ses fruits.

Il y eut certes des morts, et l’IMAM KHOMEINI disait : « le sang de chaque martyr réveillera un millier de vivants. » C’est ainsi qu’un peuple aux mains nues l’emporta sur cette armée réputée si puissante.

Les stratèges militaires et politiques du monde entier, qui évaluaient la force selon les seuls critères matériels de la puissance de feu et de la logistique, s’y sont tous trompés, car ils ignoraient que les armes, si puissantes soient-elles, ce sont des hommes qui le manient, et que lorsque quelque chose se casse dans la tête ou le coeur des hommes, ces armes tombent de leurs mains? Pour ces stratèges, la foi n’entre pas dans le circuits électroniques de leurs ordinateurs.

La voie occidentale menant à une impasse, la voie islamique ne consiste pas à s'isoler dans ses traditions et à répéter les formules des grands juristes qui ont résolu les problèmes de leur temps mais pas les problèmes du nôtre. Nous devons imiter leur méthode qui consistait, à partir des principes éternels et universels de la « Sharia » (la voie de DIEU) à trouver la législation (fiqh) qui permettrait de les appliquer à chaque période de l'histoire.

Le Coran nous enseigne que « DIEU ne cesse de créer et recréer » (X,4), et qu'il est présent en toute chose nouvel le (IV, 19). Nous ne pouvons, devant cette création toujours nouvelle, rester inertes et croire que nous pouvons résoudre les problèmes de notre époque en répétant ce que des « ulémas » conservateurs nous imposent depuis des siècles en prétendant fermer la porte de l'Ijtihad et en garder le monopole.

Pour créer une « modernité » qui ne soit pas la modernité occidentale, ASSADABADI propose de revenir à l’Islam vivant, permettant de créer un « fiqh » vivant à partir des principes universels et éternels de la Sharia".

Ce fut la voie suivie par le grand GHAZALI. Ses oeuvres, et, notamment sa « REVIVIFICATION DES SCIENCES DE LA RELIGION » (Ihya Ulum al DIEU), rendent à l'Islam sa dimension d'intériorité spirituelle, cultivée part les grands soufis tels qu'ATTAR ou ROUMI (Le chapitre 36 de son « YHYA » sur 1’amour) en montre la profondeur. Les pratiques rituelles ne sont qu'un moyen pour « polir le miroir du coeur » pour préparer une action juste au service de DIEU et de la Communauté. C'est cette priorité de l'action qu'enseignait l'Imam KHOMEINI lorsqu'il aimait à dire que l'Islam est pour un huitième affaire de cérémonies et pour sept huitièmes une action dirigeant la Communauté selon les valeurs islamiques qu'il résume en ceci : « liberté et justice... »

L'oeuvre de l'Imam KHOMEINI est ainsi une apogée de celles des plus grands rénovateurs de la pensée islamique, depuis la « REVIVIFICATION » de GHAZALI jusqu'à la « Reconstruction de la pensée religieuse de l'Islam » de MOHAMMED IQBAL.

L'Imam KHOMEINI mettait en pratique le message fondamental d'un Islam vivant, seul capable de présenter une alternative à la fausse « modernité » occidentale fondée sur une religion qui n'ose pas dire son nom : le monothéisme du marché, où ce qu'un idéologue de l'impérialisme américain LUTTWAK appelle « la loi divine du marché », régler toutes les relations sociales entre les individus comme entre les nations .

Cette pratique conduit à la cassure du monde entre le Nord et le Sud, et, dans les pays dits « développé», entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas, en donnant aux plus forts, sous prétexte de « libéralisme économique » la « liberté » de dévorer les plus faibles.

Une telle « modernité », si elle triomphait pleinement conduirait l'humanité toute entière à un suicide planétaire, à la fois par les explosions de révolte de ceux que le monothéisme du marché conduit à la mort par la faim au rythme actuel d'un Hiroshima tous les deux jours.

Dès le début du siècle dernier de grands réformateurs, comme ASSADABADI, avaient décelé les sources du mal et dénoncé les méfaits de ses dérives.

Dans le numéro 10 de sa Revue "AL URWAT AL WIDHGA", il demandait aux musulmans de ne pas accepter la fausse science élaborée par des ulémas conservateurs au cours des siècles .

Dans le numéro 17, distinguant les principes éternels de la sharia de ses applications dans un « fiqh » différent avec chaque époque et chaque peuple, il appelait tous les musulmans à retrouver le dynamisme créateur de l'Islam à l'époque de sa naissance et de ses apogées.

ASSAD ABADI montrait que l'Islam vivant et créateur que nous révèle le Coran ne pouvait s’accommoder ni d'une imitation de l'Occident, ni d'un simple repliement sur le passé.

L'histoire du XX ème siècle a prouvé la vérité de cette vision :

L'imitation de l'occident. L’exemple le plus typique et le plus catastrophique est celui de MUSTAPHA KEMAL en Turquie qui voulut en faire un membre de l'Europe en y important les notions purement occidentales du nationalisme et du rationalisme mutilé d'AUGUSTE COMTE ennemi acharné et sournois de toute religion .

Le repliement sur le passé et l'abandon aux fuqahas du pouvoir fut sinistrement illustré par l'attitude des Cheikh d'Al Azhar proclamant sainte la guerre contre Israël pour accorder ensuite une Fatwa à SADATE, déclarant que c'était une tâche sacrée de faire une paix séparée avec Israël. C'est ce type d'opportunisme qui suscita les sarcasmes de KHOMEINI contre ces théologiens de la domination qui avaient rompu avec la grande tradition d'ASSAD ABADI et de MOHAMMED ABDOU.

C'est à partir de telles conceptions de l'Islam que l'Imam KHOMEINI a inauguré une authentique révolution islamique au sens où déjà le Prophète selon ABOU DHARR disait: « Il y a trois choses qui appartiennent à la société comme un TOUT et ne peuvent être accaparées par aucun individu: le feu , l'herbe et l'eau. » Ce qui en termes actuels désigne l'industrie et la propriété foncière.

A partir de là peut être définie une authentique modernité s'opposant terme à terme aux trois postulats par lesquels nous avons défini la modernité occidentale:

1 - Le tawhid, c'est à dire non seulement l'affirmation de l'unicité de DIEU et de l’unité du monde qu'il a créé. C'est à dire que concrètement chaque homme et chaque communauté n'a de devoir que la soumission à ce DIEU par le service de la communauté planétaire des hommes .

2 - A l'inverse de l'individualisme faisant de l'individu le centre et la mesure de toute chose et instituant ainsi une jungle mercantile où chaque homme est le concurrent et le rival de tous les autres, une véritable communauté universelle dont chaque membre a conscience d'être personnellement responsable du destin de tous les autres .

3 - A l'égard de la nature. Celle ci ne peut être considérée comme un réservoir et un dépotoir inertes mais comme un ensemble de signes (ayat) un langage que DIEU nous parle en nous rendant responsables de la conserver, de la respecter et de la faire fructifier.

Ainsi seulement et c'est en quoi peut se résumer l'essentiel de l'apport de l'Imam KHOMEINI peut se fonder une nouvelle et authentique modernité.


[A lire à la suite un texte dactylographié de Roger Garaudy sur le même sujet:http://rogergaraudy.blogspot.fr/2014/12/la-revolution-islamique-diran-vue-par.html ]

20 décembre 2014

Redeker-Garaudy 1998



Roger Garaudy est-il un philosophe ?
LE MONDE 13.03.1998
par ROBERT REDEKER

LE titre de l'article du Monde du 2 mars relatant le verdict du procès Garaudy laisse perplexe : « Le philosophe Roger Garaudy est condamné pour contestation de crimes contre l'humanité ». Au mois de janvier déjà, un titre du même journal désignait l'idéologue négationniste comme « philosophe antisioniste ». Or, les questions de sémantique n'étant pas indifférentes, dans le contexte d'une mémoire qui tangue, il convient d'être attentif au langage. Le négationnisme est-il une philosophie ? Roger Garaudy est-il un philosophe ?
Pourquoi s'obstiner à gratifier Garaudy de l'honorable appellation de « philosophe » dans le moment même où ses écrits sont condamnés pour l'abjection de leur contenu, où ils font figure de délits ? Est-ce salir la philosophie par un voisinage répugnant, ou bien est-ce sauver Garaudy en atténuant sa condamnation par le qualificatif de « philosophe » ? La philosophie y perd ; Garaudy y gagne. Le titre de cet article ne gratifie-t-il pas de quelque dignité les idées (les délires) de Garaudy, et, par ricochet, ne jette-t-il pas sur sa condamnation le soupçon de délit d'opinion ? Outre la philosophie, la justice y perd aussi ; Garaudy y gagne encore. Bref, ne transforme-t-il pas Garaudy en victime d'un procès d'opinion ? Voilà qui inscrirait cet auteur dans une longue et digne tradition, celle des penseurs persécutés pour leur liberté de penser, de Socrate à Spinoza et à Rushdie, en passant par Kant sommé de se taire et par les dissidents de l'ex-bloc de l'Est.
Avec le négationnisme, nous n'avons affaire ni à de l'histoire ni à de la philosophie, mais à un brigandage intellectuel
Le négationnisme est-il une philosophie ? Au vu d'un pareil titre d'article, on pourrait le supposer. Est-il un courant philosophique, à la semblance du kantisme ou du positivisme ? S'il a derrière lui ce qu'il veut être une école qui n'est en fait qu'une secte , on est conduit à l'admettre. Dans ce cas, faut-il l'enseigner comme tel à nos élèves et à nos étudiants ? Ou bien, s'il faut en bannir l'enseignement, mais que l'on maintienne parallèlement l'opinion que Garaudy est un philosophe, cela indique-t-il que ce dernier est un solitaire, sorte d'aigle-philosophe, à la Nietzsche, à la Spinoza, dont la pensée serait à la fois si forte et si dangereuse qu'il faudrait en éloigner la jeunesse ? On voit les extrémités auxquelles on sera conduit tant que l'on conservera l'attribut « philosophe » au sujet Garaudy.
Le négationnisme s'essaie depuis vingt ans à une entreprise de légitimation qui se marque dans la volonté d'accéder au rang de théorie intellectuelle ayant droit de cité. C'est ainsi qu'après avoir fait feu de tout bois pour être reconnu comme « histoire », le négationnisme cherche aujourd'hui à se faire admettre comme « philosophie ». Ne l'aide-t-on pas dans sa tâche lorsqu'on énonce la proposition : « Le philosophe Roger Garaudy est condamné pour contestation de crimes contre l'humanité » ? Si, dans le même énoncé, on se laisse aller à connecter le thème de la condamnation au substantif « philosophe », on renforce cette aide à la légitimation dans la mesure où l'on transforme le négationnisme en une philosophie persécutée, changeant un prétendu « philosophe » négationniste en martyr de la vérité.
Cherchant à se faire reconnaître dans les domaines de l'histoire, de l'humanitaire (l'abbé Pierre), de la philosophie, le négationnisme projette (ce qu'indique la combinaison histoire-philosophie) de devenir une vision totalisante (une philosophie au sens large) apte à dominer dans l'avenir le secteur des sciences humaines. Il tient à se faire passer pour une école historique, il veut également se faire passer pour une philosophie, toutes deux persécutées ! Nos maladresses dans l'expression ne doivent en aucun cas aider leur développement. Cultivons au contraire le devoir de les entraver.
Avec le négationnisme, nous n'avons affaire ni à de l'histoire ni à de la philosophie, mais à un brigandage intellectuel. Il faut refuser à Roger Garaudy le label de « philosophe ». Pierre Vidal-Naquet l'avait naguère affublé du sobriquet de « spécialiste du n'importe quoi » !
Nul titre d'article surtout dans un journal aussi respecté que Le Monde n'est sans efficace. La maladresse dans la formulation peut avoir sur beaucoup d'esprits, principalement jeunes, des conséquences regrettables (la légitimation du négationnisme). Puisqu'il est condamné pour avoir proféré des théories odieuses, il eût probablement été préférable de titrer : « L'idéologue négationniste Roger Garaudy est condamné pour contestation de crimes contre I'humanité », ce qui eût à la fois permis d'éviter de hausser Garaudy au niveau de la philosophie et d'empêcher que ne germât dans l'esprit du lecteur le soupçon martyrologique du délit d'opinion.

Une lettre de Roger Garaudy

LE MONDE  07.04.1998


Après la publication du point de vue de Robert Redeker « Roger Garaudy est-il un philosophe ? » (Le Monde du 13 mars), M. Garaudy nous a fait parvenir la lettre suivante :

J'ai lu avec admiration mon excommunication de la philosophie par Robert Redeker. Il pose une question capitale pour tout notre peuple, en particulier pour ses « philosophes » : « Le négationnisme est-il une philosophie ? » Répondant non à cette question, j'étais automatiquement exclu comme porteur de cette « idéologie ».

Je me suis précipité sur le Grand Robert pour trouver une définition du « négationnisme ». Pour mon malheur ce mot n'y figurait pas. Je me suis mis donc à chercher dans mon passé ce qui pouvait me valoir telle mésaventure. Mon éminent censeur étant rédacteur des Temps modernes, je relus d'abord mes débats avec Sartre : il n'y s'agissait que de « dialectique ». Dans ma correspondance avec Lévi-Strauss sur le « structuralisme » je ne trouvais pas non plus trace de ce critère « innominé » autant qu'ignominieux départageant ceux qui sont philosophes et ceux qui ne le sont pas. Pas davantage dans les lettres de mon maître Bachelard sur les rapports de la science et de l'esthétique, ni dans la postface de Jean Wahl à mon étude sur Hegel.

Je ne trouvais aucune allusion à ce néologisme dans les quinze thèses consacrées à mon oeuvre dans onze pays. A quel moment avais-je contracté cette maladie mystérieuse qui me faisait chasser du prestigieux Panthéon redekérien ? Je finis par dénicher ce vocable dans le langage ésotérique de certains avocats de la partie civile lors de mon récent procès. J'essayais d'en trouver une définition ; seule celle-ci me parut vraisemblable : « Terme employé pour désigner ceux que l'on n'aime pas et que l'on se dispense de lire. »

Pour essayer de préciser le sens de ce terme qui n'appartenait ni aux dictionnaires ni à la langue des Français, je remarquais pourtant qu'il englobait le mot « négation ». Mais qu'est-ce que j'avais donc nié ? Même pas, comme ce pauvre Galilée, l'évidence du Soleil tournant autour de la Terre, ni même comme Einstein, cette autre évidence millénaire de la valeur absolue du postulat d'Euclide, ni même mis en « doute », comme Descartes, « tout ce que je tenais jusque-là en ma créance », mais simplement quelques événements historiques dont certains ne veulent pas discuter, donnant ainsi, comme dit justement Mme Veil à propos de la loi Gayssot et de ses interdits, « l'impression que nous avons quelque chose à cacher ».

Toute « contestation » était assimilée à une négation. Pauvre Descartes !

19 décembre 2014

"Quand quelqu’un a peur d’une autre religion, il peut suffire de lui faire rencontrer des membres de cette religion pour faire tomber les préjugés"







 

On la dit unique au monde: dans l’ancienne banlieue ouvrière et multiculturelle de Berne s’ouvre une maison abritant cinq sanctuaires, de cinq religions différentes. Lieu de coexistence, mais aussi lieu d’échanges et d’ouverture à tous les publics.







Des locaux de prières pour chacun - avec un temple hindou dont la tour dépasse du toit - et des locaux communs pour le dialogue des cultures. C'est le concept de la nouvelle Maison des religions à Bümpliz.
(swissinfo.ch)
Du bout de sa spatule, l’artiste rectifie l’arrondi de l’épaule de Ganesh. Le petit dieu à tête d’éléphant est assis sur un genou de Shiva, une des divinités majeures du panthéon hindou. Au bas de l’échafaudage, un ouvrier prépare son mortier, couvrant du bruit de sa machine la voix de la chanteuse tamoule qui vocalise dans la sono portable. Plus loin, certains autels ont déjà reçu leur habillage de couleurs vives. Mais le gopuram, la grande tour qui marque l’entrée du temple, n’a encore pour seule teinte que celle du ciment.
C’est que ces sculpteurs et ces peintres sont venus tout exprès du Tamil Nadu. «Il a été assez difficile de leur obtenir des visas. On avait l’impression qu’à chaque échelon de la procédure, il fallait recommencer toute la paperasserie», raconte Sasikumar Tharmalinguam, le prêtre hindou qui officiera à la Maison des religions. «Difficile, c’est peu dire, rectifie Brigitta Rotach», responsable du programme culturel de l’institution.
Mais aujourd’hui, tous deux auraient plutôt tendance à en rigoler. Car le jour de l’ouverture (ce 14 décembre) est enfin arrivé. Alors tant pis pour les tracasseries administratives, place à la fête, à la rencontre, à la concrétisation d’une vision née il y a presque 15 ans.
A l’époque, Brigitta Rotach, théologienne zurichoise d’origine juive, anime l’émission religieuse «Sternstunde» à la télévision alémanique. C’est là qu’elle rencontre Hartmut Haas, pasteur morave (une branche du protestantisme), qui dirige aujourd’hui l’association Maison des religions – Dialogue des cultures. «Il avait passé quelques années en Palestine, on était peu de temps après le 11 septembre 2001, tout le monde parlait de clash des civilisations. Il est venu avec un imam et un rabbin et tous trois ont exposé cette utopie d’une maison où les religions pourraient cohabiter et s’entendre».
A ce moment, les pères de l’idée sont bien conscients que les murs ne vont pas sortir de terre par miracle. Mais Hartmut Haas ne veut pas attendre que la maison soit là. Alors, il commence dans sa cuisine, puis trouve un premier local en ville, qui s’appelle déjà Maison des religions et où les communautés tiennent déjà un restaurant, organisent des cours de langue, d’intégration, de yoga… L’institution déménage ensuite dans des baraques en planches. Les hindous y ont un petit temple, et les bouddhistes, les alévis (une foi non dogmatique, dérivée de l’islam chiite) et les moraves s’y réunissent pour prier et méditer.

Nécessité fait loi
Rien de commun toutefois avec les nouveaux locaux d’Europaplatz. Ici, dans un complexe flambant neuf qui comprend également hôtel, bureaux, appartements centre commercial, les religions ont véritablement pignon sur rue. La partie qui leur est dévolue s’ouvre sur une grande salle et une série de pièces plus petites à l’étage, qui serviront pour les activités communes. Et tout autour, sur deux niveaux également, se répartissent les lieux de culte de cinq religions: chrétienne, musulmane, hindoue, bouddhiste et alévie.

Pourquoi elles et pas les autres? C’est ici qu’intervient l’aspect local de cette réalisation. Car si la Maison des religions a potentiellement valeur de symbole universel, c’est aussi une histoire très ancrée dans la réalité bernoise. «On n’a pas établi de classement pour sélectionner les religions qui ont le plus d’adeptes. En fait, celles qui ont un lieu de prière à la Maison sont celles qui en avaient besoin, explique Brigitta Rotach. Ici, dans les quartiers ouest de Berne, il y a beaucoup d’immigrés et pas mal de religions qui avaient leur lieu de culte dans des arrière-cours, des halles industrielles ou des caves».
Ce qui explique par exemple la présence du cemevi (on ne dit pas mosquée) des alévis et l’absence d’une synagogue, puisque les juifs de Berne en ont déjà une. La mosquée musulmane quant à elle est albanaise, alors que l’espace réservé aux chrétiens sera utilisé par huit communautés différentes, dont les éthiopiens et les moraves.
Les autres religions ne se désintéressent pas pour autant de la Maison. Celles qui n’avaient pas besoin d’un lieu de prière y sont présentes via une vitrine et des animations dans l’espace commun. C’est le cas des juifs, des sikhs et des baha’is.
«Le miracle de Berne»
«Ce projet est entièrement superflu et il échouera avec une probabilité frisant la certitude». Telle a été, au début des années 2000, la réponse d’une des premiers fonctionnaires à qui les pères de la Maison des religions ont soumis leur idée.
Et en effet, les fonds nécessaires à la construction n’ont pas été faciles à trouver. Chacune des communautés présentes a aménagé son lieu de culte à ses frais, mais les locaux et services communes ont tout de même coûté quelque 10 millions de francs. Et il a fallu solliciter plus de 150 fondations, institutions et entreprises pour tenter de réunir la somme.
Finalement, l’essentiel est venu de la fondation Rudolf et Ursula Streit (2,75 millions de francs), du Fonds de loterie du canton de Berne (2,2 millions), de la bourgeoisie de Berne (900'000 francs) et de divers donateurs (2 millions). Les deux Eglises officielles (catholique et réformée) ont également accordé chacune un crédit sans intérêt d'un million. 

Berne, capitale de la tolérance?
Si tout le monde s’accorde à reconnaître le rôle moteur d’Hartmut Haas et de la communauté morave dans cette aventure bernoise, Toni Hodel, estime qu’elle aurait aussi pu aboutir ailleurs. «Mais ici, nous avons déjà pris depuis longtemps l’habitude de dialoguer, dans les lieux provisoires qui ont précédé la Maison des religions», précise le théologien catholique. Son collègue protestant Martin Bauer rappelle qu’il y avait au départ «une poignée d’hommes avec une vision commune, qui croient à la réalisation de leur rêve. Et naturellement, le fait que l’on soit en Suisse, pays avec une longue tradition de cohabitation entre cultures différentes, a certainement contribué à la réussite du projet».

«C’était le destin et la volonté de Dieu, salue l’imam albanais Mustafa Memeti, que toutes les forces progressistes des différentes communautés religieuses agissent ensemble, de manière exemplaire et constructive, à la réalisation de ce projet unique». Un projet qui doit bien sûr favoriser l’entente et le dialogue et apporter «une contribution durable à la paix et à la compréhension mutuelle», note Ralph Friedländer, président de la communauté juive de Berne. Tolérance et respect également dans l’esprit de Bhante Anuruddha, moine bouddhiste, qui se réjouit de voir la Maison des religions «servir d’exemple pour la paix et la coexistence pacifique des religions et des cultures».

Pour le corps et pour l’âme
«Nous sommes bien conscients que nous n’allons pas sauver le monde, résume Brigitta Rotach, mais la Maison aura atteint son but si au moins elle peut contribuer à quelque chose à Berne. Quand quelqu’un a peur d’une autre religion, il peut suffire de lui faire rencontrer des membres de cette religion pour faire tomber les préjugés».

Et comme la rencontre passe souvent par la table, le rez-de-chaussée de la partie centrale de la Maison est essentiellement dévolu à un restaurant. C’est Sasikumar Tharmalinguam qui officie aux fourneaux et propose ses menus ayurvédiques, la cuisine «100% végétarienne, qui prolonge votre vie». Une partie des légumes viendra du propre jardin de la Maison, les femmes viennent faire des gâteaux pour l’après-midi et les week-ends, le restaurant sert des brunchs internationaux.
«L’idée, c’est de proposer un bon repas, pas cher, notamment pour les gens qui travaillent dans le quartier, explique Brigitta Rotach. Et mon rôle est aussi de monter un programme culturel. Il y aura des expositions, conférences, débats, des films, du yoga, des cours, tout cela afin d’offrir de la nourriture non seulement pour le corps, mais aussi pour l’âme».

A chacun sa foi

Une fois passées les portes de ces zones communes toutefois, chaque religion tient à conserver sa spécificité. «Nous prônons le dialogue, pas le mélange, précise l’animatrice culturelle. Il ne s’agit pas de dire que nous sommes tous pareils et de réduire les religions à leur plus petit dénominateur commun. Je me souviens, lors de débats, d’avoir vu de jeunes croyants venir exposer leur vérité avec véhémence et avouer avoir de la peine à admettre que les autres puissent aussi avoir une vérité. Ici, je compte bien animer des discussions de ce genre et tant mieux s’il y a des gens dans le public qui viennent défendre leur foi avec vigueur».
Quant à ceux dont la foi est plus molle, chancelante, voire inexistante, et qui semblent de plus en plus nombreux en Suisse, ils devraient aussi trouver leur compte à la Maison des religions. Ne serait-ce qu’au niveau de la rencontre et de l’échange. Comme le dit Brigitta Rotach, «le restaurant, le yoga, les films vont attirer du monde et on peut apprécier de manger ayurvédique sans être convaincu de quoi que ce soit. Nous devons aussi offrir quelque chose au gens qui ne sont pas totalement passionnés par les questions de vérité».

18 décembre 2014

"Je ne suis pas un peintre, je suis un homme qui peint" (Moretti)

Roger Garaudy. Moretti. Editeur: Le champ des sphères. Nice.1966.1 vol. 32 p.
Tirage limité à 950 ex. numérotés. In-folio sous chemise illustrée.
Illustré de 18 compositions de Raymond Moretti, contrecollées dont 4 en couleurs, et une lithographie originale (cf ci-dessus).
 Un exemplaire à vendre ici: http://www.priceminister.com/offer?action=desc&aid=689350348&productid=10720506


(NB: cette image ne correspond pas à l'exemplaire en vente)
Pour avoir un texte de Garaudy sur Moretti (correspondant à un autre ouvrage car je n'ai pas en ma possession l'édition en vente ci-dessus) me demander l'envoi du fichier JPG n°39

16 décembre 2014

Don Quixotte

Marina Kudryashova, Oleg Rogachev - Don Quixotte (pas de deux)

15 décembre 2014

Cher Monsieur le Tribunal de Nantes

Cher Monsieur le Tribunal,
J'ai pris connaissance il y a quelques jours de votre décision d'interdire la crèche de Noël traditionnellement installée dans le hall du Conseil General de la Vendée.
Quelle mouche vous a donc piqué ?
Vous avez fait des études je suppose. Peut-être savez vous donc que Noël vient du latin " Natalis" qui veut dire Naissance. Alors je vais vous livrer un secret que vous voudrez bien transmettre à vos confrères qui peut-être nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous.
La naissance dont il est question est celle d'un certain Jésus de Nazareth né il y a un peu plus de 2000 ans. je dis ça parce qu'étant donné que vous n'avez pas interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignoriez ce détail. Voyez-vous, Noel n'est pas l'anniversaire de la naissance du Père Noel ( je suis désolé si je casse ici une croyance ancrée en vous ) mais bien celle de ce Jesus. Interdire une crèche sans interdire toute manifestation publique de cette fête est aussi stupide que si vous autorisiez la fête de l'andouillette tout en interdisant la consommation d'andouillette le jour de la fête de l'andouillette.
La crèche c'est ce qu'on appelle une tradition. Et ne me faites pas croire, Monsieur le Tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n'est parce qu'il est le fruit d'une tradition ?
Vous êtes un briseur de rêves Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens. La crèche c'est Noël et Noël c'est la crèche. La crèche c'est aussi l'histoire d'une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. C'est un signe d'espoir pour tous les sans logement. La crèche c'est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif.
C'est un signe d'espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen Orient. La crèche c'est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez vous beaucoup d'agriculteurs qui rigolent en cette période de crise? La crèche c'est un bœuf, symbole de la condition laborieuse de l'homme. Enfin, la crèche, c'est un âne, même si une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en 2013 pour rejoindre le Tribunal administratif de Nantes.
Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre, je vous prie de croire, Monsieur le Tribunal, à l'expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël.
Jean Pierre Santon

Militant de l'espérance



Tract/appel aux sympathisants (sans doute de 1998) pour diffuser les livres de Roger Garaudy hors des circuits commerciaux "normaux"et lancer la revue A contre-nuit.

Pour un XXIe siècle à visage humain.
Appel aux vivants.

Sur les décombres du XXe siècle, voulez-vous être pour le XXIe siècle, un militant de l'espérance ?
Nous vous y invitons en donnant la parole aux sans voix. Contre le barrage des grands maîtres de la distribution et des fabricants de l'information, de ses mensonges et de ses opiums, nous avons dû créer une nouvelle méthode de distribution au service de la liberté. Il dépend de vous qu'elle soit efficace.
a - Grâce à l'effort de quelques éveilleurs, vous recevrez ce livre sans qu'on vous demande de le payer si vous n'en avez pas les moyens.
b - si vous décidez d'en diffuser ou d'en vendre 10, commandez les aux adresses indiquées ci-dessous : ils vous seront facturés 50 francs l'unité.
Si vous en commandez 50 ou plus, ils vous seront livrés à 45 francs pièce, (pour le vendre 100 francs).
Ainsi nous pourrons, sans en tirer un bénéfice commercial, multiplier les envois.
Quelle que soit l'importance de votre aide à cet effort de renaissance, envoyez vos critiques, vos amendements, vos suggestions, afin que nous les publions dans le périodique mensuel : À CONTRE-NUIT, qui paraîtra dès le mois de janvier 1999. (Prix d'abonnement : 120 francs pour 10 numéros par an).
Vos contributions critiques et constructives à À CONTRE-NUIT, chantier permanent de création de l'avenir, sont indispensables, car une Renaissance ne peut être l'oeuvre ni d'un seul, ni d'un groupe, mais de millions d'initiatives capables de créer une véritable démocratie participative où le monopole de l'expression ne soit confisqué par aucun pouvoir de l'argent, de l'État, ou des valets du politiquement correct.
Il dépend entièrement de vos réflexion que soit affiné le grand projet.
Il dépend de vos dons qu'il soit diffusé,
• Adressez vos paiements du livre (120 francs) si vous le pouvez, ou vos chèques de commande à : [...]
• Envoyez vos dons financiers éventuels au : CRÉDIT LYONNAIS [...]
• Écrivez vos suggestions, vos critiques, vos réflexions sur un avenir à visage humain à : ROGER GARAUDY [...]

Livres de R. GARAUDY déjà parus aux Éditions Vent du large et Éditions
A Contre-nuit: (Port compris)
1 - Les mythes fondateurs de la politique israélienne 50F (Poche)
2 - Le procès de la liberté 80F
3 - Mes témoins 65F
4 - Les États-Unis, avant-garde de la décadence 50F (Poche)
5 - L'avenir : mode d'emploi 120F
6 - Le procès du sionisme israélien 100F