6 décembre 2014

En 1983, Roger Garaudy publie "L'affaire Israël. Le sionisme politique" et invite le public à veiller à la diffusion normale du livre



L’affaire Israël, de Roger Garaudy. Appel aux lecteurs

Ce livre est à la fois scientifique et militant. Nous demandons à chaque  lecteur son aide pour mieux réaliser ce double idéal.
C'est un livre scientifique, car il ne s'agit pas d'illustrer des slogans ou de conforter des idées préconçues. Notre méthode de recherche a consisté au contraire à remonter des faits à leur enchaînement et à leur sens jusqu'à découvrir la logique interne d'un système grâce à quoi les événements en apparence isolés s'éclairent.
Dans cette perspective les massacres de Sabra et de Chatila pas plus que ceux de Deir Yassin, ne sont ni des bavures, ni des accidents de l'histoire.
Le système qui permet de situer les faits est celui du sionisme politique, de ses principes mythiques, de ses conséquences inéluctables et meurtrières.
La démonstration est le résultat d'un travail collectif de recherche et de vérification des sources, de traduction de textes. Ce travail n'est pas achevé et il doit demeurer collectif.
Nous appelons chaque lecteur à nous aider à corriger telle ou telle erreur de détail qui a pu se glisser dans un si vaste dossier, à compléter notre information en nous apportant de nouveaux documents ou arguments, ou à soumettre nos faits et nos raisons à une critique objective et constructive.
C'est un livre militant, car il a un double objectif pratique :
— D'abord faire prendre à un vaste public de la légitimité de la cause palestinienne et de la nécessité, pour la justice historique et pour la paix mondiale, d'une solution négociée du problème qui passe nécessairement par la reconnaissance de I'O.L.P. comme interlocuteur, et par la reconnaissance dudroit des palestiniens à leur patrie;
— Ensuite faire prendre conscience à un vaste public de la nécessité d'assurer aux deux communautés : palestinienne et israélienne, des frontières sûres et internationalement garanties, de montrer que le sionisme politique, avec son racisme et sa politique d'expansion et de guerre, n'a rien à voir avec lejudaïsme, et que ce sionisme-là est l'héritier du nationalisme européen du XIXe siècle et du colonialisme, afin d'éviter un antisémitisme que ne manqueraient pas de déchaîner les dirigeants sionistes par leur solidarité inconditionnelle avec la politique israélienne.
Nous appelons chaque lecteur à nous aider à briser les tentatives haineuses d'étouffement de notre entreprise, qui se sont manifestées d'abord par un procès en justice qui est un procès d'intention, puis par un barrage de très grandes maisons d'édition de Paris, et par le boycott de la diffusion de ce livre.
Nous appelons chaque lecteur à un effort personnel pour s'assurer que le livre est effectivement en vente chez les principaux libraires, et à organiser, là où il y aurait boycott, une vente militante.
Pour informer sur les conditions de la diffusion, et, en cas de défaillance de celle-ci, pour passer des commandes, s'adresser à l'auteur. Roger Garaudy c/o Editions Spag. Papyrus 39 bd. Magenta 75010 Paris.

A lire la conclusion du livre: http://rogergaraudy.blogspot.fr/2010/10/laffaire-israel-le-sionisme-politique.html
Acheter le livre sur de nombreux sites (voir liste au bas de la colonne de gauche du blog) dont: http://livre.fnac.com/mp9278234/L-affaire-Israel

Le livre est en téléchargement gratuit ici:  http://royardellaq.blog.interia.pl/?id=3228791
et ici: http://bsydniepearlie.blog.interia.pl/?id=3007611
et encore ici: http://xansleypriscilla.soup.io/post/427938516/T-l-charger-Laffaire-Isra-l-Gratuit

(Article modifié le 17/12/2014)

5 décembre 2014

Liberté d'expression: un article et une video de Dominique Jamet

 L'histoire ne relève pas des tribunaux

 A quoi s'acharne le négationnisme ? A nier la réalité    des intentions d'Hitler, de la mise en oeuvre de son  programme d'extermination, des méthodes et des moyens utilisés, du résultat. C'est le crachat sur les morts, l'offense à la mémoire, l'insulte à la vérité. C'est le ricanement sinistre de Darquier de Pellepoix : « A Auschwitz, on n'a gazé que les poux ! »

 Déterminer les origines de l'antisémitisme, resituer la création et l'évolution des camps dans le contexte du régime et de la guerre, comparer les diverses formes prises dans l'Histoire par les politiques d'extermination, établir les responsabilités de tous, y compris des démocraties en guerre, dresser la comptabilité exacte des victimes, analyser les conséquences qui résultent depuis plus de cinquante ans de la tentative nazie d'extermination des juifs et d'élimination de Tziganes, des handicapés, des homosexuels, des communistes, des Slaves et de tout ce qui était dissident ou autre... Tout cela relève des droits et de la mission même des chercheurs et des commentateurs. En toute liberté.

Et qu'on n'aille pas prétendre que, sur cette période, sur ce sujet, tout est dit, connu, ou figé, alors même que chaque jour et chaque controverse nous prouvent le contraire. Par quelle raison, ce chapitre confus et atroce de l'Histoire serait-il seul susceptible d'échapper à toute révision? Le temps qui passe, la prise en considération d'éléments négligés, la découverte de documents ignorés, permettent l'approfondissement des connaissances, débouchent sur des perspectives différentes et des jugements modifiés. Les historiens sont autant de Pénélopes qui reprennent et reprisent indéfiniment la tapisserie que tissent le présent et le passé dans les sensibilités individuelles et collectives.

L'Histoire ne vit et ne progresse que dans et par le débat, la discussion, la remise en cause. La difficulté, dans la matière qui nous occupe, est qu'elle brûle encore. De là que toute proposition de révision, si modeste soit-elle, est aussitôt soupçonnée, parfois à tort, parfois avec raison, de « point de détail » en « point de détail », d'ouvrir la voie à une mise en doute insupportable. Dans un contexte où la passion prévaut sur la raison et où la crainte d'une condamnation sociale et judiciaire peut effectivement inciter les contestataires à la prudence, voire à la dissimulation, tout discours révisionniste est aussitôt présenté comme en pensant plus encore qu'il n'en dit, tenu pour le paravent du négationnisme et confondu avec celui-ci. C'est le cache-sexe de la bête immonde. Le livre de Roger Garaudy (*), par exemple, est ardemment révisionniste : il n'est pas négationniste. Ce livre n'est ni condamné ni saisi. Il n'en est pas moins à peu près introuvable et plusieurs organes de presse, la semaine dernière, se sont étonnés qu'il soit disponible dans certaines librairie et ont demandé qu'il soit retiré de la vente, exigence qui semble avoir été suivie d'effet. S'agissant de cette période de l'Histoire, on a pris l'habitude de régler par une censure officieuse ou par les tribunaux ce qui relèverait normalement de l'indifférence ou de la réfutation. Nous sommes ici sur un terrain soustrait au droit et au sens commun. S'agit-il vraiment d'histoire, ou de politique et de morale ? De science ou de religion ?

Le crime est si énorme et si récent, les souffrances si vives, les ressentiments si violents, la pression si forte qu'un pays qui se dit démocratique a adopté dans divers domaines des lois d'exception et, s'agissant du droit à l'expression, délibérément restrictives des libertés, puisqu'elles font d'une opinion et de sa publication un délit. A un crime sans équivalent, on a opposé des sanctions spécifiques. Pour compréhensible et respectable que soit un tel principe, il procède d'une démarche erronée et aboutit à des conséquences ingérables, je veux dire incompatibles avec des droits d'autre part reconnus comme fondamentaux. Ce n'est que dans les Etats totalitaires de type moderne ou archaïque que le parti ou l'Eglise, ayant élaboré une doctrine officielle, confient à la police et à la justice la mission de la défendre et de pourchasser l'hérésie. Interdire tout débat sur des questions qui relèvent de la connaissance c'est soumettre la science au dogme. Demander à des magistrats de punir l'erreur c'est les transformer en inquisiteurs.

S'il venait à un auteur l'idée de nier le massacre de la Saint-Barthélemy, de le justifier, de le minimiser ou de le « comprendre », les historiens traiteraient-ils son livre autrement que par un haussement d'épaules ou une volée de bois vert? Quel scientifique aurait l'idée de traîner devant une cour de justice l'un de ceux qui croient que la Terre est plate et que le Soleil est son satellite ? Cette idée lui viendrait-elle à l'esprit, ne comprendrait-il pas qu'une condamnation donnerait à un hurluberlu  le statut sinon la stature de Galilée ?


 DOMINIQUE JAMET

Hebdomadaire L'Evènement du Jeudi  du 27 juin 1996

(*) Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, qui vient de sortir lorsque Dominique Jamet écrit son article [NDLR]

2 décembre 2014

1996: a support from Dr. Chandra Muzaffar (international movement "JUST") to Garaudy



P. O-Box 448
10760 Penang, Malaysia.
Tel: 604-656 5157/ 656 5159
Fax: 604-656 3990
E-Mail: core @ just.po.my

To,
Dr Roger Garaudy,
[...]                                                                                                May 3rd, 1996

Dear Dr Garaudy,

Just World Trust (JUST) îs distressed to learn that you have been put on trial under
the 1990 Gayssot Law which covers matters pertaining to the Jewish holocaust.
Your book Founding Myths of Israeli Politics is apparently the cause. In that book
you have questioned issues which most Zionists regard as sacred and beyond debate.
However, contrary to what Zionist groups in France are alleging, you have not denied
the holocaust. The genocide of European Jews perpetrated by the Nazis in the Second World
War was undoubtedly one of the most heinous crimes against humanity. It was an act of evil
which any human being who cherishes his or her dignity would not hesitate to condemn.
What you have done is to examine the concept of the holocaust itself. Other scholars
have also asked if a term which means “sacrifice to the gods” is appropriate in the context of a
Nazi ideology that repudiated the Divine. You have also raised doubts about the magnitude
of the Nazi massacre. Here again others have preceded you. Indeed, even “official” historians
have in récent years revised the figure of those killed at Àuschwitz from 4 million to just over
1 million. The mainstream media however has never highlighted this. Neither has the
mainstream média given any prominence to intellectual writings that have over the decades
questioned notions of “the promised land” and “the chosen people” — notions which you have analysed with scholastic rigour.
Even if you are wrong about various facets of the genocide of the Jews, what Zionist
scholars and journalists should do is to refute your arguments through dispassionate
intellectual discourse. This is what intellectual freedom means. Surely, in the arena of ideas,
you have as much right as anyone else to explore and even explode what you think are some
of the myths surrounding Zionism and Israël. Why is it that the Zionist intelligentsia who are
fervent exponents of intellectual freedom are not prepared to grant this basic right to you —
or anyone else for that matter — when it comes to the question of Zionism and Israël ?
Doesn't the freedom to seek the truth extend to historical episodes such as the holocaust and
religious beliefs such as the belief in a “chosen people”?
It is sad that instead of respecting the quest for truth, instead of showing tolerance for
another point of view, the Zionist intelligentsia and their supporters in France have gone on a
rampage to smear you and to vilify you. The mainstream media in your country has made
you look like some anti-semitic fanatic. Even those who have come out in support of you
like the highly respected Catholic priest, Abbe Pierre, have been mocked and maligned. In
fact it was after Pierre described your book as an example of "astounding and brilliant
erudition and scrupulous methodology" that the Zionist intelligentsia took notice of it and
began to deride and denigrate both of you.
What is happening to you and Pierre, in a sense, reveals the hideous face of Zionism.
It is an incredibly intolerant ideology whose concept of the Jew is a mixture of bigotry and
jingoism. This is why Zionists will not allow anyone to evaluate critically Zionist history or
the Israeli state. This has given rise to a strong streak of arrogance and haughtiness in
Zionism which expresses itself in the suppression of any idea that appears to challenge its
legitimacy. It is this arrogance and haughtiness carried into the sphere of power and politics
which has brought so much death and destruction to Zionist Israel's neighbours — the most
recent example of which is of course Lebanon.
By standing firm and resolute in the face of so much intolerance and hysteria you
have displayed a high degree of fortitude. The few friends and supporters who have remained
at your side in France and elsewhere in the West are also men and wornen of great courage.
For Zionism, when it decides to target its foes, can be very vîcious.
We pray that God Almighty will protect you in this hour of trial and tribulation — and
give you the strength to continue to speak the truth.




Dr. Chandra Muzaffar.Director.Just World Trust (JUST)

1 décembre 2014

Transcendance et révolution, par Roger Garaudy



In Cahiers Internationaux de Symbolisme, n°27-28. 1975 « Les avatars contemporains du sacré »

Extrait des Actes d’un colloque organisé à Mons (Belgique) les 17 et 18 mai 1974 par le CIEPHUM (Centre Interdisciplinaire d’Etudes Philosophiques de l’Université de Mons)


Je voudrais remercier le président de ses paroles si aimables, trop
aimables, parce que tant de livres, d'abord, ça ne fait pas sérieux, mais
un peu bricoleur, et puis terminer par danser sa vie, ça fait encore moins sérieux, un peu de théologie de la fête! D'ailleurs c'est un peu mon idée.
m'en avaient suggéré l'idée. Je voudrais essayer aujourd'hui de saisir
le sacré, et non pas, comme l'a fait excellemment dans les interventions d'hier, au niveau de la linguistique, de l'ethnologie, de la psychologie,
de la sociologie, mais prenant le relais de la réflexion que vient de nous
présenter le Père Geffrey (je dis le Père, ce qui nous place encore du
côté de la « sacralité archaïque » ! ), au niveau où le sacré affleure
aujourd'hui dans l'action, pour transformer le monde, sous la forme de
transcendance, dans la lutte pour la libération historique, dans les luttes
révolutionnaires.